Rappelons ici avant toute polémique que Yannick Neuder, cardiologue de son état, se fait prendre en video auprès d'un maire pratiquant un massage cardiaque (?) sur un mannequin sur l'air de "Ne me quitte pas..." et non sur celui de "Staying alive..."
ICI en video
Rappelons ce jour, jeudi 28 août 2025, une communication FakeMed de Yannick Neuder. Cela vaut son pesant de cacahuètes.
Comment, quelques jours avant la chute du gouvernement Bayrou, se faire embaucher par le gouvernement pour un rapport sur la désinformation en santé ?
Mais, soyez rassurés, le conseil de l'ordre est OK pour lutter contre la désinformation en santé (sauf pour l'homéopathie, l'acupuncture ou l'ostéopathie).
Soyez rassurés, aucune hypocrisie, l'Académie Nationale de Pharmacie, soutient la mission. On rappelle que ladite Académie ne dit rien sur la vente de produits homéopathiques dans les pharmacies ou la délivrance de produits homéopathiques dans les hôpitaux ou cliniques. Pas plus que les Fleurs de Bach.
On est bien partis.
Je voudrais rajouter ceci :
- J'ai un préjugé très favorable à l'égard d'Hervé Maisonneuve dont le blog (ICI) n'a cessé au cours des années de se radicaliser et de dénoncer avec force la triche dans les essais cliniques qu'ils soient académiques ou industriels, l'emprise de l'industrie des publications, le poids des revues prestigieuses, les liens et les conflits d'intérêts dans le complexe santéo-industriel.
- Il est difficile de critiquer Dominique Costagliola, icône des covidistes canal historique, tout au plus peut-on remarquer qu'elle est épidémiologiste et que dans ses déclarations sur les réseaux sociaux elle considère que les études épidémiologiques peuvent remplacer scientifiquement les essais contrôlés non effectués (et non exigés par elle) et qu'il est possible de prescrire des molécules à des populations qui n'ont pas été testées dans des essais.
- Mathieu Molimard me paraît être le représentant le plus symbolique de l'establishment académique (voir LA), il fait partie de ceux qui savaient et n'ont rien dit à propos de Raoult et consorts, et qui sont devenus ensuite les chantres de l'intégrité scientifique et de la dénonciation des tricheries de l'IHU de Marseille. Ses participations constantes aux évaluations de l'HAS n'augurent rien de bon sur la critique des agences gouvernementales.






"Il est difficile de critiquer Dominique Costagliola" dites vous. Vous croyez ?
RépondreSupprimerEn 2003 elle avait été entendue comme expert à la réunion de consensus sur la vaccination contre l’hépatite B. Elle y présentait une communication sous le titre :
« Quelle analyse critique peut-on faire des approches épidémiologiques recherchant un lien de causalité entre vaccination anti-VHB et effets indésirables observés ? »
Elle appartenait alors à l’Inserm E 0214 Paris (et aujourd'hui à l'Académie des Sciences depuis le 5 décembre 2017). Elle écrit :
« Le résultat d’une étude d’association s’exprime par un risque relatif ou un odds ratio assorti d’un intervalle de confiance….un risque de 3 avec un intervalle [1,1 600] nous dit que l’étude manque grossièrement de puissance puisque le risque peut être à peu près n’importe quoi… alors qu’il est significatif. »
Qu’est-ce qui est n’importe quoi là-dedans ?
Il y a une règle simple : le carré de l’odds ratio est le produit des bornes ce qui donne ici avec OR=3 et la borne Inférieure 1,1, la borne supérieure égale à 9/1,1 soit 8,18 et non pas 600 !!!
Pour obtenir son exemple « pédagogique » elle a inventé des nombres en ignorant qu’ils étaient liés et alors que personne n’a jamais vu un intervalle de confiance aussi écartelé.
La démonstration est d’ailleurs fort simple : les odds ratio suivent des lois dites log-normales à savoir que le logarithme suit une loi normale. On part de cette loi normale pour obtenir un intervalle de confiance [a b] de centre m. On a 2m=a+b. Pour retrouver l’odds ratio et son intervalle de confiance on prend les exponentielles de ces 3 nombres l’exponentiel de m étant l’odds ratio. Comme la loi exponentielle transforme les sommes en produits, c’est immédiat. La condition est que l’intervalle de confiance pour la loi normale soit pris centré, ce qui est très souvent le cas en pratique mais même si cela n’était pas, on n’aura jamais de tels écarts comme [1,1 600] !!!