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jeudi 23 avril 2026

Paxlovid : enterrement du paxlovid en grandes pompes (corrompues). Ne pas en donner chez les vaccinés.


Nous avons déroulé sur ce blog et depuis 2022 les errements de la HAS concernant le paxlovid (nirmatrelvir - ritonavir).

Nous ne ferons pas d'autocitations, ICI. Mais vous pouvez consulter :




Tenons-nous en aux publications de la HAS : ICI, indiquant un Service Médical Rendu important (!).


Nous ne parlerons pas des conflits d'intérêts de la HAS en cette occasion (ce domaine que la HAS ne maîtrise pas du tout).

Nous ne parlerons pas de la manipulation des données par la HAS (mélanges de patients vaccinés et non-vaccinés, mélange d'essais contrôlés et non-contrôlés, artifices statistiques dignes des pires escroqueries de l'industrie pharmaceutique). RIP.

Nous ne citerons pas la société savante des médecins généralistes dont l'avis de 2022 était prudent, modéré et juste. C'est LA.

Un essai clinique randomisé est nécessaire pour valider l’utilisation du Paxlovid® chez les sujets vaccinés

Nous ne citerons pas les messages sur X des employés de l'industrie vantant le paxlovid dans le genre "on n'a pas besoin d'essais", "qui peut le moins peut le plus", "ne pas faire perdre de chances", "l'absence de preuves ne signifie pas la preuve de l'absence".

Ils se reconnaîtront et nous connaissons déjà leurs arguments fallacieux pour se défendre (en bon français, des arguments de merde ou en langage marketing, des éléments de langage). Ils ont le temps d'effacer leurs gazouillis muskiens ou muskistes.


***

Les dernières publications (toujours pas d'essais contrôlés) : LA, sont négatives. Des essais non payés par l'industrie.



La conclusion : 

Nous sommes ici dans un cas d'école : généralement l'industrie et ses employés défendent le fait de ne pas continuer de réaliser des essais contrôlés robustes parce qu'on sait déjà que c'est efficace. Désormais l'industrie, sans essais cliniques contrôlés robustes, se terre, engrange les millions de dollars et paye les agences gouvernementales (directement ou indirectement) pour ne pas bouger, agences qui auraient dû exiger des essais contrôlés complémentaires.

Confidence : tout le monde le sait.






dimanche 8 septembre 2024

Paxlovid (Pfizer) : arrêtez d'en prescrire chez les vaccinés et les non-vaccinés en ville ! Pfizer met le paquet sur le covid long sans études !




Je répète ce que j'avais publié en avril 2024 à la suite d'un essai paru dans le NEJM :



L'étude du NEJM : LA




Une étude récente fait le point sur les traitements antiviraux oraux du Covid. La HAS n'en tiendra pas compte.

L'étude est LA et date du 7 septembre 2024.

Conclusions

While early trial data show effectiveness of these therapies, the overall pooled effects are non-significant, suggesting that recommendations and use of approved oral COVID-19 treatment therapies need to be re-evaluated in the context of current viral strains and population immunity.



Le prix du Paxlovid aux US : 1390 $ pour 5 jours de traitement.






Et ce n'est pas faute de ne pas vous en avoir parlé.


En juin 2022 : LA


En février 2023 : LA







En juillet 2023 : ICI et l'étude alakhon est LA








L'offensive de Pfizer sur le Covid long

Une étude de faible niveau de preuves sur le covid long chez les enfants : LA.



Un éditorial dans le JAMA (LA)


Un éditorial écrit par un employé de Pfizer qui ne donne aucun élément de preuve.














dimanche 7 avril 2024

Bilan médical du lundi premier au dimanche sept avril 2024 : féminisation de la médecine générale, Attal : mort des soins primaires, méta-analyses, maladies chroniques, obésité, choix des traitements, paxlovid : stop, les pédiatres détestent les MG, soins palliatifs.

Brigitte Dormont déteste les soins primaires libéraux.


Féminisation de la médecine générale : une bonne chose pour les hommes MG !

Les attaques contre les femmes médecins généralistes viennent de partout et il est probable, soyons prudent, que ce soit un vieux fond de misogynie associé au discours dominant du patriarcat.

Passons sur la réflexion récurrente et pas toujours vraie/fausse : quand une profession se féminise, c'est qu'elle perd de sa valeur. Et les crétins de citer l'enseignement. 

L'idée première est celle-ci : les femmes MG travaillent moins que les hommes MG (en durée hebdomadaire, cela va sans dire). Elle travaillent moins, donc, disent les imbéciles, elles pénalisent les patients (les médecins le disent, les patients le disent, les économistes de la santé le disent) en réduisant l'offre de soins. 

Des données de 2012 (ICI) indiquaient seulement 10 % de temps de travail en moins.

Des données plus récentes de 2015 (LA) indique que le volume d'activité des femmes médecins était inférieur de 25 % à celui des hommes médecins. 

Ce sont des statistiques de faible niveau de preuves.

Retenons que les femmes MG travaillent moins que les hommes MG.

Essayons de réfléchir.

De quoi est-ce le symptôme ?

Rappelons que les données déclaratives des médecins sur leur temps de travail sont sujettes à caution (ils ont tendance à exagérer) et, dans le même temps, ils oublient les tâches administratives faites au ou hors cabinet (à leur domicile).

Quand la profession était très masculine, n'oublions pas que les femmes des MG hommes, surtout en province et en campagne, étaient souvent des bonniches non rétribuées qui répondaient au téléphone, servaient de secrétaires, classaient les factures, faisaient le ménage, s'occupaient de l'intendance, de la maison, des enfants, et cetera.

Les choses ont changé.

Les femmes MG, selon les données dont nous disposons, ne disposent pas d'un mari homme à tout faire, répondant au téléphone, servant de secrétaire, classant les factures, faisant le ménage, s'occupant de l'intendance, de la maison, des enfants, et cetera.

Elles veulent donc travailler moins. 

Et elles ont raison.

Tant et si bien que les hommes MG dont l'esprit était brouillé par le patriarcat, l'orgueil, la vocation et le pouvoir, ont commencé à se rendre compte qu'il était nécessaire de moins travailler. 

Les femmes MG ont donc été le facilitateur de la prise de conscience que la médecine générale, même exercée par des hommes, pouvait être une activité presque normale, avec des horaires presque normaux et une qualité de vie presque normale.


Premier Ministre hors sol torpillant les négociations conventionnelles.


Accès direct chez le spécialiste d'organe annoncé par Gabriel Attal.

Un seul commentaire : courage, les cardiologues, les dermatologues, les pneumologues.

Courage, les patients : les délais de rendez-vous vont s'allonger et les non-motifs de consultation d'un spécialiste d'organes augmenter.


Lapin à 5 €


Le traitement des maux de gorge et celui des cystites exfiltrés de la médecine générale.

Ou : comment faire de la médecine générale une spécialité d'organes en la confiant à des sous-spécialistes.

J'ai fait un fil sur X que l'on peut lire facilement sans X : ICI



La MGEN ne traite toujours pas les ALD



Les méta-analyses.




Le top du top ou le top du flop ? LA


Les méta-analyses sont censées clore les débats scientifiques. Souvent, elles entraînent encore plus de controverses.



Les maladies chroniques touchent plus souvent les personnes modestes...



... et réduisent davantage leur espérance de vie.

Le rapport est LA.

Nous en parlerons en détail la semaine prochaine.




La médecine anti-obésité des États-Unis d'Amérique se fait à la corbeille.



Plus de 9 millions de prescriptions de Wegovy (semaglutide) et d'autres molécules injectables aux EU d'Amérique pour les seuls 3 derniers mois de 2022. Les chercheurs de JP Morgan estiment que 30 millions de personnes pourraient utiliser des médicaments de la classe des GLP-1 en 2030, soit 9 % de la population...

Ces produits sont commercialisés en France t assèchent l'offre de soins pour les diabétiques.

Confusion dans le processus de choix des traitements.


Ce ne sont pas seulement les modèles théoriques qui confondent, ce sont aussi les médecins. Ils confondent la décision clinique (faire le diagnostic et envisager les prescriptions possibles) et la décision partagée ("Voici les avantages et les inconvénients des options thérapeutiques, décidons de celle qui sera la mieux adaptée pour vous).


Voici à quoi ressemble le covid long.


Via @JenSeniorNY

Si vous voulez en savoir plus sur l'EBM+, c'est LA.

Le paxlovid ne sert à rien (par rapport à un placebo) !

Nous allons être diplomates : compte-tenu de la situation épidémiologique actuelle (le virus circulant du Covid), la prescription de paxlovid chez des patients vaccinés ambulatoires présentant au moins un facteur de risque de gravité ne sert à rien. Pas plus chez les patients ambulatoires non vaccinés, insuffisamment vaccinés ou déjà Covidés.

L'étude est ICI.

Encore une fois (mais on va dire que je me répète) : rien ne vaut une étude contrôlée (même imparfaite) que les bruits de chiottes des études observationnelles cueillies quand elles confirment les préjugés. Voir ce papier : LA.

Le paxlovid ne sert plus à rien en ambulatoire, vaccinés ou non : arrêtez d'en prescrire !


Déprescrire.


Les pédiatres détestent les MG (sans les connaître) !

Les pédiatres hospitaliers pensent que la pédiatrie de ville doit s'apprendre à l'hôpital avec des malades hospitalisés : ils ont publié une tribune en ce sens dans Le Figaro. Ils ajoutent, les salopards, que si la mortalité infantile augmente en France, c'est à cause de ces putains de MG mal formés ! Vous chercherez vous-même le lien : c'est tellement Khon... Allez, je vous fais une fleur : c'est LA.

Les pédiatres hospitaliers répondront-ils à l'invitation du @DrePetronille s'exprimant sur X ?


La suite est sur X : LA.


Soins palliatifs et aide à mourir : va falloir en parler.



Le livre de la semaine : 






dimanche 7 janvier 2024

Bilan médical du lundi 1 janvier au dimanche 7 janvier 2024 (Avec un peu de 2023) : Janvier sec, antidépresseurs, HTA, masques, obésité infantile et ozempic, pratiques de soins non conventionnelles, HCQ, Fentanyl, Paxlovid, censure, cannabis.





1/2024. Le Janvier Sec

En vue du Janvier Sec (Dry January) qui est une belle auto promotion des addictologues en mal de lumière et qui n'ont jamais réalisé un essai clinique de leur vie, il faudrait passer dans les collèges ce magnifique documentaire concernant Shane McGowan et les Pogues. C'est inouï : ICI Cela ne peut pas donner envie de boire de l'alcool : c'estdévastateur.



On voit le niveau de preuves.



2/2024. Antidépresseurs : les Britanniques se posent des questions.

Des politiciens, des experts et des patients appellent le gouvernement britannique à agir pour inverser le taux de prescription des antidépresseurs (AD). ICI

Ils rappellent qu'en 10 ans la prescription d'AD a été multipliée par deux passant de 47,3 millions en 2011 à 85,6 millions en 2022-3, ce qui fait que 20 % de la population reçoit annuellement des AD. La moitié de ces patients sont des utilisateurs chroniques.

Pourtant la santé mentale des Britanniques ne s'est pas améliorée.

De nombreuses méta-analyses ont montré que les AD n'étaient pas plus efficaces que des placebos pour tous les patients mais seulement dans les dépressions sévères.

Ils parlent également des effets indésirables.

Ils proposent de diminuer drastiquement la prescription d'AD chez les malades dont la dépression est légère à modérée.

58 % des patients utilisant des AD pendant plus de 2 ans n'ont plus aucun symptôme de dépression, ce qui ne signifie pas qu'ils sont guéris grâce aux AD mais qu'ils auraient dû arrêter depuis longtemps.

Peter Gotzsche, activiste connu et pourfendeur des AD, répond LA et conteste même que l'utilisation des AD dans les dépressions sévères serait bénéfique. Les AD ne diminuent pas le risque de suicide ni les tentatives de suicides dans les formes sévères contrairement à la psychothérapie qui diminue le nombre de suicides et la récidive.

Vous lirez la bibliographie dans la lettre.



3/2024. La maladie est le salaire du péché selon Laurent Wauquiez.


Laurent Wauquiez est une injure à la méritocratie à la française.


4/2024. Dépister l'hypertension selon l'US Preventive Services Task Force. 

Le rituel de la prise de pression artérielle en cabinet de médecine générale est bien ancré. Et ne pas le faire pourrait entraîner de mauvaises notes sur Google. 

La conclusion de l'USPSTF, méta-analyse, bla-bla, LA, est que la mesure en cabinet manque de précision et pourrait conduire à des erreurs de diagnostic et (c'est moi qui précise)à des surdiagnostics et des surtraitements.

Tous les médecins savent qu'il ne faut pas se précipiter, savoir attendre, interroger sures conduites alimentaires, et cetera avant de prescrire un traitement à vie. 


Une campagne du Ministère de la santé sous l'ère Rousseau complètement à côté de la plaque.



5/2024. Sans masques


Nous sommes à la fin de la quatrième année du Covid et le (futur ex) ministre de la santé et la sous-ministre (future ministre par interim et par Urgo interposé), pas plus que la pharmacienne, ne portent de masques.



Sous-ministre proche du Ministère mais emberlificotée dans le pansement qui attache.


Rappel (pour les pros masques tous terrains et les anti masques tous terrains) :

  • Il n'y a pas d'études cliniques contrôlées sur des populations tout venant, pas plus d'ailleurs que dans les lieux de soin, qui montrent l'intérêt de porter un masque en général sur des critères de contamination, de nombre de cas, de cas sévères ou de de mortalité.
  • Mais il existe des études in vitro, en laboratoire, qui indiquent que le port du masque diminue les projections de virus d'individus à individus avec une gradation qui est FFP2 > masque chirurgical > masque en tissu.
  • Ainsi, il paraît licite, en suivant le principe de prévention, de porter un masque FFP2 dans des lieux clos et surtout dans les lieux de soins.



6/2024. L'obésité des enfants aux US.

Tout le monde sait que l'obésité aux US est aussi (pas seulement) un problème social : plus t'es un enfant pauvre, noir, hispanique, ou racisé en général, plus t'es gros (statistiquement).

Vinay Prasad rappelle que l'USPSTF conseille un régime adapté et de l'exercice physique.

Et note que l'Association Américaine de Pédiatrie conseille l'ozempic (dont on sait que les effets s'arrêtent à l'arrêt du traitement) pratiquement à vie (et on ne connaît pas les effets indésirables).



Eh bien, j'ai trouvé un commentaire formidable : après avoir admis que la perte de poids ne se maintenait pas après l'arrêt de l'ozempic, un médecin a écrit que cela ne le choquait pas puisque à l'arrêt des anti HTA la PA remontait.

Rude Boys- Brixton (1969) via Michael Wharburton



7/2024. Faut-il intégrer les pratiques de soins non conventionnelles au système de Santé ?

Belle initiative du journal Le Figaro qui publie ICI deux tribunes contradictoires sur le sujet.

Ce qui est tout à fait curieux, c'est que l'on en soit arrivé là.

Nous en avions parlé au moment du débat sur la pratique de l'homéopathie et sur son déremboursement, mais la tâche est tellement vaste... qu'il vaudrait mieux demander : "Faut-il continuer à intégrer des pratiques de soins non validées par les preuves dans le système de santé ?"

On rappelle que des études états-uniennes ont montré (il y a des variations) que seules 54 % des prises en charge de soin dans les grands hôpitaux US éteint validées. Voir ICI pour plus d'informations.




8/2024. Les études rétrospectives




Tous les vaccinolâtres et autres académiques qui ont la frousse qu'un de leurs mots ou qu'une de leurs déclarations puissent donner un argument aux antivaxx ont vanté cette étude (LA) qui est d'un niveau méthodologique ultra médiocre. 

Il y a même des spécialistes de la taxonomie des preuves en fonction de leur poids qui ont crié au miracle. 

N'oubliez pas que les études merdiques qui vont dans le sens de nos préjugés deviennent magiques. 





9/2024. La fameuse méta-analyse HCQ avec estimations.


On en parlera la semaine prochaine car c'est assez extraordinaire (ICI) : 
  • 199 morts estimés en France à cause de HCQ
  • 18000 morts par accident médicamenteux en 2013 (en une année).
La phrase de conclusion de l'article : "Although our estimates are limited by their imprecision, these findings illustrate the hazard of drug repurposing with low-level evidence."


10/2024 Le Fentanyl touche les enfants aux US (pas en France où nous avons les meilleurs médecins du monde).

C'est un article du journal Le Monde et il est payant : LA.

Via Anne Jouan.



11/2024. Paxlovid

Voir l'article LA.

Rappelons que Paxlovid :

  • est efficace chez les patients non vaccinés
  • n'a pas été testé chez les patients vaccinés
  • s'est montré inefficace chez les patients hospitalisés sévères





12/2024. Censure en Santé : une tentation récurrente

Ce blog est super.

Lisez-le.

L'article est LA.

Il raconte, de façon quasiment apocalyptique, comment l'INCa, l'Institut National du Cancer qui ne sait toujours pas ce qu'est un surdiagnostic en cas de dépistage des cancers, veut pénaliser, donner des amendes, emprisonner le refus de se faire traiter à partir du moment où le traitement est jugé bénéfique par les patients !

Cela n'a pas été voté !


13/2024. CANNABIS

Voici ce que les cannabisolâtres affichent.


On en discutera la semaine prochaine.

Car ce que j'ai découvert sur X est assez rigolo et inquiétant.