jeudi 7 décembre 2017

Edition spéciale : une étude néerlandaise montre un sur diagnostic de 50 % lors du dépistage organisé du cancer du sein sans bénéfice net sur la mortalité.





Quand réagira-t-on ?


Voici l'abstract de cet étude.
Je ne le traduis pas.
Ce n'est pas la peine de le traduire puisque ceux qui lisent et comprennent l'anglais n'en tiennent pas compte et que ceux qui ne lisent pas et ne comprennent pas l'anglais n'en tiennent pas compte.
Vous avez aussi le texte in extenso : ICI.

Abstract

Objective To analyse stage specific incidence of breast cancer in the Netherlands where women have been invited to biennial mammography screening since 1989 (ages 50-69) and 1997 (ages 70-75), and to assess changes in breast cancer mortality and quantified overdiagnosis.
Design Population based study.
Setting Mammography screening programme, the Netherlands.
Participants Dutch women of all ages, 1989 to 2012.
Main outcome measures Stage specific age adjusted incidence of breast cancer from 1989 to 2012. The extra numbers of in situ and stage 1 breast tumours associated with screening were estimated by comparing rates in women aged 50-74 with those in age groups not invited to screening. Overdiagnosis was estimated after subtraction of the lead time cancers. Breast cancer mortality reductions during 2010-12 and overdiagnosis during 2009-11 were computed without (scenario 1) and with (scenario 2) a cohort effect on mortality secular trends.
Results The incidence of stage 2-4 breast cancers in women aged 50 or more was 168 per 100 000 in 1989 and 166 per 100 000 in 2012. Screening would be associated with a 5% mortality reduction in scenario 1 and with no influence on mortality in scenario 2. In both scenarios, improved treatments would be associated with 28% reductions in mortality. Overdiagnosis has steadily increased over time with the extension of screening to women aged 70-75 and with the introduction of digital mammography. After deduction of clinical lead time cancers, 32% of cancers found in women invited to screening in 2010-12 and 52% of screen detected cancers would be overdiagnosed.
Conclusions The Dutch mammography screening programme seems to have little impact on the burden of advanced breast cancers, which suggests a marginal effect on breast cancer mortality. About half of screen detected breast cancers would represent overdiagnosis.

Les femmes auront-elles un jour droit à une information honnête ?

8 commentaires:

  1. Détrompez-vous!

    Ceux qui viennent sur ce site sont pour la plupart il me semble à la recherche d'infos sortant du discours officiel.
    Mais il est vrai que les résistances psychiques sont fortes.

    Une amie médecin à qui j'ai envoyé tous vos articles me dit "oui j'ai vu" mais elle a accepté d'aller passer sa première mammographie (elle a 40 ans!) car sa gynéco lui a dit que plus tôt elle y allait, mieux c'était...

    Cette réaction traduit une incapacité à se faire une opinion par soi-même.
    Nos études de médecine nous ont littéralement lobotomisés; elles nous ont avant tout appris la soumission à l'ordre établi.
    Peu de personnes sont capables de se révolter contre le diktat. On n'y peut rien.
    C'est tellement inconfortable de ramer à contre-courant, d'admettre que les experts des sociétés savantes et tous les leaders d'opinion nous mentent.
    Alors on met des oeillères et on suit le troupeau...

    Les recommandations officielles étant ce qu'elles sont, les gens n'ont pas d'autres solutions que de s'informer par eux-mêmes s'ils veulent avoir une information libre.
    Peu de personnes ont cette volonté ou cette capacité.
    Et même quand on fait le travail pour eux, c'est trop compliqué pour eux de se révolter.
    Est-ce le propre de l'être humain?
    Faut-il en arriver à se dire: tant pis pour eux?
    On ne peut pas convaincre les gens.
    On ne peut que tenter de les aider à ouvrir les yeux.

    Enfin, même si très peu de personnes entendent vos alertes, faut bien se dire que c'est déjà énorme.

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  2. Vous avez raison Anaïs, mais là la situation devient préoccupante, là. Ce devoir de pédagogie et d'éducation, les pouvoirs publics devraient le faire, et les autorités sanitaires aussi, car enfin la concertation elle-même a plaidé pour l'arrêt du dépistage. On est donc dans une attitude charlatane et DANGEREUSE pour les femmes. Il faut que la ministre entende cela, et l'Inca aussi.
    Et bien sûr les professionnels de santé qui doivent ôter leurs oeillères.

    Vous avez raison dans votre analyse, il est intellectuellement plus facile de "croire" à des choses intuitives mais fausses que de réfléchir à des choses compliquées mais justes . ;-)

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  3. @ Cécile Bour

    Il y a beaucoup de choses qu'il faudrait que la ministre entende...
    C'est presque tout notre système de santé qui est à revoir même si heureusement, on fait quand même encore de belles choses en médecine...
    Elle a du boulot, Madame la ministre!

    Bien sûr que c'est très grave, je ne minimise pas la situation, ça me révolte.
    Simplement, je réalise que le monde est tel qu'il est...
    Pour faire changer les choses, il faudrait que les gens se réveillent car les pouvoirs publics sont corrompus, ni plus, ni moins.
    C'est un simple constat.

    Les gens ne peuvent plus rester passifs; leur santé leur appartient, ils doivent comprendre cela et non plus se contenter de se soumettre docilement à l'autorité.
    La question dépasse à elle seule la problématique médicale, elle touche à la psychologie humaine, à la sociologie...
    Les médecins obéissent aux sociétés savantes qui elles-mêmes avec les leaders d'opinion main dans la main avec Big Pharma et tous ceux qui ont le pouvoir de l'argent...
    Les patients obéissent religieusement à leur médecin, tels des enfants à leurs parents...
    La boucle est bouclée.

    Donc, oui, les instances sanitaires ont un devoir de pédagogie mais elles l'ont oublié!

    Alors que faire?

    Continuer d'alerter, écrire, en parler, agir comme on le peut.
    Ou se révolter, aller dans la rue.

    J'avoue que ça me dépasse.
    Nous sommes des dissidents.

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  4. Même les féministes, promptes à s'emparer du thèmes des violences obstétricales , ne réagissent pas sur le surdiagnostic du dépistage du cancer du sein. çà fait 2 ans qu'on les interpelle. Encore trop jeunes pour être concernées? Une parole maladroite entendu d'un.e soignant.e dans une salle d'accouchement, et c'est "balance ton soignant" pour les femmes qui trouvent cela inacceptable. Une mastectomie suivie d'une petite chimio de prévention pour un CIS (que l'on se laisse faire pour que l'oncologue soit en paix avec lui-même et sa Cie d'assurance, pour ne pas se fâcher avec lui.. : "Je vous met aussi un petite traitement à la 5FU, çà confortera, je vous revois dans 15 jours, au revoir Madame.. suivante!.) . La prévention? pas un mot. Dans cette récente publication du NEJM (http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1700732) les auteurs ont confirmé les estimations du CIRC : le risque relatif de développer un cancer du sein en lien avec la prise de pilule contraceptive est de 1.20 (jusqu'à 1.38 après plus de 10 ans d'utilisation). Le CIRC estime l'excès de risque à 13 (95% CI, 10 to 16) per 100,000 person-years, or approximately 1 extra breast cancer for every 7690 women using hormonal contraception for 1 year". Avec 4.5 millions de femmes jeunes et majoritairement en bonne santé, çà fait presque 600 cancers du sein évitables dans une population jeune. A une époque où on instille partout et tout le temps la peur des perturbateurs endocriniens, l'éthinylestradiol est le candidat le plus probant et le plus évitable. Mais on préfère faire du dépistage de masse et de totue façon , les femmes ne se rebellent pas , alors pourquoi se gêner? Un peu comme pour le HIV, le HPV ou l' HEP B : " hop, vaccins pour tous! Surtout ne pas discriminer une sous-population ! De toute façon, on a essayé , çà ne marche pas ! ". Je me demande s'il ne faut pas aussi chercher de ce côté en France, avec son obsession égalitariste qui finit par faire plus de mal que de bien. Pas de statistique, pas de sous populations, le droit (devenu entre temps obligation "pour retrouver la confiance des françaises.z.et.des français") au vaccin et au dépistage pour tous.tes de 2 mois à 80 ans. A quand le dépistage systématique et obligatoire de la drepanocytose pour touts.tes? A quand le vaccins obligatoire pour tous.tes contre le HPV? Et puis, ce silence, c'est aussi parce que les artisans du dépistage sont toujours là en fonction. Difficile, voire impossible de dire à la population "On s'est trompé depuis 30ans, on vous a fait peur, on vous a envoyé à la boucherie pour rien, maintenant restez tranquillement chez vous".

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  5. La difficulté pour nous , médecins, est de plusieurs ordres 1 / remise en question de ce que l'on nous a asséné depuis nos 1ères années de médecine.. toujours compliqué...2/ informer les patients prend du temps .. en MG, 15-20 min avec plusieurs motifs de consultation alors qu'il faudrait 30min pour faire une consultation de prévention-information 3 /Passer après les oncologues, la convocation de la sécu à la mammographie , anxiogène au possible ( on n'informe pas les patients on leur fait peur.), c'est difficile.. A t on autant de poids que les médias , la cpam, les onco? et quand les femmes comprennent , malgré tout .. elles ont du mal à prendre la décision... c'est tellement plus simple que quelqu'un d'autre prenne la décision à notre place

    Je me souviens de ma gynéco qui me proposait , à mes 40ans de faire des mammo et qui , lorsque je lui ai dit que à cet àge là le risque de sur diagnostic était important et que non je ne la ferai pas , a voulu me faire peur en me disant que je prenais des risques .. elle était effarée que je ne cède pas... Elle était persuadée de ce qu'elle disait...Formatage ...
    Il faut du temps pour que les mentalités changent , du temps pour que des vérités émergent...

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  6. tant que les gynécologues n'ouvrent pas les yeux on ne pourra pas avancer. Pour un patient, la parole d'un médecin généraliste ne fait pas le poids face à celle d'un spécialiste et encore plus d'un professeur. A quand une étude francaise sur le surdiagnostic ? plus les études se multiplient et plus les chances de changement augmentent.
    En pratique, je pense qu'il faut respecter le désir des patientes et pourquoi pas essayer de semer le doute chez celle qui veulent en utilisant l'entretien motivationnel.
    Je ne suis pas d'accord avec annette lexa sur la pillule qui risque d'alerter sur la mauvaise piste.
    marina

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  7. Marina . Je me suis contentée d'écrire des faits, à savoir le leger mais non nul excès de risque de cancer du sein sous pilule qui est un fait de la science . Cette dernière publication ne fait que conforter les conclusions du CIRC. Vous pouvez ne pas être d'accord avec les études scientifiques, et donc les données basée sur l'Evidence Base Medicine, c'est votre choix. Mais je pense que ce n'est pas foncièrement honnête vis à vis des femmes de le leur cacher. Je suis pour qu'elles sachent les risques qu'elles prennent et que chacune décide en conscience (dans la mesure du possible bien sûr). "Je veux quand même la pilule! " - "Pas de problème, voici votre ordonnance". "Je ne savais pas qu'il y avait un risque de cancer du sein, non, je refuse de prendre ce risque. Je veux un autre moyen de contraception". "D'accord, nous allons voir avec vous la possibilité de poser un stériltet." je vous précise que je suis toxicologue réglementaire- évaluateur de risque en santé-environnement, une espèce en voie de disparition en France, et pas médecin. Il n'y a pas à faire de sélection dans la classe des risques cancerogènes, la pilule est un cancerogène certain (via un mécanisme hormonodépendant), classement basé sur des études épidémiologiques, le plus haut niveau de preuve en toxicologie, et sur un corpus de bien d'autres données animales., etc. Les femmes de 50ans et + concernées par le dépistage organisé ne prennent plus la pilule mais peuvent y avoir été exposées. Et justement, on devrait s'informer sur chacune d'entre elles avant d'aller la bombarber de rayons iionisants au mammo tous les 2 ans : quand a-t-elle pris la pilule, laquelle?pendant combien de temps?quand a-t-elle arrêté? Il va bien falloir parler juste et honnêtement enfin aux femmes et les responsabiliser. "Vous avez pris 25 ans la pilule et vous avez arrêté à 48 ans ? vous avec plus de risque de développer un cancer du sein qu'une femme qui n'a jamais pris la pilule". Et le médecin n'a pas ) surinterpreter les chiffres, surtotu quand il ne sait pas comment il a été calculé : un risque de 1.2, à 1.6, ce n'est pas a balayer d'un rever de main, ce n'est pas négligeable, c'est une risque faible mais certain. A la femme de décider si elle entre dans le processus de dépistage ou non. "Vous n'avez aucun hérédité familiale de cancer chez des femmes jeunes de votre famille, vous êtes active, sportive, mince, vous consommer peu d 'alcool, vous ne fumez pas,vous n'avez jamais prix la pilule? vous être peu à risque de développer un cancer du sein. mais c'est à vous de décider". On n'oriente pas son choix, on l'informe, nuance....

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  8. pardon pour les fautes, j'ai oublié de corriger mon texte envoyé trop vite..

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