dimanche 11 septembre 2016

Stéphane Foucart parle aussi de vaccination. On aurait pu espérer mieux.



(Mon texte a été écrit le 9 et le 10 septembre 2016, et donc, certaines informations pourraient être devenues fausses. Le 15 septembre 2016, l'article est en ligne : ICI)

Stéphane Foucart écrit des livres, écrit dans Le Monde où il est responsable de la rubrique Sciences, travaille à France-Culture et est connu pour dénoncer les scandales de l'industrie (OGM, climat).

Et là, tout d'un coup, sans doute parce qu'il avait un diner en ville et qu'il fallait boucler, il se lâche sur la vaccination. Parce que la vaccination, coco, "ça ne se discute pas". Il n'enquête pas sur Big Pharma. C'est un peu l'histoire du mec qui, pour dire qu'il n'est pas raciste, dit qu'il a un ami juif. Mais l'idée est sans doute la suivante : il pense que les vaccinosceptiques sont de la même trempe que les climatosceptiques qu'il dénonce à juste raison.

Son dernier papier  intitulé sobrement "Scandales sanitaires, controverses... les raisons de la défiance en France contre les vaccins", voir ICI,  se situe dans la droite ligne de ce qu'écrivait Frédéric Orobon, voir LA, c'est à dire, partisan, sans ressources, naïf, peu au courant, et témoigne que les journalistes scientifiques vedettes, j'ai déjà parlé des génies que sont Jean-Daniel Flaysakier et Jean-Yves Nau (LA) (cf. infra), font plus dans le paraître que dans les études de cas. 

C'est le journalisme plan plan.

Il cite donc une étude sans la référencer. Rappel : on a deux façons, en 2016, de référencer les études, soit en mettant une note en bas de page (old school), soit en fournissant un lien hypertexte (même les grands-mères savent faire cela). Nenni.

Il est vrai que la recherche de l'article original de Heidi Jane Larson est difficile (l'article doit être "protégé"). Je trouve différentes choses dont un commentaire de Jon Cohen dans Science Mag (LA) qui fournit un lien erroné (serait-ce dû à la protection de l'article ?). Quant à Ebiomedicine (LA) c'est une revue du groupe milliardaire Elsevier associée au Lancet connue pour ses publications liées à Big Vaccine. En revanche, on retrouve facilement un communiqué de presse  écrit par la coordinatrice de l'étude (LA).

JY Nau a aussi écrit sur le sujet. Il est le seul à dire que l'article que l'on commente partout n'est pas encore publié : ICI.

A ce stade de la lecture de l'article se Stéphane Foucart on se demande s'il a lu l'étude ou s'il n'a lu que le communiqué de presse.

Il aurait pu parler de la méthodologie et de la façon de poser les questions. Comment, en 2016, mener une étude monitorée par la London School of Hygiene and tropical Medicine (ICI), en posant une question datant des mauvais auteurs du dix-neuvième siècle, "Les vaccins sont-ils sûrs ?" Les anthropologues auraient-ils oublié le concept pourtant universel de bénéfices/risques ? Quant aux interrogations sur la religion des sondés, on sent le truc téléguidé. N'aurait-il pas mieux valu, dans une étude anthropologique, segmenter en fonction de la structure familiale ?

Stéphane Foucart cite le sociologue Jocelyn Raude qui est un vaccinolâtre convaincu et qui fait des conférences (ménages) pour l'industrie pharmaceutique (voir ICI) en donnant comme exemples pour illustrer sa phrase "Les effets de la vaccination sont manifestes", ceux des pneumonies et de la tuberculose. On croit rêver en constatant autant d'ignorance (si j'étais méchant, mais je ne le suis pas, je me demanderais si les citations de Stéphane Foucart sur le climat sont de cette qualité. Comme dit l'autre : les journalistes sont écoutables quand ils ne parlent pas de sujets que l'on connaît).

Par ailleurs, notre journaliste lanceur d'alerte cite un propos du sociologue concernant l'étude "Je m'attendais à des résultats en ce sens mais je ne pensais pas qu'ils seraient aussi marqués"et, en lisant le papier de Jon Cohen cité plus haut, on retrouve une phrase de Heidi Jane Larson : "“I didn’t expect France to be as negative as it was,”" Raude a donc lu le communiqué de presse.

Pourquoi Jocelyn Raude ne parle-t-il pas de sociologie au lieu de fournir des données contestables et sans intérêt sur les vaccins ?

Stéphane Foucart, qui a écrit des livres sur la corruption dans le milieu industriel, ne contrôle pas ses sources et cite des auteurs corrompus dans le domaine d ela pharmacie
.
Je pourrais dire ceci : si je faisais le pari d'écrire un article à la manière de Jocelyn Raude ou de Stéphane Foucart pour vanter l'efficacité des vaccins, je serais meilleur que les deux réunis.

Francis Chateauraynaud, sociologue convoqué par Stéphane Foucart écrit sur l'anthropologie des sciences (voir LA). Il remonte à l'affaire du sang contaminé. Possible. Mais notre journaliste climato non sceptique écrit ceci : "La récurence des scandales sanitaires liées à l'industrie pharmaceutique semble en effet jouer un rôle dans la singularité française." Heu, deux erreurs dans la même phrase. Primo : le scandale du sang contaminé n'était pas lié à l'industrie pharmaceutique ; secundo : les scandales pharmaceutiques sont légion dans le monde et les amendes que doivent verser les "grands" labos de big pharma sont nombreuses et répétées, notammaent aux US.

Stéphane Foucart enfile ensuite les perles : il n'y aurait qu'en France que l'on aurait parlé des risques de la vaccination contre l'hépatite B (l'étude princeps sur ces risques est anglo-américaine) ; la phrase du siècle : "Dans les pays anglo-saxons l'influence de la Toile est également importante." ; la polémique sur l'autisme post vaccinal dans les pays anglo-saxons (dont on a très peu parlé en France, ce qui infirme, bla bla bla, les réticences françaises contre LA vaccination) et sur la résurgence de la rougeole en Angleterre et au Pays de Galles (tiens, il aurait les mêmes sources que Fréric Orobon...) ; le fait que les recommandations de taux de vaccination faites par l'OMS ne sont pas atteintes sans mentionner que c'est l'OMS qui est à l'origine de la fausse déclaration de pandémie grippale A1H1N1 ; et cetera.

Mais Stéphane Foucart est suivi rapidement. Une journaliste de Slate,  Nadia Daam, écrit un article (LA) sur la fameuse étude en question en renvoyant sur un lien qui est un article de presse  intitulé "Who have more faith in vaccine safety: parents in France or in Bangladesh?" (LA). Par ailleurs, elle cite un journaliste pour défendre le gardasil sans contrepartie. Que vient faire le gardasil ici ?

En réalité, le copinage, l'entre soi et l'autocongratulation sont le fait du milieu journalistique scientifique, il y a des exceptions que je ne citerai pas ici pour ne pas porter tort à ces courageux... Vous trouverez toujours les mêmes noms dans le chapeau et les experts qui se sont trompés et qui, pour certains, pas pour tous, l'ont reconnu, sont ignorés des journalistes et apparentés qui veulent faire carrière dans les médias. Nous ne parlerons donc pas de François Bricaire (voir LA) ou d'Antoine Flahault, par exemple.

Mais heureusement le canon des élégances de la disruption apporte son soutien à Stéphane Foucart. Amen.


Un sociologue confirme l'impact désastreux de la campagne de vaccination 2009 H1N1 sur la confiance vaccinale 1/2



43 commentaires:

  1. Bon, à la demande de CMT je passe ses commentaires qu'elle a eu du mal à insérer.

    1
    On peut se demander pourquoi les médecins se sont mis, récemment, à se prendre pour des sociologues et à penser qu’il était primordial d’évaluer le degré de confiance des populations dans les vaccins.

    La préoccupation des médecins devrait plutôt être de savoir si les patients sont correctement informés du rapport bénéfice/risques de chaque vaccin, si les recommandations concernant les vaccins sont fondées sur des études fiables, sur une évaluation correcte du rapport bénéfice/risque pour la population ciblée, sur une évaluation correcte du rapport coût efficacité et, éventuellement, si les autorités ont correctement hiérarchisé les priorités de santé publique en envisageant des dépenses multimillonaires pour vacciner la population cible.

    Parce qu’il est désormais évident que les vaccins ne sont qu’un moyen parmi d’autres de lutter contre des maladies dont la fréquence diminue au fur et à mesure que le niveau de vie augmente, et que leur rôle doit être désormais à la fois relativisé et jaugé pour chaque vaccin au regard des autres causes de morbidité et mortalité, notamment celles représentées par les maladies non transmissibles.

    Il est clair que les vaccins n’ont joué aucun rôle dans la diminution des pneumonies, principale cause de mortalité dans les pays européens comme en Amérique du Nord au début du vingtième siècle, puisque les vaccins contre la pneumonie à pnuemocoque sont arrivées bien après la diminution spectaculaire de la mortalité due à cette pathologie dont on estime qu’elle est passée de 797 pour 100 000 au début du vingtième siècle, touchant tous les âges, à 36 pour 100 000 en 1980, touchant quasi exclusivement les personnes âgées http://jama.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=768249 . Si on imaginait de rapporter ce taux, 797 pour 100 000 au taux de mortalité actuel en France de 900 pour 100 000, on voit que les pnuemonies représenteraient la quasi-totalité des cause de décès.

    RépondreSupprimer
  2. CMT suite 2

    Je vois que cette étude tant commentée s’inscrit dans le cadre d’une recherche faite par un groupe permanent faisant partie de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, groupe appelé « Vaccine confidence project » dont Heidi Larson est la directrice http://www.vaccineconfidence.org/about/ , et dont la finalité unique est d’évaluer et de rendre compte du degré de confiance dans les vaccins et la vaccination en général. Comme je le disais cela me semble un projet très peu médical, plutôt entrant dans le cadre de la sociologie et présentant aussi une forte ressemblance avec ce que les entreprises appellent des études de marché.

    Je ne peux pas lire l’article de Stéphane Foucart et je n’ai pas envie d’investir pour ça, mais déjà une remarque sur le vocable employé, celui de « défiance ». Cela implique d’emblée un jugement de valeur, et évoque un défaut d’ouverture d’esprit. Or, quand la « défiance » est justifiée et signifie une volonté d’avoir une information de qualité au sujet d’un acte médical, le terme défiance n’est plus très adapté, cela s’appelle éventuellement de la prudence, le sens des responsabilités, donc quelque chose d’assez différent. La prudence est une attitude aussi archaïque qu’indispensable à la survie individuelle et collective des êtres humains, qui permet de limiter l’exposition aux risques.

    On ne peut s’empêcher de penser que derrière le choix des mots il y a une volonté de stigmatisation.

    D’autant que les questions posées dans cette étude sont simplistes et globalisantes, ne laissant pas de place à la nuance, notamment en ce qui concerne les différents vaccins. On peut les trouver ici : http://www.vaccineconfidence.org/ avec les réponses pour chaque pays. Et la traduction des questions dans l’article de Paul Benkhimoun : « Pour cette étude, les personnes interrogées réagissaient à quatre affirmations : « Il est important pour les enfants de recevoir les vaccins », « Dans l’ensemble, je pense que les vaccins sont sûrs », « Dans l’ensemble, je pense que les vaccins sont efficaces » et « Les vaccins sont compatibles avec mes croyances religieuses ». » http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/09/09/plus-de-quatre-francais-sur-dix-estiment-que-les-vaccins-ne-sont-pas-surs_4994856_1651302.html . Celui-ci remarque aussi que les vaccins sont considérés « en bloc ».

    De fait, dans sa conception même, cette étude définit qu’il n’y aurait que deux attitudes possibles, d’un côté la confiance aveugle envers tous les vaccins, de l’autre côté la méfiance systématique. Avec un jugement de valeur en prime, impliquant que plus on irait du côté de la confiance aveugle, plus on serait du « bon » côté.

    RépondreSupprimer
  3. CMT : suite 3

    Et cette méthode est appliquée de la même manière à tous les pays, indépendamment de l’épidémiologie locale, des besoins sanitaires et des moyens de chaque pays, faisant de la question de la confiance dans les vaccins en général une sorte d’impératif absolu détaché de tout contexte.

    Je pense qu’on a assez montré sur ce blog que chaque vaccin est un cas particulier qui se prête à discussion, et que le rôle du médecin consiste surtout, non pas à « avoir confiance » mais à être suffisamment informé pour pouvoir donner une information de qualité au patient sur le rapport bénéfice/risque de chaque vaccin, les vaccins n’étant jamais uniquement bénéfiques et représentant aussi un coût non négligeable.

    Rappelons quelques exemples qui prêtent à discussion :
    - Le vaccin contre la méningite C http://docteurdu16.blogspot.fr/2011/11/meningite-c-des-elements-pour-decider.html dont le rapport bénéfice/risque est, à coup sûr mauvais, largement en défaveur du vaccin en France
    - Le vaccin contre la coqueluche, son efficacité décroissante lors des rappels, probablement due à un effet de sélection des souches résistantes par le vaccin lui-même, et induisant, par ricochet, des risques de diagnostics erronés dangereux, en particulier pour les enfants, en raison, justement, de la trop grande confiance des médecins dans l’efficacité du vaccin http://docteurdu16.blogspot.fr/2014/05/dernier-bulletin-infovac-tout-un-poeme.html
    - le vaccin Pandemrix, contre la grippe, imposé dans l’urgence pendant la pseudo-pandémie et qui s’est avéré avoir des effets indésirables graves à type de narcolepsie http://docteurdu16.blogspot.fr/search/label/PANDEMRIX
    - les vaccins contre le rotavirus, qui ont failli être recommandés et remboursés pour l’ensemble des nourrissons http://santepublique49.blogspot.fr/2015/04/petit-topo-sur-le-vaccin-contre-le.html mais qui ne l’ont pas été en raison d’effets indésirables à type d’invagination intestinales particulièrement graves et de décès dont certains recueillis par les laboratoires fabricants et occultés pendant plusieurs années (merci d’avoir repris le commentaire)
    - on peut aussi se poser, légitimement, la question de l’intérêt de la vaccination universelle des nourrissons en France par le vaccin contre l’hépatite B http://docteurdu16.blogspot.fr/2010/11/hepatites-b-et-c-grace-la-vaccination.html et j’ai aussi commenté plusieurs fois sur le fait que l’épidémiologie de l’hépatite B en France, avec 1500 cas environ d’hépatite aigue symptomatique chaque année (qui ne peuvent en aucun cas mener à 1500 décès) touchant essentiellement des adultes nés à l’étranger, ne justifiait pas, à mes yeux, la vaccination systématique des nourrissons nés en France, qui, de plus, ne seront plus protégés à l’âge adulte
    - Le Prévenar 7, vaccin arrivé après la bataille et la diminution de 99% de la mortalité par pneumopathie, qui, une fois généralisé a favorisé l’émergence d’une souche particulièrement virulente, la souche 19A, et qui a induit l’augmentation des cas de méningite à pneumocoque et de bactériémie à pneumocoque dans la population française pendant plusieurs années avant d’être remplacé par le Prevenar 13 http://docteurdu16.blogspot.fr/search/label/PREVENAR

    RépondreSupprimer
  4. CMT suite 4 et fin

    Et ne voila-t-il pas qu’un nouvel épisode vient confirmer qu’il ne faut surtout, surtout pas, considérer les vaccins comme un tout, et que ce n’est pas parce que tel laboratoire pharmaceutique fabrique tel vaccin, qu’il faut nécessairement le recommander dans la planète entière de manière indiscriminée.

    Sanofi a mis sur le marché le premier vaccin contre le virus de la dengue, commercialisé essentiellement en Amérique du Sud. Il s’agit d’un vaccin vivant atténué contre les quatre sérotypes de dengue. Sanofi prétend, pour gagner ces marchés, que son vaccin prévient huit hospitalisations sur 10. Or, une étude parue dans la revue « Science « http://science.sciencemag.org/content/353/6303/1033 , montre que cette allégation est fausse dans la pluspart des cas, car le vaccin pratiqué sur des enfants séronégatifs, c’est à dire n’ayant jamais contracté la dengue, tend à augmenter la sévérité de la véritable infection lorsque celle-ci survient, fait connu avant la commercialisation du vaccin et propre à ce virus, et donc à augmenter le nombre d’hospitalisations, en particulier chez des jeunes enfants. Les auteurs concluent que la vaccination ne saurait avoir d’intérêt d’un point de vue sanitaire que dans les pays où le taux d’infection est très élevé, et en fonction de l’âge de vaccination. De préférence il faudrait même vérifier que la personne a déjà été infectée avant d’effectuer le vaccin https://www.statnews.com/2016/09/01/dengue-vaccine-can-harm/.

    C’est bien la première fois, à ma connaissance, qu’une équipe de chercheurs admet que l’intérêt dans une zone d’endémie peut être conditionnel et doit être évalué au regard de l’épidémiologie propre à chaque pays.

    RépondreSupprimer
  5. Merci pour cet article. Une fois de plus, excellente analyse de CMT qui relève l'emploi du terme "défiance", péjoratif. Il me fait penser à l'emploi du terme "réticente" pour qualifier toute femme qui refuse la mammographie. Dans les deux cas, il y a jugement de valeur et suggestion que ceux qui choisissent de ne pas se soumettre à la procédure médicale en question "ont un grain", ne sont pas normaux. Cette analyse sociologique de certains journalistes/ responsables de programmes de dépistage implique le partage du monde entre une élite qui sait et se place au-dessus de toute erreur, et "le peuple" qui ne peut qu'être le jeu de peurs irrationnelles et qu'il faut, par conséquent, protéger de lui-même. Pour son bien, cela va de soi.

    RépondreSupprimer
  6. La rhétorique fallacieuse des études de marché vaccinolâtres fait penser à celle commise autour de la promotion du baclofène. Agir comme si le bénéfice du produit était évident alors qu'il n'y a pas l'ombre d'un début de preuve fiable de bénéfice net (pour quelque vaccin humain que ce soit). Les raisons vont de l'inefficacité technique (tétanos) au cataclysme du glissement d'âge des victimes (rougeole, coqueluche) en passant par la sélection de souches pathogènes (pneumopathies), l'explosion des formes asymptomatiques mais contagieuses (coqueluche, diphtérie)ou la création pure et simple de nouveaux pathogènes (sida). Tant de considérations qui font que jamais un vaccin humain n'a obtenu mieux que l'apparence -et encore- d'un bénéfice sur le long terme (je ne parle pas des gamma-rétrovirus et autres scléroses en plaques).
    Pour vendre du vaccin, il faut s'attaquer à ceux qui doutent, les dénigrer, les décrédibiliser, les criminaliser et les réduire au silence.
    En réalité, le fait d'ostraciser ceux qui sont potentiellement contre LA vaccination renvoie directement à l'absence d'arguments valables (montrer quelqu'un du doigt, c'est pointer trois doigts vers soi) et pousse n'importe quel observateur à faire le constat d'une faillite intellectuelle déplorable. Si cet abandon de son propre cerveau est acceptable (et encore) d'un blaireau de base, c'est inadmissible de la part de journalistes, philosophes et autres médecins. C'est de la prostitution intellectuelle, criminelle qui plus est.

    RépondreSupprimer
  7. ouhla :
    les vaccins à l'origine du sida, criminaliser, réduire au silence, blaireau de base.
    c'est la fête du slip ici :)

    RépondreSupprimer
  8. Bonjour

    J'aimerai avoir votre avis sur ce petit livre : Qui aime bien, vaccine peu !

    Voici un petit résumé ( copié - collé d'Amazon )

    Sans remettre en cause l'efficacité des vaccins, cet ouvrage pose la question de leur multiplication dans des populations en bonne santé. Peut-on sans risque obliger le fragile organisme du nouveau-né à s'immuniser contre cinq ou six maladies ? Et lui faire subir avant 2 ans une quarantaine d'inoculations, accompagnées de leurs additifs et de leurs impuretés ? Vaut-il la peine de protéger les enfants contre des maladies bénignes ou improbables ? Est-il sans danger d'intervenir dans leurs défenses naturelles ? Ces vaccinations massives et précoces n'ont-elles pas leur part dans l'inquiétante augmentation d'autres maladies chez l'enfant ? Se basant sur une longue pratique quotidienne, les auteurs affirment qu'il est possible de vacciner moins massivement et de manière plus nuancée, en tenant compte de chaque situation, pour pouvoir faire un choix adapté à ses données personnelles. Nouvelle édition actualisée et mise à jour, incluant le vaccin contre le papillomavirus.

    Doc 31

    RépondreSupprimer
  9. Bonjour,

    Sur l'intervention d'Anonyme le 12/09/16 à 19.29 :

    On parle du "glissement d'âge des victimes (rougeole, coqueluche)".

    Ce sont là les conséquences d'une politique de vaccination désastreuse qui, en empêchant les enfants jeunes de "faire" leurs maladies infantiles, met les adolescents et adultes en situation de risque s'ils contractent la rougeole...

    Du coup n'est-on pas obligé, alors qu'on voulait éviter ça, de vacciner les adolescents qui n'ont jamais contracté la maladie ?

    Triste paradoxe !

    RépondreSupprimer
  10. Je m’excuse par avance de ne pas répondre vraiment aux questions, aussi par manque de temps.

    Mais je ne me sens pas habilitée à décréter, comme le fait anonyme du 12/09 vers 19hs, que la vaccination en général est une calamité. Il dit que le problème est qu’on attaque systémiquement ceux qui doutent, ce qui est en partie vrai. Mais le problème avec les mouvements anti-vaccinalistes c’est qu’ils ne doutent pas, justement. Ils connaissent d’avance les réponses à toutes les questions et ils affirment, témoignages à l’appui.

    Toute époque a ses mythes, qui sont aussi destinés à nous permettre de « faire société ». Ces mythes nécessitent de réécrire l’histoire et l’histoire des progrès technologiques a elle aussi été réécrite pour nous permettre d’entrer de plein pied dans une société moderniste et technophile, la société de consommation telle que nous la connaissons aujourd’hui.
    Rachel a été l’une des premières à comprendre l’importance du vocabulaire dans nos croyances, nos représentations et nos convictions concernant la maladie et la médecine.

    J’ai repris ici, plus ou moins traduit, un texte intéressant et lucide de Georges Monbiot, qui aide à situer le problème.
    Je le renomme : l’idéologie dont on ne doit pas prononcer le nom
    Le néolibéralisme est si omniprésent qu’on ne le perçoit pas comme une idéologie mais comme une sorte de loi universelle.
    « Le néolibéralisme voit la concurrence comme la caractéristique déterminante des relations humaines.

    Il redéfinit les citoyens en tant que consommateurs, dont les choix démocratiques sont mieux exercés par l'achat et la vente, un processus qui récompense le mérite et punit l'inefficacité. Il soutient que «le marché» offre des avantages qui ne pourraient jamais être atteints par la planification. »
    Les tentatives pour limiter la compétition sont assimilées à des atteintes à la liberté.

    Les taxes et la régulation devraient être minimisées. Les services publics devraient être privatisés.
    Les organisations qui s’opposent à cet ordre des choses, comme les syndicats, sont perçus comme générant une distorsion de concurrence et l’émergence de la hiérarchie naturelle entre les gagnants et les perdants.
    Les tentatives pour introduire plus d’équité sont perçues comme contre productives et provocant une dégénérescence morale (on va fabriquer des fainéants).
    Car le marché suffit à assurer que chacun obtienne ce qu’il mérite.
    Nous intériorisons les credos de la société néolibérale : culpabilisation des pauvres, autosatisfaction des plus riches.
    Si vous n’avez pas de travail c’est que vous n’êtes pas assez entreprenant.
    Epidémies de dépression, désordres alimentaires, de solitude, burn out, anxiété de performance...

    RépondreSupprimer
  11. J'ai oublié. le texte a pour titre Neoliberalism – the ideology at the root of all our problems . Je ne mets pas le lien parce que ça ne me réussit pas.

    Hayek fondateur du premier thik tank néolibéral la société du Mon Pélerin : "Ma préférence personnelle va vers une dictature libérale plutôt que vers un gouvernement démocratique dénué de libéralisme».
    Paradoxalement, tout en prônant la liberté, le néolibéralisme s’est imposé avec le slogan : « there is no alternative ».
    D’après Naomi Klein certains néolibéraux ont théorisé l’utilisation des moments de crises (catastrophes naturelles ou économiques cf crise 2008) comme des moments privilégiés pour imposer des politiques impopulaires.
    Quand les politiques néolibérales ne peuvent pas être imposées localement elles le sont internationalement , notamment à travers des tribunaux internationaux et des règlements de différends investisseurs Etat (TAFTA…).
    Le paradoxe c’est que l’idéologie qui prônait la liberté et exécrait la planificationne sait fonctionner qu’à travers une surenchère de quantification d’où des procédures de plus en plus contraignantes, univoques et envahissantes (démarche qualité…).

    Après 60 ans de réduction, les inégalités de santé ont à nouveau augmenté dans les pays riches.

    A travers la privatisation de services publics des sociétés transnationales bénéficient de rentes.
    Financialisation, as Andrew Sayer notes in Why We Can’t Afford the Rich, has had a similar impact. “Like rent,” he argues, “interest is ... unearned income that accrues without any effort”

    La financiarisation signifie que des gens s’enrichissent sans effort (et en une microseconde) comme l’explique Andrew Sayer dans son livre: « pourquoi nous ne pouvons pas assumer les riches ».
    Les riches se sont appropriés l’argent et ont fait payer des intérêts générant de la dette.

    Andrew Sayer dit aussi que le transfers d’argent ne s’est pas fait seulement des pauvres (et classes moyennes ) vers les riches mais aussi entre riches, de ceux qui produisaient des services et des biens vers ceux qui possédaient des actifs qui leur permettaient de se procurer une rente...

    RépondreSupprimer
  12. SUITE

    Tony Judt fait remarques que les multinationales aussi sont devenues « to big to fail » parce qu’elles délivrent des services essentiels, qui étaient auparavant des services publics. Les multinationales perçoit l’argent, l’Etat endosse les risques. Hayek avait oublié que lorsque les services étaient essentiels la concurrence ne pouvait pas jouer.

    Au fur et à mesure que la faillite de cette idéologie devient évidente il se produit une fuite en avant, augmente la masse des loosers pour qui « there is no alternative » et provocant une énorme crise politique.
    Le totalitarisme que Hayek disait redouter a plus de chances de surgir lorsque l’Etat ayant perdu toute autorité morale du fait qu’il ne délivre plus de services (se contentant d’assumer les risques du secteur privé) en est réduit à cajoler, menacer et finalement à la coercition.

    Monbiot évoque ensuite des faits marquants concernant le financement de certains instituts et partis politiques par des sociétés privées.
    Tandis que ceux qui s’enrichissent disparaissent dans un anonymat de plus en plus opaque ils veulent savoir tout de nous… pour s’enrichir encore plus.
    Certains néolibéraux se décrivent désormais comme des libéraux classiques ou des libertariens, ce qui est trompeur.
    Monbiot conclut que le néolibéralisme rampant et anonyme s’est tellement infiltré en chacun, citoyens et membres des élites que cela a asséché le débat d’idées et que politiquement le problème actuel est bien celui-là : there is no alternative.


    Autres : j’ai fini par m’inscrire sur Twitter sous le nom de Martin Fierro, non par recherche d’anonymat mais par besoin de retrouver mes racines au moment d’entrer dans ce magma mondialisé. Je sais que tout ce que j’y mettrai pourra être utilisé contre moi et sera directement transmis au gouvernement américain et à la CIA (on m’a prévenu) et pour moi cela reste un outil pour faire circuler des faits et idées intéressants et provoquer la réflexion, pas un moyen de me sociabiliser. D’ailleurs je ne suis ni aussi extravertie, ni aussi sociable, ni aussi hyperactive que Jean-Claude. Je m’excuse donc d’avance auprès de tous ceux à qui je ne répondrai pas, que je ne suivrai pas.

    RépondreSupprimer
  13. @ Hexdoc 13 septembre 2016 à 00:02,
    Les vaccins à l'origine du sida : https://www.amazon.fr/River-Journey-Source-HIV-AIDS/dp/0316372617. Fête du slip effectivement...

    @anonyme du 13 septembre 2016 à 17:46

    Le glissement d'âge n'est pas un justificatif au paradoxe du concorde. Il appelle au contraire à minima à un arrêt immédiat de la distribution inconsidérée du vaccin et, connaissant le phénomène, à des sanctions et indemnisations !

    @CMT
    Votre remarque sur les affirmations anti-vaccinalistes, témoignages à l'appui, est assez réaliste, certes. Votre remarque sur le fait que les anti-vaccinalistes rejettent la vaccination en général est assez adaptée aux positions anti-vaccinalistes, certes. L'absence de doute de la plupart des anti-vaccinalistes est bien un fléau, certes. Maintenant, en bon anti-vaccinaliste, je me dois de persister, sans témoignage, dans la généralisation (mais si quelqu'un veut aller dans n'importe quel détail de n'importe quel vaccin, comme vous l'avez souligné, les anti-vaccinalistes savent déjà quoi répondre...) et, contrairement aux apparences, fort d'un doute méthodique à doubles sens (comme tout scientifique de formation) à affirmer qu'aucun vaccin n'a apporté mieux que l'illusion du bénéfice.

    RépondreSupprimer
  14. A Rachel Campergue, que je remercie au passage de son commentaire bien venu sur le parallèle entre la soumission à la vaccinations et au dépistage : Dans le récent dossier « La vérite sur le cancer du sein », L'OBS, n°2705 du 8-14 septembre 2016, page 44, il est écrit que « parmi celles qui ne se soumettent pas à la mammographie la Haute Autorité de Santé a identifié deux groupes bien particuliers : les femmes âgées de 70 à 74 ans, qui ont cessé tout suivi gynécologique, et celles qui sont en situation de précarité. « C’est un échec relatif de nos campagnes de dépistage. Il y a encore trop de femmes défavorisées qui ne les connaissent pas. » déplore Jean Yves BLAY, professeur de cancérologie et directeur du Centre Léon Berard de Lyon.
    Il existe une autre catégorie de femmes oubliée de l’observatoire des laboratoires ROCHE et de la HAS, constituée de femmes autonomes, éduquées, informées sur les effets indésirables du dépistage (soigneusement éludé par Mr BLAY), et qui ont pesé pour elles-mêmes les bénéfices et les risques de cette soumission inconditionnelle au programme national proposé. Elles ont fait le choix de l’opt-out. Cette catégorisation des femmes non participantes et présentées soit comme des vielles femmes sans vie sexuelle soit comme des femmes précarisées est proprement insultante, infantilisante, sexiste. Pire encore, Mr BLAY semble dénier aux femmes leur droit à l’information à laquelle elles ont droit pourtant.
    Vaccination, dépistage : même enquête marketing débiles financées par l'industrie

    RépondreSupprimer
  15. J'ai l'article en question (The State of Vaccine Confidence 2016: Global Insights Through a 67-Country Survey) . Le travail a été financé par NOVARTIS, GSK et MERCK . Il s'inscrit dans le Millennium Development Goals de l'ONU . Je ne comprends pas en quoi la couverture vaccinale française ressort d'un problème de "développement durable" (http://www.un.org/fr/millenniumgoals/) qui s'inscrirait dans les 7 objectifs de ce vaste programme : éducation, pauvreté, égalité des sexes, réduction de la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le VIH et le Palu, préserver l'environnement, mettre en place un partenariat mondial pour le développement . Les préoccupations vaccinales françaises tournent autour de la vaccination contre la grippe qui tuent surtout des personnes âgées et affaiblies, autour de l'hépatite B (qui ne représente pas un fléau des nouveaux nés français à ma connaissance), et du HPV (1000 femmes en meurent pas an à l'âge moyen de 64 ans) , autour de la possible toxicité de l’Aluminium (non démontrée à ce jour) .


    RépondreSupprimer
  16. Ce n'est pas une enquête scientifique, c'est une méga-enquête marketing destinée à comprendre les réticences afin de réussir à réduire l'hésitation et améliorer la confiance vaccinale dans le monde. c'est écrit partout
    Il y a eu 65 000 personnes interrogées, principalement par téléphone. et l'on est affligé des questions posées : "Each respondent was asked to rate – on the five-point Likert scale: strongly agree, tend to agree, do not know, tend to disagree, strongly disagree – the extent to which they agreed with four statements pertaining to vaccination: “vaccines are important for children to have”; “overall I think vaccines are safe”; “overall I think vaccines are effective”; and “vaccines are compatible with my religious beliefs”. In addition to these survey responses, individual respondents’ sex, age, income level, religion, work status, and educational level were recorded."
    On y apprend que le degré d'éducation n'est pas corrélé avec la confiance . Que l'Europe est le territoire le plus sceptique . "There is evidence in the recent literature to suggest that more highly educated elites in the Netherlands (Hak et al., 2005), the United States (Gilkey et al., 2014; Jones et al., 2010), and Canada (Foty et al., 2010) hold vaccine skeptic views, which is in keeping with the highest level of education of surveyed respondents (masters/PhD) having the same vaccine importance sentiment as those with no or little education. Further systematic reviews have highlighted the variability of correlations found between education and vaccine confidence, with no clear pattern except to show that education does not always imply confidence (Brown et al., 2010; Larson et al., 2014)
    Stéphane FOUCART ne l'a visiblement pas lu mais a bossé sur des commentaires, et les réponses qu'il m'a faites sur Twitter me le confirment encore plus. On ne lui demandait pas de faire un boulot d'expert, mais de la présenter honnêtement, ce qu'il n'a pas fait. Dommage, il aurait pu profiter de l'occasion pour élever les niveau du débat autour de la vaccination en France qui est au raz du plancher. Encore Raté. Mais les européens et les européennes à haut niveau d’éducation, sceptiques devant l’échelle de Likert, veillent et s’interrogent et ils et elles ont encore le droit de le faire savoir . Il serait bon que Stéphane FOUCART en interroge quelques uns, cela relèverait le niveau d’éducation des lecteurs du Monde.

    RépondreSupprimer
  17. Puisqu'une allusion a été faite sur l'origine du sida je me suis décidé à publier sur mon blog l'exposé que j'avais fait en juillet 2004, non sur son origine mais sur le déroulé de l'incroyable polémique que l'ouvrage de Hooper avait déclenché et sur le documentaire réalisé par 5 télévisions française, belge, canadienne, espagnole et suisse-romande et que France 2 diffusera le 23 avril 2004 à l'occasion du sidaction ...[1] Extraits :
    Mon intention n’est pas de discourir sur les origines du sida...mais de faire le point sur la polémique qui a récemment rebondi après un documentaire diffusé à l’occasion du sidaction le 23 avril 2004 sur France 2.
    Mais est-il raisonnable de penser que les scientifiques aient attendu les journalistes pour s’interroger sur l’origine du sida, émettre des hypothèses, voire parvenir à des conclusions ?

    1- Début des années 90 on ne parle que du sida. Deux années consécutives, 24 heures d’émission continue sur le sujet. Invité permanent, le célèbre professeur Luc Montagnier qui démentira catégoriquement l’hypothèse en vogue à l’époque : un virus élaboré en laboratoire et introduit volontairement ou expérimentalement en Afrique.

    « Mais vous, Professeur, vous connaissez l’origine du sida » avance le présentateur. « Oui » sera sa seule réponse.
    Un oui ferme ne laissant place ni au doute ni à l’hypothèse. Donc, il y a 15 ans, certains grands spécialistes du sida connaissaient - ou au moins pensaient connaître - l’origine du sida, origine que nous, le public, n’avions pas le droit de connaître...

    Edward Hooper, poursuivait ses investigations commencées dès 1983 au Congo, en Belgique et aux USA, rassemblant des milliers de documents et des centaines d'heures d'interview pour publier en 1999 un ouvrage de 1200 pages, "The River".

    3- Fin 2002 : c’est "La guerre contre les virus", un ouvrage de Jean-François Saluzzo (chez Plon), scientifique de renommée mondiale : 14 ans à l'Institut Pasteur et dans les 2 plus grands centres américains de lutte contre les virus, le CDC d'Atlanta et l'USAMRIID, le laboratoire de l'armée américaine (le fameux Fort Detrick).
    « L'analyse phylogénique du virus VIH-1 révèle qu'il dérive probablement d'un virus simien retrouvé chez le chimpanzé et qui serait passé à l'homme. Comment ce passage s'est-il réalisé et où? Sur ce dernier point, les scientifiques sont tous d'accord : l'épicentre de la pandémie de sida se trouve en Afrique Centrale. »
    Deux possibilités s'opposent pour expliquer la transmission du singe à l'homme :
    « Une transmission naturelle lors de la chasse, en dépeçant l'animal capturé ou une transmission par un vaccin préparé sur des cellules de singes, et en particulier le virus polio oral préparé par Koprowski et largement testé au Congo. Les tissus de singe, le lieu, l'époque (1960), apportent des éléments crédibles. »

    A propos de l'enquête menée par Hooper, Saluzzo reconnaît qu'il s'agit d'un ouvrage remarquablement bien documenté qui "suggère que Koprowski avait utilisé des cellules de rein de
    singe chimpanzé pour produire le vaccin testé en Afrique (la souche CHAT)."
    Cette enquête sera mise en image (films de l'époque) dans le documentaire où Koprowski déclarera qu'il n'avait jamais utilisé de chimpanzés alors que toutes les preuves du contraire existent et ont été montrées dans le documentaire …
    L'affaire est complexe et je ne peux la résumer vraiment ici. Je l'ai fait aussi scrupuleusement que possible dans mon article écrit il y a 12 ans.

    [1] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2016/09/15/34324997.html

    RépondreSupprimer
  18. Voici le lien pour le manuscrit avant publication de l'étude qui a été mis en ligne http://www.ebiomedicine.com/article/S2352-3964(16)30398-X/pdf . L'étude n'a pas été directement financée pas les labos mais deux auteurs ont participé préalablement à des études financées par GSK, Novartis ou Merck et un troisième avait siégé au Comité consultatif stratégique sur les vaccins de Merck.

    RépondreSupprimer
  19. Pour info :

    L'espace participatif pour poster des contributions au débat "citoyen" sur la confiance dans/en la vaccination et l'amélioration de la couverture vaccinale vient d'ouvrir ses portes pour 4 semaines.

    On a droit à 2000 caractères mais on doit pouvoir poster plusieurs fois (pas le même). Les contributions sont vérifiées (charte à lire).

    http://contrib.concertation-vaccination.fr/

    Pour ce qui est des jurys, leur feuille de route mentionne "comment améliorer la confiance DANS la vaccination ?" alors que leur plage de liberté est "Comment améliorer la confiance EN la vaccination ?" Rien d'autres !!!

    Va falloir faire une disserte pour discerner le dans du en ...

    RépondreSupprimer
  20. Je rappelle juste les "tarifs" des médecins pour participer à des conseils scientifiques chez Big Pharma: c'est 3000 à 4000 euros la demi-journée, c'est à dire plus que ce que je gagne en un mois.Cela peut-il affecter le jugement? Oui? Non? Peut-être?

    D'autre part, toutes les études, y compris celles pratiquées par l'INVS, montrent que ce sont les catégories socio-professionnelles supérieurs qui sont le plus prudentes face aux vaccins http://invs.santepubliquefrance.fr//beh/2015/26-27/2015_26-27_2.html . Qu'elles le soient pour des bonnes ou des mauvaises raisons est un autre problème. Néanmoins, dans mon expérience personnelle, les parents éduqués qui se posent des questions sur les vaccins ne sont pas des anti-vaccinalistes primaires ou des illuminés. Ils cherchent à évaluer le rapport bénéfice-risque réel de chaque vaccin et c'est là-dessus qu'ils m'interrogent.

    RépondreSupprimer
  21. @ CMT

    Vous parlez des "anti-vaccinalistes primaires ou des illuminés". Il faut réaliser que tous ceux qui sont mal intégrés dans une société qui prône la vaccination comme une sorte de baptême suivi de multiples confirmations ne sont pas enclins à tendre leur bras, bien au contraire.

    Ils vont donc réagir à cette contrainte par une manifestation de leur refus d'intégration. Ils vont donc avancer des arguments qui correspondent à leur marginalisation psychologique et ne vont certainement pas s'investir dans une étude des effets des vaccinations, investissement qui serait lui aussi une forme d'intégration et d'abord

    Aussi, leurs arguments ne pourront être que médiocre. Mais ce n'est pas cela qui démontrerait que les vaccinations c'est tout bon.

    On peut aussi rencontrer ceux qui sont à fond du côté de l'autorité quoi qu'elle fasse ou dise et qui défendront donc mordicus toutes les initiatives vaccinales. Elles défendront les vaccinations avec des arguments tout aussi médiocres que les marginaux en s'y accrochant comme des moules à leur rocher.

    RépondreSupprimer
  22. A BG
    Vous réinterprétez complètement mes propos.
    Je voulais dire ceci, ni plus ni moins: contrairement à ce que pensent les idéologues de l'ultra-vaccinalisme, beaucoup de parents qui mettent en question certains vaccins le font d'une manière totalement rationnelle et réfléchie et sans à priori.

    RépondreSupprimer
  23. @ CMT

    Je n'ai pas réinterprété votre propos, je n'ai seulement pas repris le groupe des parents non illuminés ou non marginaux qui existe aussi bien sûr et dont je pense avoir fait partie. j'ai seulement développé la logique des illuminés qui ne peuvent évidemment accepter ce qui pour eux est une forme de soumission à l'autorité qu'ils ont rejetée pour d'autres raisons.

    Le vaccinalisme s'empare alors de cela pour généraliser. On est en fait d'accord sur ce point, je ne vois vraiment pas où était le problème.

    RépondreSupprimer
  24. @ BG
    "tous ceux qui sont mal intégrés..."
    "Ils vont donc avancer des arguments qui correspondent à leur marginalisation psychologique"
    puis "Aussi, leurs arguments ne pourront être que médiocre"
    Oui, à supposer que le défaut d'intégration soit signe de médiocrité ou de défaut d'élocution, et on est loin du compte. Même parmi les illuminés et les primaires et même parmi ceux d'entre eux dont le refus vaccinal reflète la non intégration, il se trouve beaucoup de personnes tout-à-fait sensées et dont l'argumentaire est tout-à-fait cohérent. Pis encore, ce n'est pas parce qu'une personne ne sait pas exprimer sa position avec des arguments socialement admis ou compris que son argumentaire est médiocre. Un argument du type "je suis contre les vaccins parce que je préfère laisser faire la nature" est souvent vu comme primaire alors qu'il est une position bien plus fine et cohérente que le malthusianisme néo-capitaliste ambiant.

    RépondreSupprimer
  25. @ Anonyme de 12h54

    Mais je ne suis pas loin de partager votre propos ! Médiocre est très relatif, c'est par rapport à la norme ambiante. L'argumentation est jugée médiocre par rapport aux critères en vigueur. Mais que valent les normes en vigueur ? On pourrait aussi s'interroger. On ne peut pas dire que notre société le fasse, elle écrase au contraire tout ce qui est différent d'elle. J'aurai donc pu écrire "leurs arguments ne pourront être perçus que comme étant médiocres" si vous voulez.

    Si vous allez jeter un coup d'oeil sur le dernier article que j'ai mis en ligne hier sur la polémique sur l'origine du sida (écrit en 2004) vous verrez que les arguments avancés par Hooper satisfont à des critères plus que rigoureux et pourtant ils seront combattus avec une très grande force. Mais Hooper a contraint les milieux dits scientifiques à organiser un symposium sur le sujet, ce que les illuminés ne pourraient faire.

    Si vous allez aussi sur mes 10 contributions au rapport Gradation envoyées au HCSP vous verrez qu'elles satisfont aux normes scientifiques et pourtant les idées ne feront sans doute pas école. Pour faire cela il faut être peu ou prou un "égaré" comme moi, formé par les maths pures pour s'intéresser à l'utilisation que font les épidémiologistes des tests statistiques.

    Ce que je dis dans ces contributions est très rigoureux mais je n'ai pas beaucoup plus de chance d'être écouté en haut lieu qu'un "illuminé" en plein délire.
    Comme m'a dit un jour un collègue statisticien "il faudrait interdire aux médecins d'utiliser la statistique, ils font n'importe quoi avec !" C'est pas faux et au delà de tout ce qu'on peut imaginer.

    http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2016/03/18/33532611.html

    RépondreSupprimer
  26. Hooper n'a pas seulement contraint l'establishment scientifique à l'organisation d'un symposium ! Il a aussi poussé ses opposants, scientifiques de haut vol, à se ridiculiser eux-même sur le plan purement scientifique. (revendiquer une absence de preuve ponctuelle de contamination d'un échantillon comme étant une preuve d'absence universelle de contamination de chaque échantillon pour s'appuyer in fine sur ce seul argument afin de discréditer la thèse adverse...) Hooper a crucifié la petite bande de criminels qui couvrait la "boulette" (si c'en est une, ce sur quoi le précédent grippe "espagnole" laisse planer quelques doutes ) sida et celle-ci s'est achevée elle-même par sa défense, au delà de tout doute raisonnable.

    Poincaré disait "Le hasard n'est que la mesure de notre ignorance" je rajouterais dans l'équivoque "et le recours aux statistiques n'en est que la mise en œuvre".

    RépondreSupprimer
  27. A propos de Hooper et du sida, Anonyme de 17h49 dit :

    "revendiquer une absence de preuve ponctuelle de contamination d'un échantillon comme étant une preuve d'absence universelle de contamination de chaque échantillon pour s'appuyer in fine sur ce seul argument afin de discréditer la thèse adverse..."

    Tout à fait ! D'ailleurs c'est ce que je détaille dans mon article (je vois que vous connaissez bien la question et ça fait plaisir car c'est plutôt rare ...) (lien sous BG) :

    "Après la publication de l’ouvrage de Hooper, la polémique sur l’origine du sida prendra une importance telle que les 10 et 11 septembre 2000 un symposium sera organisé à la Royal Society à Londres sur cette affaire. Hooper était invité et Koprowski y fera un exposé :
     
    « Je m’adresse au public, pas à Hooper  »
     
    dira-t-il. Le ton était donné.... C’est seulement au soir du 11 septembre, au moment de la conférence de presse qu’un chercheur d’Aventis Pasteur révélera l’existence de la PCR établissant la culture sur macaque, ce qui permettra à Stanley Plotkin, un proche collaborateur de Koprowski, de conclure le symposium ainsi :
     
    « Tout ce qu’il y a de fumeux, ce sont les théories de monsieur Hooper »
     
    La communauté scientifique concernée par cette question s’emparera aussitôt de cette conclusion définitive en proclamant haut et fort :
     
    "Rejet de l'hypothèse d'une association entre le vaccin antipoliomyélitique
    et l'origine du VIH" [Relevé épidémiologique hebdomadaire du 8/12/2000 de l’OMS].
     
    Ouf !!! Ainsi l’affaire sera classée sans suite... Pourtant, cette PCR ne prouvait, en toute rigueur scientifique, que pour le contenu du petit tube testé et non pour l’ensemble de toute la production."

    Le symposium avait un contenu bien évidemment et c'est au cours de ce symposium que cette manipulation que vous dénoncez à juste titre fut présentée.

    De nombreuses télévisions étaient présentes et n'ont pas été dupes. C'est pourquoi 5 d'entre-elles dont France 2 ont coopéré avec Hooper pour tourner sur place au Congo un extraordinaire documentaire qui démonte toute l'affaire, ou du moins l'essentiel, avec des films de l'époque et de nombreux témoignages de participants dont des infirmiers africains et des biologistes belges. J'ai décrit l'essentiel dans cet article. Je ne sais pas si le documentaire est toujours visible en vidéo, il le fut quelques années. Il était absolument passionnant et édifiant, trop sans doute ...

    Heureusement qu'il existe quelques vilains antivaccinalistes pour maintenir la flamme, face au rouleau compresseur qui veut tout faire disparaitre ...

    RépondreSupprimer
  28. Je viens de retrouver une vidéo active du documentaire de France 2 de 2004 sur l'origine du sida :

    http://www.dailymotion.com/video/xeajm_les-origines-du-sida_news

    Documentaire à voir, c'est passionnant.

    RépondreSupprimer
  29. Roulements de tambours... après un millier de contributions, je vous annonce en avant-première les résultats de la concertation citoyenne : l'autorisation faite aux pharmaciens de vacciner à tout va mais surtout : la systématisation du carnet de vaccination électronique. Cette " concertation citoyenne " semble donc être le cache sexe d'une mesure dictatoriale forte de fichage sanitaire nominatif systématique de toute la population. Bon, il leur reste jusqu'à la fin de l'année pour continuer à faire semblant....

    RépondreSupprimer
  30. Virage à 180° au sujet du débat sur les vaccins : les questions de fond ont été totalement évacuées et désormais l’unique but est de comprendre les réticences des Français vis-à-vis de certains vaccins pour mieux contrer ce mouvement d’opinion et obtenir une meilleure adhérence et une meilleure couverture vaccinale.
    La « concertation » se résumera donc à une enquête d’opinion et les jurys qui auront à se prononcer auront pour principale mission de faire des propositions pour améliorer la confiance dans les vaccins.
    Le Pr Fischer, en charge de la synthèse de ce travail, assimile les doutes émis par une partie des citoyens sur certains vaccins à une maladie dont il faudrait faire un bon diagnostic pour mieux la traiter.
    Poser comme postulat qu’il n’y a pas de problème c’est, en effet, une manière efficace de résoudre le problème.

    Les mesures préconisées par le groupe de travail et questionnements soulevés

    Parmi les plus saillantes.

    1-Tous les vaccins du calendrier vaccinal seraient qualifiés »d’indispensables » sans distinction entre eux. Question : si l’obligation scolaire prévaut sur l’obligation vaccinale cela ne s’applique pas pour les crèches, garderies et l’école maternelle. Quelles seront les règles appliquées dans ce cas pour admettre les enfants qui ne seraient pas à jour de tous les vaccins « indispensables » ?

    2- le calendrier des examens obligatoires des enfants sera adapté pour se mettre en adéquation avec le calendrier vaccinal. Question : est-ce que le principal acte de prévention, le plus essentiel, qu’un médecin puisse effectuer auprès d’un enfant est de le vacciner ? Il me semble que la prévention c’est autre chose et implique des interventions moins techniques mais bien plus essentielles fondées sur la construction d’une relation avec les parents. Subordonner le timing de la prévention au calendrier vaccinal est juste scandaleux

    3-prise en charge intégrale des vaccins par l’Etat, qui seraient donc gratuits. Question : est-ce bien raisonnable de garantir une rente perpétuelle aux laboratoires sans contre-partie et n’y a-t-il pas des domaines où la prévention mérite les centaines de millions d’euros qui vont être ainsi alloués aux laboratoires ? La formation des médecins dans le domaine de la prévention est inexistante, les quartiers pauvres sont désertés par les services publics sous-dotés et les associations d’aide et de prévention ont vu leurs subventions par l’Etat fondre comme neige au soleil...

    RépondreSupprimer
  31. SUITE
    5- Extension de la possibilité de vacciner aux infirmières et sage –femmes et multiplication des lieux de vaccination . Question : est-ce une bonne chose de banaliser à ce point la vaccination et d’en faire un acte démédicalisé ?
    6- Mise en place d’un calendrier vaccinal électronique. Question : les enjeux de santé publique représentés par la vaccination méritent-ils une telle débauche de moyens et l’intrusion de l’Etat dans les décisions individuelles des citoyens ?
    7- Formation des médecins en vaccinologie. Question : par qui ? Par Robert Cohen et ses disciples ? Robert Cohen a signé 69 conventions avec les laboratoires depuis le premier sémestre 2012. Environ une toutes les 3 semaines. Chaque convention représente, généralement, plusieurs milliers d’euros. Plus les cadeaux, plusieurs milliers d’euros d’argent de poche.

    8- Lettre trimestrielle de l’ANSM consacrée à la stratégie vaccinale . Question : l’ANSM aura-t-elle à cœur d’intégrer sa mission première dans ces écrits, c'est-à-dire la surveillance et la diffusion des effets indésirables des vaccins rapportés par les centres de pharmacovigilance ? Prévoit-elle d’améliorer la pharmacovigilance, notamment en y affectant plus de moyens ? La gestion de la pharmacovigilance est désastreuse en France et sa faculté d’alerte diminue avec les moyens qui lui sont alloués. La première lettre ne contient aucune information de ce type et acte plutôt le fait que nous sommes destinés à supporter une situation de pénurie chronique et à faire avec.
    Dans cette lettre de l’ANSM, est citée une étude sur la mortalité évitée grâce aux vaccins dans les Pays-Bas, qui est censée être une démonstration de l’importante contribution des vaccins à la réduction de la mortalité des enfants http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26873665 . On nous dit qu’entre 1903 et 1992 les vaccins (diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, rougeole…) auraient évité 9000 décès d’enfants.

    La démonstration apparaît plutôt absurde puisque si on divise 9000 par 90 cela fait 100 décès évités par an. Bien sûr, la plupart des vaccins pris en compte n’ont été introduits qu’entre la fin des années 40 (DTP) et les années 60 (rougeole) dans les pays européens. Mais si on estime que cette réduction s’est produite sur 50 ans, cela fait 200 décès évités ( ?) par an. Cette notion de décès évités est contestable, d’autant plus contestable que la mortalité des enfants est élevée dans un pays, car un enfant qui ne meurt pas de la rougeole ou de la coqueluche, aura beaucoup de chances de mourir d’autre chose. Mais admettons.

    RépondreSupprimer
  32. Pour simplifier, on dira que le nombre de naissances est resté constant aux Pays Bashttps://en.wikipedia.org/wiki/Demographics_of_the_Netherlands#Births_and_deaths . De l’ordre de 150 000, même si la population a été multipliée par 3 entre 1900 et 1990, de 5 millions à 15 millions.

    Dans les années 1900 la mortalité infantile, c'est-à-dire avant un an, était de 155 pour 1000, c’est à dire que quelques 23 000 enfants mouraient avant l’âge de un an ou environ un enfant sur 6.

    En 1940, au début de la guerre et avant la vaccination, cette mortalité était de 39 pour 1000. A nombre de naissances constant, cela signifie déjà une réduction d’environ 18 000 décès chaque année. Bien sûr, comme dans les autres pays européens, la mortalité infantile a continué à diminuer et est désormais de l’ordre de 5 pour 1000, soit environ 750 décès.

    Faut-il continuer ? En quoi 200 décès évités par an témoignent d’une contribution majeure des vaccins à la réduction de la mortalité des enfants aux Pays Bas au cours du 20ème sicèle, alors que la réduction totale du nombre des décès, uniquement pour les enfants de moins de un an peut être évaluée à 17 000 par an pendant les 50 dernières années en prenant comme référence 1940 et, au total à 850 000 pendant la même période .

    Cela ne signifie pas que les vaccins sont inutiles, mais cela signifie qu’il faut grandement relativiser leur rôle comme facteur de prévention de la mortalité des enfants.

    RépondreSupprimer
  33. Il ne faut pas oublier que "l'obligation scolaire" n'existe pas, seule existe l'obligation de donner une éducation aux enfants mais elle peut être faite à la maison. Cela pourrait permettre de supprimer les obligations vaccinales au sens légal du terme (plus de sanctions pénales ou de menaces de ces sanctions comme on l'a vu avec le couple d'Auxerre) en les remplaçant par des vaccinations exigibles en collectivités, y compris l'école car personne n'est obligé de mettre ses enfants en collectivité ... absolument personne ...

    Ainsi, juridiquement, les vaccinations exigibles n'engendreraient pas d'obligations vaccinales légales, ce qui ne serait pas le cas si l'école était légalement obligatoire.

    RépondreSupprimer
  34. A BG,
    vous avez raison. Mais, en pratique, une telle position ne sera adoptée que par des parents qui ont une peur panique des vaccins, parfois pour des raisons personnelles qui s'entendent parfaitement, comme d'avoir eu un proche ou avoir été soi-même victime d'une effet indésirable grave, ou pour les parents qui n'auraient pas scolarisé leur enfant de toutes façons. Donc pour un tout petit nombre de parents.

    Je corrige au passage: c'est le DTC qui a été introduit à la fin des années 40, en anglais cela s'écrit DTP et j'ai repris un peu vite. Le polio était oral au départ et donné séparément.

    Concernant la contribution de la vaccination à la réduction de la mortalité, je me suis un peu perdue dans les méandres de mon raisonnement.
    Il est plus simple de le dire ainsi.

    Si la mortalité infantile (enfants de moins de un an) aux Pays Bas était 155 pour 1000 en 1900 et qu'elle est actuellement de 5 pour 1000 , et si l'ensemble des vaccins considérés dans l'étude ont permis de réduire la mortalité pour les moins de 20 ans de 200 par an c'est à dire d'environ 0,13 pour 100 ou 1,3 pour 1000 enfants nés vivants, on peut dire que la vaccination n'a contribué, de 1900 à nos jours, que pour environ un millième de la réduction de la mortalité des enfants. C'est bien peu au regard du rôle qu'on lui attribue dans les discours.

    RépondreSupprimer
  35. Pour les Sages femmes :

    http://social-sante.gouv.fr/grands-dossiers/sages-femmes/article/vaccination

    https://www.mesvaccins.net/web/news/8123-extension-des-competences-des-sages-femmes-vaccination-de-l-entourage-des-bebes-vaccination-des-femmes-seronegatives-contre-la-varicelle

    Pour rire, aucun conflit d'intérêt parmi les membres du CTV

    https://www.mesvaccins.net/textes/hcspa20151023_vaccparsagesfemmesextenscompeten.pdf

    Pour finir sur une note d'optimisme, l'obligation scolaire a trouvé une justification épatante : la lutte contre l'islamisme. Navrant.

    http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion3704.asp

    Ces textes ainsi que la concertation sur LA vaccination viennent de la même mouvance atlantiste : Sarkozy, Dassault, Debré, Valls, Ciotti... qu'on peut qualifier comme Pasqua en son temps de Corso-Marseillaise.

    RépondreSupprimer
  36. Je me corrige: plus exactement sa contribution se situe entre 1 pour 100 et 1 pour 1000.
    Et la date qu'on prend comme référence dépend de la question à laquelle on veut répondre. En l'occurrence la question serait: "est-ce que les vaccins ont été un outil majeur pour réduire la mortalité des enfants aux Pays Bas et en Europe?"

    Après on peut tergiverser sur la question de savoir si une contribution comprise entre 1 pour 100 et 1 pour 1000 est une contribution majeure, comme on peut tergiverser et discuter pour savoir si une maladie qui provoque 10 décès pour 300 000 à 500 000 malades est une maladie "grave" "potentiellement mortelle" ou bien bénigne de ce point de vue.

    RépondreSupprimer
  37. @ CMT

    Votre hypothèse fait abstraction de l'évolution de la baisse. On voit clairement que la mortalité est en chute libre jusqu'à l'introduction des vaccins.
    Pour supposer un apport (positif) de la vaccination dans la baisse de mortalité sans se contredire directement, on doit introduire un effet non vaccinal qui entraîne un aplatissement de la courbe. Ce plancher de mortalité implique, étant donné la continuité de la baisse, une rémanence de foyers infectieux que la vaccination aurait peu à peu supprimés et que l'hygiène n'aurait pas suffi à éradiquer.
    Ce qui revient à dire, pour que LA vaccination soit efficace, qu'il faut supposer que la vaccination est efficace.
    Sauf que, ben y'a pas de preuves non relatives, et c'est pas faute d'en chercher.
    Enfin, si, il y a quelques preuves de l'efficacité du vaccin contre le tétanos par exemple. Les plus édifiantes sont données par Jean Méric.

    RépondreSupprimer
  38. A anonyme,

    ce n'était pas une hypothèse,comme vous le dites, mais un calcul, assez grossier somme toutes, destiné à vérifier l'affirmation, non démontrée pour moi, que les vaccins avaient joué un rôle majeur dans la réduction de la mortalité, des enfants en particulier. Au regard des chiffres données par cette étude l'adjectif "majeur" ne semble pas s'appliquer, même si l'emploi d'adjectifs demeure toujours une question de point de vue.Je dois d'autre part supposer, n'ayant pas accès à l'étude intégrale, que les auteurs ont tenu compte de la réduction "naturelle" d'incidence des maladies. Pour la rougeole les auteurs admettent que la mortalité était négligeable au moment de l'introduction du vaccin.

    Mon hypothèse serait donc pour vous que les vaccins ont joué un rôle, même faible, dans la réduction de la mortalité totale, à une époque où la mortalité totale était grandement sous l'influence des maladies infectieuses.

    Je pense que ^pour certaines maladies, comme la diphtérie http://docteurdu16.blogspot.fr/2015/01/bonne-annee-2015.html, les vaccins ont effectivement joué un rôle dans la réduction de la mortalité due à cette maladie, même s'il est très difficile de démontrer que cela a influencé dans les mêmes proportions la mortalité totale. D'autant plus difficile que la part de cette maladie dans la mortalité totale des enfants était faible à l'époque où le vaccin a été introduit, j'en ai parlé plus haut.
    Il reste très difficile en sciences, de démontrer positivement quoi que ce soit (regardez les arguments de Monsanto par rapport au round up qui demande à ce qu'on démontre que celui-ci est toxique pour les abeilles).

    C'est pourquoi l'attitude qui correspond le mieux à la démarche scientifique est le scepticisme. Le chercheur devrait être enthousiaste et sceptique en même temps.Un peu schizophrène donc.

    RépondreSupprimer
  39. Vous pensez que la baisse de la mortalité due à la diphtérie est en partie attribuable au vaccin associé.

    http://reseauinternational.net/cas-de-diphterie-en-espagne-ce-quil-faut-savoir-et-que-la-presse-ne-vous-dira-jamais/

    Ce sera dur à démontrer effectivement.

    RépondreSupprimer
  40. @ Anonyme du 25 septembre 2016.
    Le texte que vous citez est assez criticable, il mêle des choses vraies et des choses fausses tant et si bien que cette façon de mettre tout sur le même plan rend sa lecture difficile. N'oublions pas que l'histoire du rhumatisme articulaire aigu, et nous disposons de chiffres danois très démonstratifs, est identique à ceci près qu'il s'agit de la pénicilline... Citez des textes aussi peu convaincants nuit à votre cause.
    Bien à vous.

    RépondreSupprimer
  41. "Citer des textes aussi peu convaincants nuit à votre cause."

    Oui, en plus c'est de la paresse, il aurait été bien plus adapté de se contenter de citer les sources pertinentes dans le texte.

    Messages reçus

    RépondreSupprimer
  42. Merci pour cette discussion intéressante sur les vaccins.

    Pour ceux que cela intéresse, je suggère la même attitude scientifique à propos du climat, un point de départ intéressant est le site

    Un lecteur assidu :-)

    RépondreSupprimer
  43. Beuh il n'a pas pris mon lien

    http://pensee-unique.fr/
    http://pensee-unique.fr/

    RépondreSupprimer