dimanche 30 novembre 2008

BRONCHITE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE ET CORTICOIDES INHALES

Les corticoïdes inhalés ne réduisent pas la mortalité dans la bronchite chronique obstructive stable.

Comme la majorité des traitements médicamenteux dans cette indication, les corticoïdes inhalés sont meilleurs pour contrôler les symptômes et prévenir les exacerbations que pour sauver des vies. La dernière méta-analyse publiée dans le JAMA (JAMA 2008;300:2407-16[Abstract/Full Text]) montre non seulement que la mortalité totale n’est pas diminuée mais que le risque de pneumonie est augmenté.

L’essai : les auteurs ont sélectionné 11 essais évaluant fluticasone, triamcinolone et budesonide utilisés seuls ou en association avec d’autres molécules inhalées, le plus souvent la salmeterol. Les essais ont au moins duré six mois et ont étudié plus de 14000 adultes.

Aucune différence, malgré des analyses de sous-groupe, pour le risque relatif de mort.

En revanche l’utilisation des corticoïdes inhalés s’est accompagnée d’une augmentation significative du nombre de pneumonies (+ 34 %) mais pas du nombre des fractures.

Voici un commentaire des auteurs qui pourrait s’appliquer à de nombreuses autres pathologies : « Parce que ce traitement ne semble pas avoir d’effet sur la mortalité, les médecins doivent peser les autres risques (pneumonie) et les bénéfices (moins d’exacerbations, amélioration de la qualité de vie) quand ils prennent des décisions dans cette pathologie."

A préciser : le risque de pneumonie était d’autant plus important que les patients avaient une fonction pulmonaire altérée, ou que les doses étaient les plus élevées ou que les traitements étaient combinés.

Conclusion : corticoïdes inhalés : oui en pesant le pour et le contre. A la plus faible dose possible, encore mieux.

1 commentaire:

  1. Bonjour,

    En tant que patient, non fumeur, mais BPCO diagnostiqué depuis 2001,autant dire que j'ai lu pas mal de choses sur le sujet (même si je n'ai pas tout compris).
    Je voulais vous remercier de mettre à disposition ces informations. Et je dois vous dire qu’à me yeux vous faites figure d’extra-terrestre.
    On m’a refiler du Symbicort sans broncher c’est le cas de le dire, comme le super traitement. On est loin de la recherche de la dose minimum…
    De plus, pour une efficacité contestable, car un jour ou l'autre, les doses augmentent (ce qui montre bien qu'il n'empêche pas la marche de la maladie. De plus, une fois qu'on y a pris goût (mais on a la bénédiction de son toubib !!!!) il est très difficile de baisser les doses ensuite.

    Merci

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