mardi 31 janvier 2023

Le jour qui ébranla les topolâtres et les prasadolâtres : 30 janvier 2023.

Eric Topol (1954 -)

Vinay Prasad (1982-)



Les topolâtres

Depuis plusieurs jours @erictopol alerte le monde entier à partir d'un article : une des premières causes de la mortalité des jeunes Etats-uniens âgés entre 0 et 19 ans est le covid. Voici l'essai : ICI

Voici ce qu'il écrit le 30 janvier 2023 :


Et la figure qu'il produit (extraite de l'article) : 


Les thuriféraires de Topol, les covidistes français de twitter, je ne les citerai pas pour ne pas les harceler, reprennent ses propos et le papier du JAMA : ils font partie, même s'ils s'en défendent, du club ouvert des Faiseurs de Peur. Ils n'ont pas lu l'article, ce qui est ennuyeux, mais s'ils l'ont lu : c'est dramatique.

(A quelques exceptions près, ces topolâtres ne l'appréciaient pas quand il dénonçait le scandale du Vioxx qui fit des dizaines de milliers de morts aux USA, parce que la majorité des topolâtres sont des légitimistes.)

Des légitimistes de l'industrie pharmaceutique (ou leurs employés) qui dépendent pour leur mode de vie de l'argent de l'industrie. Je ne vous citerai pas la phrase fameuse de Upton Sinclair...

Allez, si : "It is difficult to get a man to understand something, when his salary depends on his not understanding it."

Bref, Eric Topol interprète l'article car il ne cite pas un des tableaux qui l'illustre :

Le covid est la huitième cause de décès chez les 0-19 ans...

Et les prasadolâtres de dire : on ferait mieux de s'occuper des suicides et des homicides... 
 

Les prasadolâtres

Une méta-analyse de la Cochrane indique qu'à partir des essais qu'ils ont rajoutés à l'analyse qui avait été faite en 2020, il n'est pas possible de conclure sur l'efficacité des mesures-barrières (masque chirurgical vs pas de masques, masque chirurgical vs masque FFP2, lavage des mains vs témoins).

L'article est LA.

Cette analyse de la Cochrane ne peut donner que ce qu'elle a : les auteurs précisent que les biais sont multiples et qu'il manque, surtout, des essais de qualité.

Les thuriféraires topolâtres ne citeront pas cette analyse car elle ne correspond pas à leurs certitudes sur l'efficacité immanente des mesures-barrières en général, alors qu'ils étaient ravis, pour la plupart, lorsque la professeur Peter Gotzsche fût viré de ladite Cochrane pour avoir exigé des données sources sur les effets indésirables du Gardasil et que de nombreux d'entre eux n'ont jamais admis le scandale du tamiflu (oseltamivir) dénoncé par Tom Jefferson le premier signataire de cet article.

Les partisans du démasquage dans les lieux clos (les prasadolâtres pour résumer mais aussi les antivaxx furieux) se sont jetés sur l'article pour clamer qu'ils avaient raison. Et sans toujours insister sur le fait qu'à propos de cette analyse Cochrane il était aussi possible d'appliquer la fameuse formule GIGO (garbage in, garbage out) ou, en français ODOD (ordure dedans, ordure dehors).

N'oublions pas non plus que les topolâtres sont volontiers favorables aux boosters généralisés à toutes les classes d'âge et que les prasadolâtres sont favorables à la vaccination généralisée des populations à risques et peu favorables aux boosters.

Une des choses intrigantes vient de ce que les topolâtres dénigrent cette analyse Cochrane parce que les essais qu'ils vantent par ailleurs ne sont pas de bonne qualité et que les prasadolâtres vantent cette analyse Cochrane faites à partir d'essais qu'ils dénigrent par ailleurs.


Conclusion personnelle

Contre toute logique fondée sur des essais contrôlés je suis quatre fois vacciné (et j'ai "fait" le covid entre les injections 3 et 4) : principe de prévention ou trouillomètre à zéro.

Contre toute nouvelle logique (Cochrane) mais surtout contre toute logique fondée sur des essais contrôlés, je continuerai autant que faire se peut de porter un masque FFP2 dans les transports et dans les lieux clos.

Je ne sais toujours pas s'il faut vacciner les enfants non scolarisés mais je suis certain qu'il ne sera pas possible de vacciner toute la population tous les ans.


dimanche 29 janvier 2023

Bilan médical du lundi 23 au dimanche 29 janvier : IPA, EBM, IC, Davos, Georges Monbiot, études alakhon, livre blanc de la SFPT, fresques, FDA, Mahmoud Zureik

"Don't fight your demons. Your demons are here to teach you lessons. Sit down with your demons and have a drink and a chat and learn their names and talk about the burns on their fingers and scratches on their ankles. Some of them are very nice."


 33. Les IPA : un combat d'arrière-garde ou d'avant-garde signifiant la mort définitive de la médecine générale ?

  • La formation des médecins, c'est de la merdre en barre puisque les médecins peuvent être favorablement remplacés par des IPA selon des revues de littérature non françaises ((cf. Cochrane ICI)
  • La formation des médecins généralistes, plutôt, c'est de la merdre en barre, qui est, sauf exceptions une formation par l'échec.
  • Echec des connaissances sur le diagnostic et la prise en charge des maladies fréquentes, échec des connaissances sur les facteurs psycho-sociaux de la maladie en général, échec des connaissances sur l'épidémiologie et la prévention des maladies. 
  • Echec qui se traduit par le fait qu'il n'y a pas de médecins généralistes à l'hôpital (j'oubliais que les MG pouvaient devenir, sans avoir une bonne place au concours merdique de l'ECN -- qui est mort et qui sera remplacé par pire -- urgentistes, oncologues, et cetera...)
  • Echec qui se traduit par l'exercice majoritaire de la médecine générale dans le système libéral avec une absence de lois sociales (les femmes médecins libérales n'ont obtenu le congé de maternité que depuis 1995, avec un début de reconnaissance en 1982, avec amélioration en 2006 puis finalisé en 2016 --voir LA et ICI), pas de système d'arrêts de travail avant le 90 ème jour jusqu'à cette année), une absence de respect du code du travail pour les salariés (nombre d'heures de travail par semaine, non respect des repos compensateurs après des gardes) et les revenus les plus bas de tous les spécialistes installés en ville (à l'exception des psychiatres)
Ainsi, comme il existe une crise des vocations, c'est à dire que les internes en médecine générale ont beaucoup de mal à s'installer en libéral et que les offres de salariat sont peu nombreuses, les pouvoirs publics, les mêmes qui, en association avec les syndicats de médecins, ont instauré le numerus clausus en 1972 et ont accumulé les mesures de détestation de la médecine générale, tant d'un point de vue éducationnel que d'un point de vue fonctionnel et administratif, se sont dit : "Comme la médecine générale, c'est de la merdre en barre, remplaçons ces khonnards et ces khonnardes -- n'oublions pas les discours sexistes que les feignasses de MG femmes qui refusent d'être corvéables et malléables à merci et qui, en plus de leur travail exténuant, continuent de faire la lessive, le ménage et les repas --, on  peut très facilement remplacer cette caste masculiniste, libérale, réactionnaire, (là, les pouvoir publics peuvent reprendre à leur compte les insultes répétées des hospitaliers gauchistes -- ouais, ça existe, les hospitaliers et les hospitalières gauchistes qui critiquent le système en avalant toutes les couleuvres du monde dans leurs propres institutions où ne règnent ni le sexisme, ni le racisme, ni le mépris de classe, ni l'exploitation des étudiants en médecine qui ont droit à 80 heures par semaine selon les syndicats, ni l'exploitation des médecins étrangers, j'en passe et des meilleures), droitarde (et, ne m'oubliez pas, j'en connais des gratinés et des gratinées des MG comme ça), eh bien, chères électrices, chers électeurs, on va remplacer les MG par des Infirmières et des infirmiers de pratique avancée (IPA).

Et tout ira mieux dans le meilleur des mondes.

Parlons un peu de la formation des Infirmières Diplômées d'Etat.

Non. 



34. Sept façons d'échapper à l'Evidence Based Medicine (EBM)

Un article dans le BMJ (LA) en fait le résumé (il est évident que les hospitaliers et les libéraux sont en proportion égale 1) à ne pas savoir ce qu'est l'EBM, 2) à la critiquer a priori, 3) à la considérer comme dépassée, 4) à s'en tamponner.

Via @pash22


En 2016 : Eminence Based Medicine vs Evidence Based Medicine : ICI



35. L'insuffisance cardiaque tue.

https://twitter.com/FZores/status/1617649585551446016

Et, bien entendu, tout ce que vous voulez savoir sur l'insuffisance cardiaque sur le blog de Florian Zores : LA



Peu importe le masque pourvu qu'on ait l'ivresse. LA



36. Davos : des "gens" s'étonnent que les super riches se comportent différemment des pauvres...

A Davos les super riches se protégeraient du covid. Et nos ex zérocovidistes de se demander, naïvement, benoîtement, pourquoi ils s'appliquent à eux-mêmes ce qu'ils refusent aux autres.

Analysons les faits. D'après les infos dont nous disposons les super riches exigent le port du masque en lieu clos (et pour leurs employés, chauffeurs par exemple), exigent des tests PCR, prônent la distanciation sociale (il était difficile de croire que les riches ne le fassent pas déjà), et cetera.

Mais les commentateurs éclairés qui montent sur la table en criant "les super riches ! Les super riches !" et non "Le capitalisme ! Le capitalisme !" oublient ou mentionnent peu que la vaccination est recommandée mais non obligatoire. Les super riches ont le droit d'aller travailler non vaccinés et même de se rencontrer.

Nos commentateurs viennent de découvrir que les super riches sont des profiteurs finis mais oublient de dire que ce sont les principaux bénéficiaires d'un système de santé qu'ils accaparent (ils font, eux et leurs familles beaucoup plus d'examens complémentaires, consomment plus de temps médical et plus de médicaments).

Mais nos commentateurs oublient aussi de dire que leur super richesse ne les rend pas obligatoirement médicalement intelligents. On me dit que dans les beaux quartiers, les super riches ont des mammographies annuelles dès 40 ans, des PSA annuels dans les mêmes tranches d'âge et se font poser des stents dans des cliniques ultra privées même quand leur angor est stable...




37. Georges Monbiot en roue libre populiste

Georges Monbiot est un éditorialiste, essayiste et écologiste britannique.

J'ai longtemps été abonné.

Mais quand j'ai lu ce qu'il a écrit sur l'obésité (LA, par exemple), j'ai commencé à me poser des questions.

Son dernier éditorial dans The Guardian (ICI) m'a semblé très démagogique et très moralisateur. A vous de juger 

Pour paraphraser Nietzsche (et sur une idée de Philippe Muray) qui comparait morale et comédie, j'ai paraphrasé : "Inclure la morale dans la médecine signifie prendre de la distance aussi bien de la médecine que de la morale."


Felix Vallotton (1865-1925) Le panier de cerises (1921)


38. Quand les vaccinolâtres vaticinent avec une étude alakhon

Eric Topol, dont on ne rappellera jamais assez qu'il a mis à jour les dangers du Vioxx en s'attaquant à la toute puissante firme MSD, est devenu un ardent défenseur de toutes les études positives qui sortent ici ou là (il ne parle jamais des études négatives car il ne veut pas perdre son statut de progressiste en chef) et il s'est empressé de nous vanter 2 essais montrant sans conteste que le booster bivalent (qui a obtenu son AMM chez les enfants à partir des taux d'anticorps de 8 souris) était efficace sur tout.

Nous parleront surtout de l'essai paru dans le NEJM LA qui compare vaccinés monovalents et vaccinés bivalents.

Quelques questions :

  1. S'agit-il d'un essai contrôlé randomisé ? Non.
  2. S'agit-il d'un essai cas-témoin ? Non
  3. S'agit-il d'un essai prospectif ? Non.
  4. S'agit-il d'un essai dont les données sont extraites de dossiers électroniques sans contrôles physiques des personnes incluses ? Oui
  5. Les résultats sont-ils donnés en réductions de risque relatif ou absolu ? Relatif.
Fantastique. Et tous les fear mongers (les faiseurs de peur) de twitter, je ne les nommerai pas, ils se reconnaîtront, s'en sont donné à coeur joie.

On rappelle CECI sur les risques relatifs :

Voici les résultats en diminution du risque absolu :

Parlons donc du risque absolu pour hospitalisations/décès dans le groupe des 65 ans et plus : il passe respectivement entre mono et bivalent de 0,00081 à 0,00048 et de 0,00034 à 0,00026 ! Pour les autres groupes d'âge, n'en parlons pas.



39. Une étude alakhon soutenue encore pas Eric Topol (Covid long).

Les questions que l'on peut poser sont les mêmes que pour l'article précédent. Mais, là, les résultats sont si stupéfiants !

L'article : ICI.

Est-ce qu'un seul médecin peut croire que 36 % d'étudiants et de personnes jeunes en bonne santé souffre d'un covid long ? 

Sur twitter : LA

La référence danoise : ICI.

Via @FrançoisMaignen


40. Encore des articles alakhon.

Taxonomie des preuves selon leur poids :

Une étude comportant 11 malades (contrôlée avec cross-over : journals.lww.com/acsm-msse/Abst) est mise en avant par un article du journal Le Monde ICI.

Le titre : Marcher cinq minutes toutes les demi-heures est le meilleur remède contre les effets de la sédentarité.

Pourquoi commenter ? 

Mais on a aussi CAL'efficacité de l'exercice physique matinal par rapport à l'exercice physique vespéral est identique pour perdre du poids. Etude randomisée.

Le livre de la semaine +++


41. Une publication majeure de la Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique (SFPT)

Un livre blanc intitulé : De la nécessité de la méthodologie dans l'évaluation des médicaments.

Si vous voulez savoir si une étude que vous lisez est robuste, alakhon, entre les deux ou entre les trois, lisez sans faute LA. C'est long, c'est complet, c'est un document de référence.

10. Les fresques des salles de garde

Au-delà des critiques factuelles sur la suppression des fresques dans les salles de garde (le gouvernement, en cette période d'effondrement de l'hôpital devrait faire autre chose que les supprimer, à ceci près, c'est mon commentaire, que ces fresques sont le signe de l'effondrement moral de l'hôpital mais pas un signe archéologique comme les fresques érotiques de Pompéi mais un symptôme profond du masculinisme hospitalier, du sexisme, de l'exploitation des femmes racisées dans les tâches subalternes - ou non.), voici un bel article de Emmanuelle Godeau dans CAIRN Info : LA.

Pompei 79 après JC

PS du 30/01/2023 : François Maisonneuve n'est pas d'accord mais il fait des comparaisons hasardeuses (ICI).

42. Le surdiagnostic n'existerait pas (voir les épisodes précédents)

Dans la BPCO : LA.

Je vous conseille la table 2 : entre 29 et 65 % de sur diagnostics (et de sur traitements) !


43. La FDA accorde l'autorisation à une molécule qui n'a pas fait la preuve de son efficacité : elacestrant.


Lire ICI l'abstract.

Cette étude est mal menée et se fonde sur des critères de substitution.

Attendons donc ce que dira l'EMA.

Attendons donc de lire un article dans le journal Le Monde pour dire 1) d'abord que le produit est miracle, 2) ensuite qu'il est scandaleux que des malades ne puissent en profiter en France, 3) en interrogeant un professeur plein de liens/conflits d'intérêts et 4) les représentants d'une association de patientes cancéreuses.

Et pour donner de faux espoirs.

Une critique plus générale de Jenel K et Gyawali B : LA

Et encore la FDA (via twitter)


44. Le professeur Mahmoud Zureik n'est pas content.


Et il a mille fois raison.


dimanche 22 janvier 2023

Bilan médical du lundi 16 au dimanche 22 janvier 2023 : niveaux de preuves, Lonni Besancon, coloscopie, les médecins de la semaine, PIMS, déterminants sociaux, gale commune.

 


22. Le niveau de preuves en recherches biomédicales


Examinons ces deux pyramides de preuves (taxonomie des preuves en fonction de leur poids) : 




Conclusion : la taxonomie des preuves ne peut s'appliquer à elle-même.

(Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir.

PS du 25/01/2023 : livre blanc fondamental de la SFPT (Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique) : LA

23. Lonni Besancon, anti antivaxx de la semaine, donne des armes aux antivaxx et aux antimasques.

En prenant le parti de répondre à des antivaxx, il prend soin de de choisir des crétins finis qui avancent des arguments crétins (des hommes de paille), en donnant comme "preuves" (cf. supra le point 1.) des essais cliniques de faible qualité, des éditoriaux, des avis personnels, des articles journalistiques des supputations non fondées. 

Et quand on tente de lui montrer qu'il serait utile de hiérarchiser les preuves (LA), voici ce qu'il répond : 

En jetant un oeil sur PubMed on voit 31 publications. Aucun RCT : ICI.



24. La coloscopie comme moyen de dépistage du cancer du colon ne sauve pas de vies



Nous en avons déjà parlé, c'est le point 1. ICI. Eh bien on recommence avec d'autres arguments LA

C'est lassant. 

John Cassavetes (1929-1989)
A droite : Ben Gazzara

25. Les médecins indépendants de la semaine

via @docisa33


26. L'ordonnance d'un ORL de la semaine

Via notre ORL magique @DocteurAbbas




27. L'autoritatisme médicalo-paternaliste de la semaine




Je rappelle : 

  • que le dépistage du cancer du sein par mammographie ne sauve pas de vies
  • que l'information des patientes est un des points-clés de ce dépistage

28. Le journaliste de la semaine : populisme médical


Nils Wilcke a "sa" conception de la santé, la conception annoncée par René Leriche en 1936, "La santé, c'est la vie dans le silence des organes". Cet aphorisme a largement été discuté ICI ou LA et il ne sembla pas que le journaliste de la semaine soit au courant.

Résumons sa pensée : Une angine à 2 heures du matin est une urgence et il est nécessaire que les médecins libéraux, plus précisément des médecins spécialistes en médecine générale, prennent des gardes pour cela. C'est le service public.


29. Bonne nouvelle du semestre depuis juillet 2022 et sous omicron, les PIMS ont disparu


Commentaires que je vous laisse imaginer :

  • Antivaxx :
  • Vaxxolâtres :
  • Entre deux :
Actuellement : Omicron entraîne moins de PIMS que les autres variants, ce qui est génial. Sans que les enfants soient vaccinés ou portent des masques à l'école.


30. Le système de santé actuel fait que nombre de patients consultent pour des maladies qui guérissent toutes seules.


Les résultats de cette analyse de la collaboration Cochrane (LA) montrent de façon peu robuste que les infirmières "avancées" font aussi bien que les médecins généralistes, voire mieux (NS) dans des pathologies chroniques et dans des soins courants, en consultant plus longtemps et en revoyant plus souvent les patients.

31. Les déterminants sociaux de la santé sont responsables de 80 % des problèmes de santé.

Un article de 2016 (LA) avait évalué que les interventions médicales comptaient pour 10 à 20 % pour l'amélioration des standards de santé. Cet article (ICI) insiste sur le fait que l'amélioration de la santé devrait plus se consacrer à des facteurs non médicaux (qualité de l'air, alimentation, et cetera) pour améliorer l'état de santé des populations.

Il faut toujours se méfier de ce genre d'études où des pourcentages sont avancés de façon peu certaine. Mais les familiers de ce blog comprendront en voyant la figure qui suit que la meilleure façon de vivre longtemps est d'avoir fait des études, d'avoir un logement décent, une alimentation diversifiée, de ne pas être dans le dénuement matériel et, évidement d'être attentif au tabac, à l'alcool, et cetera.


 
La DREES dit la même chose depuis des années : LA.

32. Conseils aux patients : le traitement de la gale commune

Quels conseils faut-il donner aux patients chez qui on a diagnostiqué une gale commune ?

N'oublions pas que dans cette question il y a un motif caché : comment donner des conseils aux patients ?

Je n'aborderai pas ce point mais quand même : Des conseils oraux, manuscrits, tapuscrits ? Des remises de documents officiels (HAS par exemple) ou autres ? Des adresses de sites internet bien faits ?

Pour le reste il y a eu un certain nombre d'avis donnés sur twitter.

Ce n'est pas à mon avis la peine de s'emmêler les neurones en retenant trop de choses (surtout les fausses).

Vous pouvez consulter avec intérêt un billet de blog du docteur Michaël Rochoy sur la question qui est d'un grand intérêt, d'une grande exhaustivité, avec lequel je ne suis pas toujours d'accord sur la prise en charge de cette gale commune, mais vous vous ferez votre avis : LA.

Voici ce que propose une dermatologue de twitter (@phtiriasis) et qui me paraît bien fichu.


Mais il y a d'autres conseils tout aussi judicieux, dont ceux de @docteurgece.






samedi 21 janvier 2023

Histoire de santé publique sans consultation : une bronchite. 11

Cette campagne date de 2002

Histoire de bronchite.

Le fils d'un de mes amis me demande par SMS de l'appeler parce qu'il est malade.

"Salut. Qu'est-ce qui t'arrive ?"

Il tousse au téléphone.

"J'ai une bronchite qui ne passe pas."

Il a quarante-neuf ans.

"Comme le médecin traitant que tu m'as indiqué ne pouvait pas me prendre, j'ai regardé sur Doctolib. J'ai eu un rendez-vous le jour même à son cabinet avec un jeune type. Il ne m'a même pas examiné. Il n'a même pas sorti son stétho... Il m'a prescrit de l'azithromycine pour trois jours, un sirop pour la toux, des gouttes dans le nez et du Doliprane.

- Cela fait combien de temps ?

- Trois jours.

- Et ?

- Il m'avait dit que je serais guéri en trois jours...

- T'as de la fièvre ?

- Non. Mais je suis encombré.

- Tu tousses beaucoup ?

- Plus tellement.

- Hum. C'est qui, le mec ?"

Le jeune docteur est un remplaçant, le neveu du type qu'il remplace...

Je rassure A et lui dit que le temps moyen de guérison d'une bronchite, c'est, en ce moment, une dizaine de jours (j'invente puisque je ne pratique plus et je lui raconte une histoire d'Allan...).

"OK. Donc, je ne m'inquiète pas...

- Non. Tu me rappelles si tu veux..."

***

Quelques réflexions en ordre dispersé.

  • Pourquoi un homme de 49 ans sans antécédents particuliers (il est hypertendu traité) consulte-t-il un médecin pour une bronchite quasiment non fébrile ?
  • Pourquoi un médecin Doctolib ne sort-il même pas son stéthoscope pour examiner un patient tousseur ?
  • Est-ce que cela a un intérêt de poser un stéthoscope sur la poitrine d'un patient qui présente une bronchite ?
  • Est-ce que ne pas même lui poser une question sur les traitements qu'il prend (un anti hypertenseur ) est normal ?
  • Est-ce que prescrire trois jours d'azithromycine pour une bronchite volontiers virale est acceptable d'un point de vue individuel (pour ce patient-là et pour la collectivité -résistances) ?
  • Est-ce que dire au patient, selon les dires du patient, que la bronchite sera guérie en trois jours est bien raisonnable ?
  • Est-ce que la boomerophobie est une maladie soluble dans la jeunesse ?

***

Ai-je oublié quelque chose ?


 

jeudi 19 janvier 2023

Misère de l'épidémiologie, épidémiologie de la misère : Première partie.

Déclaration de Conflit d'intérêts : je ne suis a priori ni contre ni pour, j'analyse les essais publiés en respectant la hiérarchie classique des niveaux de preuves.

J'ai déjà écrit un billet en mars 2020 : LA

L'idée de ce billet : LA


Rajout le 01/02/2023 qui complète ce que j'ai écrit plus tard avec un grand à-propos. 
Une analyse de la Cochrane (ICI) dont je vous ai parlé déjà LA sur la prévention des affections respiratoires par des mesures-barrières comme le port des différents masques indique : 
There is a need for large, well‐designed RCTs addressing the effectiveness of many of these interventions in multiple settings and populations, as well as the impact of adherence on effectiveness, especially in those most at risk of ARIs. 

1. Misère de l'épidémiologie (et des épidémiologistes).

La grippe saisonnière.

Savez-vous combien d'études épidémiologiques robustes ont été menée en France concernant la grippe saisonnière depuis la première commercialisation du vaccin ?

(Rappelons que le premier vaccin anti grippe saisonnière a été utilisé en 1944-1945 pour vacciner le corps expéditionnaire américain en Europe. Rappelons que c'est en 1947 que l'Institut Pasteur créa le premier vaccin "français".)

Savez-vous combien d'études contrôlées solides ont été menées en France pour évaluer l'efficacité de la vaccination anti grippale depuis 1947 sur des critères aussi variés que : la mortalité, le nombre de cas graves, le nombre de cas symptomatiques, le nombre de porteurs sains, le nombre de contaminations en population générale, le nombre de contaminations dans les lieux de soins, le nombre de contaminations à l'école, dans les familles, dans les entreprises ? 

Zéro.

Savez-vous combien d'études épidémiologiques robustes ont été menée en France concernant la grippe saisonnière depuis la pandémie de 1968 ?

(Rappelons que Sanofi, une multinationale française, détient 33 % de part de marché sur la commercialisation de ces vaccins dans le monde.)

Zéro.

Savez-vous combien d'études contrôlées solides ont été menées en France pour évaluer l'efficacité des mesures-barrières en cas de grippe saisonnière sur des critères aussi variés que : la mortalité, le nombre de cas graves, le nombre de cas symptomatiques, le nombre de porteurs sains, le nombre de contaminations en population générale, le nombre de contaminations dans les lieux de soins, le nombre de contaminations à l'école, dans les familles, dans les entreprises ? 

Zéro.

Où sont passés les profits de Sanofi ?

(Rappelons que les mêmes qui traitent de covidosceptiques, de rassuristes, d'eugénistes et d'autres noms d'oiseau, les médecins et autres qui exigent pour le Covid des essais de qualité, des essais contrôlés et autres fadaises sur l'efficacité des vaccins - et, entendons-nous l'efficacité à terme des vaccins sur les décès et les cas sévères a été démontrée par des essais dont nous aimerions cependant disposer des données brutes- eh bien, depuis 1968, ils se sont comportés, selon leurs termes, comme des gripposceptiques, des gripporassuristes, des grippoeugénistes, alors que, selon les chiffres officiels (et que nous avons largement contestés, il y aurait eu, depuis 1968, 10000 à 15000 morts par an en France soit 540 000 à 810 000 morts pendant la période !) Le scandale de l'absence d'essais menés dans la grippe saisonnière à la fois sur les vaccins et les mesures non pharmaceutiques est un Himalaya par rapport à la roche de Solutré !

Voulez-vous connaître l'efficacité globale de la vaccination anti grippale saisonnière (avouons que ce chiffre est très contestable puisque la grippe est saisonnière, que le vaccin ne comporte pas toujours les souches responsables des épidémies, qu'il existe une différence très forte de réponse immunitaire entre personnes âgées -les plus à risque- et personnes plus jeunes, et cetera) ? Selon la collaboration Cochrane : 31 %

Où étaient les épidémiologistes ?

Où étaient les masques dans les hôpitaux en période d'épidémie grippale ?

Où étaient les virologues ?

Où étaient les masques dans les cabinets médicaux en période d'épidémie grippale ?

Où étaient les infectiologues ?

Où étaient les masques dans les transports publics en période d'épidémie grippale ?

Où étaient les hygiénistes ?

Où étaient les aérateurs dans les écoles, dans les bureaux, dans les usines, dans les administrations ?

Où étaient les médecins ?

Où étaient les zones de sas dans les services d'urgence en période d'épidémie de grippe ?

Où étaient les directeurs d'hôpitaux ?

Ils avaient piscine.

Hors de France, une méta-analyse du CDC (ICI) analysant 14 essais contrôlés a montré que le port du masque ne réduisait pas significativement la transmission de la grippe saisonnière. Quant à la collaboration Cochrane, une analyse datée de novembre 2020, LA, a montré  les mêmes résultats sur les interventions en santé publique. Ajoutons également que des essais menés sur le rhume commun (ICI une étude japonaise sur le port du masque) et sur le VRS (LA, mais de 1981 !, on comprend pourquoi les chercheurs n'ont pas voulu pousser plus loin les essais, pour ne pas se planter, donc, une étude états-unienne sur le port de masques et de blouses) ont échoué.


Le Covid.

Ainsi, depuis janvier 2020, voulez-vous que je pose les mêmes questions concernant le Covid ?

A un détail près : le leader mondial des vaccins contre la grippe saisonnière, Sanofi, ne mène plus le jeu, il est devenu l'ex leader mondial des vaccins. A force de ronronner, à force de ne pas faire d'essais cliniques en raison de l'effet parachute (ça marche, dont il ne serait pas éthique de mener des essais contrôlés), à force de payer des experts et des Key Opinions Leaders à ne rien faire sinon à diffuser l'inaction officielle, ils ont oublié d'innover.

Savez-vous combien d'études contrôlées solides ont été menées en France et dans le monde pour évaluer l'efficacité de la vaccination anti Covid depuis 2021 sur des critères aussi variés que : la mortalité, le nombre de cas graves, le nombre de cas symptomatiques, le nombre de porteurs sains, le nombre de contaminations en population générale, le nombre de contaminations dans les lieux de soins, le nombre de contaminations à l'école, dans les familles, dans les entreprises ? 

La réponse n'est pas zéro.

Nous disposons de données solides sur l'efficacité des vaccins anti covid sur les décès et les formes graves (delta).

Nous disposons de données solides sur la balance bénéfices/risques chez les adolescents (risque de myocardite post vaccinale).

Ces données sont malheureusement évanescentes dans la mesure où apparaissent de nouveaux variants qui déjouent ce que l'on savait des variants précédents concernant la transmission, la virulence, la gravité.

C'est pourquoi, désormais, les essais cliniques contrôlés sur les vaccins et notamment sur l'utilisation de boosters sont fondés sur des taux d'anticorps, voire sur des taux d'anticorps chez des souris. Parce qu'il faut faire vite et parce que l'effet parachute (l'évidence de l'efficacité). Les épidémiologistes proposaient la vaccination annuelle pour la grippe saisonnière et il semble qu'ils sont sur le point de proposer les rappels trimestriels... 

Savez-vous combien d'études contrôlées solides ont été menées en France et dans le monde pour évaluer l'efficacité des mesures-barrières en cas de Covid sur des critères aussi variés que : la mortalité, le nombre de cas graves, le nombre de cas symptomatiques, le nombre de porteurs sains, le nombre de contaminations population générale, le nombre de contaminations dans les lieux de soins, le nombre de contaminations à l'école, dans les familles, dans les entreprises ?

La réponse n'est pas zéro.

Mais les réponses sont douteuses.

Nous avons déjà rappelé ICI les résultats de l'étude danoise (LA) de mars 2021 comparant, en addition des mesures barrières classiques, l'efficacité du masque sur la contamination mais il s'agissait d'une étude non aveugle et menée chez des personnes utilisant les transports en commun et le travail en lieu clos et le nombre de biais est important, étude négative, et ceux de l'étude menée au Bangladesh (ICI) entre fin 2020 et début 2021 montrant dans des villages une diminution significative du nombre de cas symptomatiques séroprévalents avec port de masques chirurgicaux.

Comment les excité.es de la transmission manuportée et du SHA (Solution hydro alcoolique) qui diffusaient à l'envi des essais tronqués, des essais mal fichus ne correspondant à aucun standard scientifique, qui vantaient des vidéos lunaires (notamment celle du fameux NPS) afin que la ménagère de moins de 50 ans, avant d'aller faire ses courses, en entrant dans un supermarché, en en sortant, en rentrant chez elle, se "lave les mains" comme un chirurgien avant d'entrer en salle d'opération ? 

En revanche, il y a eu de nombreux essais épidémiologiques cas-témoins rétrospectifs, le plus souvent à partir de données recueillies sur dossiers électroniques (on sait ce que cela vaut), dont on connaît la déplorable robustesse méthodologique dont les résultats étaient parfois non significatifs et parfois significatifs... 

Un certain nombre de personnes (médecins, non médecins, chercheurs, non chercheurs, associations de malades) veulent faire croire que l'accumulation d'études de faible niveau de preuves les rendra robustes et qu'il suffit de ne pas les lire pour s'en persuader. Et ainsi en est-il des essais sur le Covid long. Il y a eu des milliards de cas de Covid dans les monde et aucun institut de recherche n'a eu l'idée, sans doute saugrenue, de mener de "vraies" études prospectives comparatives sur le covid long.

Que de temps perdu !

Ces études auraient été nécessaires et obligatoires puisque l'on sait que les vaccins antiCovid efficaces contre les formes graves protègent mal contre la contamination !

Nous en sommes donc restés au principe de prévention. Nous savons que le virus se transmet par aérosol mais nous ne savons toujours pas s'il existe des mesures significatives pour l'éviter.


2. Epidémiologie de la misère (et des miséreux).

A suivre

dimanche 15 janvier 2023

Bilan médical du lundi 9 janvier au dimanche 15 janvier : massacre des étudiants en médecine, accidents de travail, vaccin Covid, Covid long, tamiflu, industrie, Prescrire, cancer de la prostate, femmes pauvres, Rochoy.

 

Roger Blanchon
Métaphore des soins primaires

12. Le massacre lors de la formation hospitalière des médecins.




13. Les accidents du travail : un problème de santé publique

Les chiffres de 2022 n'ont pas encore été publiés.

En 2021 :

  • 604 565 accidents de travail et accidents de trajet
  • L'indice de fréquence est de 31 pour 1000 salariés
  • 645 accidents mortels : dans la quasi totalité des cas il s'agit de travailleurs manuels.
Voir ICI

La prévention des accidents du travail est-elle essentiellement médicale ? Non.



14. La collection des études de très bas niveau de preuves continue sur la vaccination anti Covid

  • Etudes sponsorisés par l'industrie des vaccins
  • Etudes de cohorte cas-témoin rétrospectives
  • Significativité statistique laissée au vestiaire
  • Présentation des chiffres en valeur relative et non en valeur absolue
  • Conclusions triomphantes et hâtives dès le preprint

Un preprint du Lancet (ICI) indique que les boosters bivalents sont efficaces. 


Eric Topol est enthousiaste (LA) : 


Quant à Paul Offit il s'interroge (ICI) sur la nécessité de vacciner des jeunes gens peu à risques de Covid en les boostant sur des variants qui vont bientôt disparaître.

Vinay Prasad l'est moins (ICI) : en signalant que Peter Marks (de la FDA) admet qu'il n'a pas demandé de données d'efficacité appropriées pour le booster bivalent.



Saul Leiter (1923 - 2013)

15. Et ça continue sur le Covid long.

Pour le covid long sur lequel j'ai déjà écrit ICI il existe 5 problèmes majeurs : 

  1. Un problème de définition : plus de 200 symptômes ont été identifiés avec des impacts multiples sur divers organes
  2. Un problème de causalité : on n'a pas encore retrouvé de lésions spécifiques liées au Covid
  3. Un problème de fréquence : dans le même article (ICI) les auteurs écrivent qu'il survient chez 10 % des patients ayant présenté une affection pulmonaire sévère due au Covid ; plus loin : l'incidence est estimée à 10-20 % des patients non hospitalisés ; plus loin : 50 à 70 % des patients hospitalisés et 10 à 12 % des vaccinés.
  4. Un problème d'essais cliniques de qualité et notamment des essais prospectifs.
  5. Un problème de prise en charge.
Voilà que paraît une étude israélienne dans le BMJ (ICI) indiquant que les patients ayant présenté un Covid modéré (mild) sont à faibles risques de conséquences pour leur santé un an après leur diagnostic.

Un certain Jérôme Larché, je cite : Docteur en médecine interne et spécialiste du Covid long, est interrogé par Léa Giandomenico dans une revue grand public et conteste les résultats de l'étude (LA) avec des arguments plutôt raisonnables. Dans cet article Antoine Flahault, un Fearmonger connu, reconnaît, je résume, que c'est rassurant.

Un article en forme d'éditorial publié sous l'égide de l'université du Minnesota (LA) est lui-aussi très critique sur les résultats de l'article israélien.

Qu'allons-nous devenir ?

16. Tamiflu : quand la pénurie de médicaments est un bienfait pour la santé publique

Des médecins se plaignent d'un manque de tamiflu (osetalmivir), produit inefficace, voire dangereux, dans la prise en charge des premiers symptômes de grippe saisonnière documentée.

L'éditorial est LA

Le titre : 


17. L'industrie pharmaceutique philanthropique

Voir LA l'article 



18. Ne pas prescrire selon la Revue Prescrire : les nouvelles molécules de 2022

LA



19. Dépistage du cancer de la prostate : rebelote.

J'ai une discussion vive sur twitter avec un urologue qui soutient les recommandations des Sociétés savantes, qui, comme chacun le sait sont dénuées de liens et de conflits d'intérêts, prônant un dosage systématique du PSA chez les hommes n'ayant pas d'antécédents entre 50 et 75 ans. Contre l'avis des agences gouvernementales partout dans le monde. Et il n'oublie pas le toucher rectal.

Je connais ses arguments, il ne connaît pas bien les miens, et il finit ainsi (je vous promets qu'il ne s'agit pas d'un montage).


Désespérant.

Dominique Dupagne sur le sujet (qu'il connaît bien) : LA

20. La condition des femmes pauvres dans le Neuf Trois vue par une gynécologue

C'est sur France Culture en 5 épisodes et c'est superbe et effrayant. LA



21. Et avant de vous endormir un billet de blog complet sur les voeux de santé du Président Macron. Par Michaël Rochoy. Des commentaires ad hoc


C'est LA et c'est super.