jeudi 24 février 2022

Scoop : le taux de vaccination contre le Covid est lié au niveau socio-économique, pas à l'immoralité des sujets !



Patatras !

Les scientistes axiologiquement neutres n'ont cessé de nous bassiner avec le fait que les personnes qui ne se vaccinaient pas étaient des paucineuronaux qui ne méritaient pas d'avoir le droit de vote, des sans-coeur qui ne se préoccupaient pas des autres, des décérébrés de l'altruisme qui ignoraient ce qu'était le vivre-ensemble, des mangeurs d'enfants, des tueurs de vieux, des darwinistes sociaux qui laissaient faire la nature, des Laissez circuler, des Vivre avec, des signataires de la Déclaration de Great Barrington, 

et ne me dites pas #PasTous, car il suffit de se pencher, de remonter les TL sur twitter, de parcourir les propos sur FaceBook, pour retrouver ces messages d'éminents humanistes,

il y en a même eu, étaient-ce ces scientistes ARNment purs ?, qui proposaient aux non vaccinés de leur casser la gueule, de leur dédier des hôpitaux sans antibiotiques, sans moyens de réanimation, pour les mettre devant leurs prises de position, pour les éliminer, pour qu'ils cessent de contaminer leur famille, leurs collègues, leurs voisins de paliers et, surtout, les immuno-déprimés livrés sans défenses à la vindicte des demeurés qui pensaient que les vaccins contenaient des puces nazies, et cetera...

Patatras, donc !

Voilà qu'une étude publiée par la DREES, ICI, ne dit pas tout à fait la même chose.

La bonne conscience des élites en prend un coup.

Des élites mitigées. Ces élites qui ne savaient pas qu'elles nourrissaient en leur sein des génies malfaisants ou des génies intellectuels comme les membres de l'IHU de Marseille, Didier Raoult (grand prix de l'INSERM en 2010), ou des hygiénistes ignorant toujours la transmission du SARS-covid-19 par aérosolisation...

Ainsi, les bas-de-plafond, les sans-dents, les complotistes de tous poils, les imbéciles, les manipulateurs, les non vaccinés, eh bien, grosso modo, statistiquement, ils sont (selon le tableau 2) :



 

  1. Plutôt pas diplômés
  2. Plutôt appartenant à de "basses" catégories socio-professionnelles
  3. Plutôt avec un faible niveau de vie
  4. Plutôt immigrés hors EU
  5. Plutôt descendants d'immigrés hors EU
Et tout est à l'avenant : pour l'intention de se faire ou non vacciner, de faire vacciner ou non ses enfants, de  vacciner ou non les femmes enceintes.

Avec ceci qui va toujours dans le même sens (la fracture numérique) : 



Donc, les scientistes axiologiquement neutres qui font de la médecine comme on vend des glacières à des Inuits, et comme si  seules les Catégories socio-professsionnelles supérieures avaient un soupçon de possibilité de comprendre la médecine comme une science exacte, ce qui est faux, et qui pensent que les patients/personnes qui ne pensent pas comme eux sont de profonds débiles, retenez, à moins que vous ne le pensiez vraiment, que les non vaccinés comme ceux qui continuent de fumer, de pratiquer des métiers dangereux, comme ceux qui n'ont pas accès aux diplômes, aux fins de mois faciles ou dont leurs origines présentes ou anciennes ne sont pas communautaires, ne le font pas exprès, ne méritent pas vos sarcasmes, votre mépris et vos jugements moraux.

Gardez cela dans les poches de vos blouses blanches bien caché sous un mouchoir en papier.

Et pratiquez le Aller Vers et la pédagogie.


dimanche 20 février 2022

Bilan (partiel) de la semaine entre le lundi 14 février et le dimanche 20 février 2022.

Pier Paolo Pasolini (1922 - 1975)
Mon indépendance qui est ma force induit ma solitude qui est ma faiblesse

Insuffisance rénale

Une MG pose une question :


Réponse d'un néphrologue :


Et la suite qui paraît le plus important : 



Clair.

Et ICI un article complet.

La chute de la maison Ioannidis ?

David Gorki assassine le dernier article du maître, parle de La Great Barrington Declaration, du Kardashian Index et du John Snow Memorandum.


Il en profite pour assassiner Vinay Prasad et écrit ceci : 

"Je conclurai en me demandant à propos de John Ioannidis ce que je demande à tout scientifique ou médecin  que je considérais avant la pandémie comme raisonnable ou même qui pouvait être admiré pour sa rigueur scientifique et médicale : est-ce que quelque chose en eux a changé ou est-ce qu'ils ont toujours été comme cela et que je n'avais pas remarqué ? Pour ce qui est du docteur Vinay Prasad, je retiens la deuxième explication. Pour John Ioannidis, je ne sais pas encore."

La sur mortalité Covid

Il semble qu'un consensus se fasse sur la façon de parler des morts dues au Covid : il vaut mieux parler d'excès de mortalité que de mortalité en général.  C'est moins sexy mais plus juste.

Voici un schéma qui date de décembre 2021 et qui compare différents pays et qui est issu de l'OCDE



Il y a une autre version issue de Our World Data qui date du 16 janvier 2022


Commentaires : la diversité du recueil des données rend ces analyses complexes mais elle donne une idée des différences entre pays et du rôle des politiques de santé publique (toutes choses égales par ailleurs : population, densité, situation géographique, et cetera...)


Le taux d'infections, d'hospitalisations et de décès selon les groupes d'âge seraient-ils à prendre en considération ?

Document officiel des CDC US : il existe donc des facteurs de risques... Et encore ces chiffres ne tiennent pas compte des conditions économiques, du niveau socio-éducatif, de la race, de l'obésité et de l'accès aux soins...



Sur diagnostics de maladies mentales chez les enfants et les adolescents

Une étude allemande (LA) qui consiste en une analyse de la littérature souligne que chez les enfants et les adolescents il existe à la fois des sur diagnostics de maladies mentales, des faux positifs et des erreurs diagnostiques concernant ces mêmes maladies. Les maladies es plus citées sont les troubles du déficit et de l'attention ainsi que les troubles bipolaires.

Les auteurs préconisent une plus grande attention pour désigner les troubles décrits par les enfants et les adolescents, la conduite de recherches étonnamment peu nombreuses aujourd'hui et le danger de sur prescrire.

Une étude allemande à la fois rassurante et inquiétante sur les conséquences du Covid sur la santé mentale chez les adolescents.

Cette étude (ICI) compare la santé mentale des adolescents Covid + et Covid - . Elle est plutôt rassurante car elle souligne, à part sur le critère tristesse, qu'il n'existe aucune différence entre les deux groupes en termes de fréquence des signes et que le nombre de Covids longs est plus faible qu'attendu. 

Elle souligne en revanche les effets de la pandémie sur la santé mentale des adolescents et la nécessité de les prendre en charge.


Seulement en UK

Quand les scientifiques et/ou médecins britanniques reconnaissent les erreurs d'appréciation qu'ils ont commises durant la pandémie : roboratif.


C'est tout pour cette semaine.

dimanche 13 février 2022

Bilan (partiel) de la semaine du lundi 7 février au dimanche 13 février 2022.

Félix Valloton (1865 - 1925)
Place aux Andelys


Qui sont les médecin.e.s fidèles de l'Eglise de Présomption ?

Les médecins qui demandent des études contrôlées pour des concepts qu'ils n'aiment pas
et 
Les médecins qui acceptent des études observationnelles pour des choses qu'ils aiment.




Les morts en excès sont la meilleure façon de comptabiliser la pandémie de Covid

Le calcul des morts en excès est la meilleure façon de rendre compte de la pandémie et surtout si l'on souhaite faire des comparaisons entre les pays.
En plus du nombre de cas et du nombre relatif de décès.




Les 548 leaders d'opinion français sont largement rémunérés par l'industrie 

Personne ne s'en doutait mais cette très belle étude rétrospective française remet les pendules à l'heure. Les leaders d'opinion ont plus de liens financiers que les non leaders d'opinion.

C'est ce qu'on appelle l'expert mongering ou la fabrique des experts, voir LA pour les différents modes de fabrication.




L'industrie pharmaceutique entrave les actions de l'OMS pour fabriquer le vaccin anti Covid en Afrique

Et notamment BioNTech (Pfizer)




Il n'y a pas une épidémie d'autisme mais une épidémie de diagnostics d'autisme

Article passionnant écrit à la suite de cette constatation suivante : les chercheurs des CDC (EUA) ont montré que les taux rapportés d'autisme sont passés de 1 pour 150 en 2000 à 1 pour 54 en 2016 et à 1 pour 44 aujourd'hui.
L'auteur passe en revue tous les facteurs qui pourraient expliquer cette "épidémie".
Il s'agit sans doute de diagnostics en excès.




La vaccination des enfants de 6 mois à 4 ans contre le Covid (aux EUA)

Puisque les études ne sont pas concluantes dans cette classe d'âge : demandons à la FDA une autorisation accélérée de mise sur le marché.




Les complications cardiaques au long cours du Covid : vrai ou faux ?

Un article est peu dans Nature : LA.

A peine paru, voici que 

Florian Zores, cardiologue, dont le blog est particulièrement informatif et sourcé (LA)
commente sur twitter




et la suite des tweets  LA

Thibault Fiolet commente sur twitter :
Premier tweet


et la suite des tweets : LA

J'émets des réserves et voici la réponse de Zores


Et, dans l'intervalle, voici un commentaire acerbe de Vinay Prasad sur la même étude

Avouons que ce n'est pas de la tarte de se faire une idée de tout cela et que l'on comprend que le citoyen lambda.




Un test salivaire pour détecter l'endométriose ?

Je vois ce tweet sur mon fil :



Je recherche l'article source.
Il est LA.

Je me dis : pourvu que cela soit vrai.
Je me dis : pourvu que cela ne soit pas une arnaque comme l'affaire Theranos (LA)
Je me dis : pourvu que cela ne soit pas une fausse bonne nouvelle (ICI)


Encore une fois je me suis limité tant les sujets étaient nombreux cette semaine, je n'ai pas parlé des EHPAD, du RSA non perçu par les personnes qui pourraient l'obtenir (et non analysé par les services statistiques de l'Etat françai, des propositions du syndicat MGFrance pour la médecine générale, et cetera, et cetera).

Qui trop embrasse mal étreint.



dimanche 6 février 2022

Bilan (partiel) de la semaine du lundi 31 janvier au dimanche 6 février 2022

Monica Vitti : 1931-2022


Nous avons pu lire, et la quantité de littérature est telle que nous avons dû faire un choix, le fameux cherry-picking, afin de mettre en valeur des articles peu commentés par le main stream ZéroCovid (cette assertion est en train de décourager les plus vaillants)

Entretien Gilbert Welch Vinay Prasad




Cet entretien est LA : il est accessible (anglais très compréhensible après une période d'adaptation dû au flow des deux intervenants) et il est possible de disposer des sous-titres en anglais.

A voir absolument pour comprendre les problèmes que posent le dépistage, le sur diagnostic et les politiques de santé (dont, récemment, la mise en place d'expérimentations localisées et adoubées par la Haute Autorité de Santé pour dépister le cancer du poumon chez des fumeurs en pratiquant des scanners faibles densité). 

Le lobby du dépistage que j'appelle par ironie l'Eglise de Dépistologie est pour.

Voir ICI les commentaires de Cancer Rose sur ce dépistage, mais le site est surtout spécialisé sur la critique du dépistage organisé du cancer du sein, il y a énormément de resources sur le site (et sur ce blog), mais, de façon juste, sur le rappel du droit des patientes à être informées de façon équitable sur le sujet : gains à en attendre ou pas, sur diagnostics, sur examens complémentaires, sur traitements.


Gilbert Welch avait publié en 2001 un livre (en français : Rendre les gens malades par la poursuite de la santé) que tout praticien devrait avoir lu et qui doit être aux programmes de toutes les Facultés françaises de médecine (mon oreillette m'indique que non) : tout y était.




Qu'est-ce qu'un sur diagnostic ?

L'entretien entre Welch et Prasad parle de sur diagnostics et en particulier le fait que l'on a diagnostiqué à une période six fois plus de mélanomes sans que cela change en quoi que ce soit à la courbe de mortalité : cela signifie que détecter plus tôt ne sert à rien et que ce sont les traitements qui ont fait des progrès.

Welch parle de sur diagnostics, c'est à dire d'authentiques tumeurs (mélanomes) qui sont indolentes : il n'y a pas eu, conclut-il, d'épidémie de mélanomes mais une épidémie de diagnostics de mélanomes. 

Je réalise un sondage sur tweeter (peu de personnes répondent) afin de savoir ce qu'est un sur diagnostic avec 4 choix :
  1. Un faux négatif
  2. Un faux positif
  3. Un cancer
  4. Une chimère.
71 % des votants pensent que c'est un faux positif !

La bonne réponse est 3.

Covid long

Une étude danoise comparative sur dossiers, rétrospective, avec des interrogatoires électroniques sur internet avec faibles taux de réponse dans les deux groupes, remet en cause la fréquence des covid longs chez les 0-19 ans, leur gravité et, surtout, doute sur la validité des signes cliniques assumés par certains comme pathognomoniques du Covid long (voir LA).

• 0.8% of SARS-CoV-2 positive children reported symptoms lasting >4 weeks (‘long COVID’), when compared to a control group.
• The most common ‘long COVID’ symptoms were fatigue, loss of smell and loss of taste, dizziness, muscle weakness, chest pain and respiratory problems.
• These ‘long COVID’ symptoms cannot be assigned to psychological sequelae of social restrictions.
• Symptoms such as concentration difficulties, headache, muscle- and joint pain as well as nausea are not ‘long COVID’ symptoms.
• In most cases ‘long COVID’ symptoms resolve within 1-5 months.

Remarquable constatation : Children in the control group experienced significantly more concentration difficulties, headache, muscle and joint pain, cough, nausea, diarrhea and fever than SARS-CoV-2 infected

Le mythe de la sur mortalité chez les médecins

No comments.

Source : François Malaussena

Une étude sur l'efficacité des masques émanant des CDC qui pose problème

Grosse émotion à propos de la sortie d'un article rapportant l'efficacité des masques sur la transmission du Covid : ICI.

Beaucoup de commentaires élogieux un peu partout.

Dans la discussion les auteurs analysent 8 limitations à leur étude.

Vinay Prasad démonte l'étude avec une alacrité terrible : LA

Et Thibaud Fiolet la défend : ICI

A vous de voir.

C'est tout pour cette semaine.



mardi 25 janvier 2022

Le port des masques en tissu : les données de la science, le retour en arrière, le principe de précaution et la prévention.

Masque de pompier. New-York. 1896


Au début de la pandémie j'ai prôné le port des masques en tissu. 

Faute de mieux. 

Parce qu'il n'était pas possible de se procurer des masques chirurgicaux et a fortiori des masques FFP2 (mais j'avais des patients qui en disposaient en raison de leurs activités professionnelles : travailleurs du bâtiment, staffeurs, peintres, et cetera). 

J'en ai distribué à des patients, j'ai vanté leur utilisation parce que "c'est mieux que rien", et cetera. 

Tout en portant en mon cabinet, dans la rue, des masques chirurgicaux que j'avais stockés en prévision de rien (qui aurait pu imaginer ?...) et ensuite ceux qui m'étaient aimablement fournis par l'Assurance maladie. Charité bien ordonnée... Et des masques FFP2 en présence de malades suspects.

Il n'y avait pas de vaccins.

Que faisais-je à cet instant ?

J'ai identifié cinq réponses :

  1. Je me suis conformé aux données de la science 
  2. J'ai appliqué le principe de précaution 
  3. J'ai fait de la prévention 
  4. J'ai fait du bullshit 
  5. J'ai proposé des mesures qui se sont avérées fausses et qui vont à l'encontre de la vérité de la science.

Pour répondre à la question il faut d'une part se reporter à janvier 2020 et d'autre part rappeler la situation aujourd'hui.

En janvier 2020, il y avait pénurie de masques chirurgicaux et FFP2 (pour les responsabilités...), notamment à l'hôpital.

L'aérosolisation était une donnée nouvelle (dans le cas de la grippe saisonnière le virus, plus lourd, "vole" moins) et les autorités privilégiaient l'hypothèse projectionniste (les crachats), l'hypothèse de la transmission par contact (d'où l'obsession du SHA et du lavage des mains) ainsi que la présence du virus sur les surfaces (l'hystérie du lavage des sols).

Aujourd'hui, des études indiquent que la transmission par aérosol est prédominante et notamment dans les espaces clos. 

Aujourd'hui, une étude contrôlée indique, chez l'adulte, et notamment chez les patients d'âge supérieur à 59 ans, et dans des populations non vaccinées, que les masques en tissu sont peu efficaces et que la bonne utilisation (groupe actif avec recommandations vs groupe contrôle sans recommandations) ainsi que le port de masques chirurgicaux réduisent significativement la transmission du virus et la séroconversion (Etude Bangladesh : ICI).

Ainsi, quand, avec d'autres je préconisais le port de masques en tissu, 

1) Je ne me conformais pas aux données de la science (il n'y avait pas d'essai contrôlé)
2) Je n'appliquais pas le principe de précaution car on savait les dangers et les modes de transmission du virus
3) Je préconisais de la prévention sans preuves
4) Je faisais donc du bullshit
5) J'ai été imprudent et ma parole s'est trouvée invalidée, ce qui a nui aux conseils suivants.


Conclusion.

Pourquoi faut-il faire des études contrôlées sur le port des masques en milieu scolaire (et en fonction des tranches d'âge) avec comme critères la transmission symptomatique et la séroconversion ?

Parce qu'il faut recommander à des millions de personnes des données éprouvées.

Parce que, à l'instar de ce qui se passe chez l'adulte, il faut éliminer le biais de la mauvaises utilisation des masques, c'est à dire en conditions réelles, chez les enfants. Quitte à faire porter des masques, sont-ils efficaces ?

Mais, bien entendu, cela ne met pas à la trappe la ventilation de l'air dans les classes et le reste.


PS du 26/01/2022 :

Remarquable étude (Qualimask) sociologique (française) sur le port des masques chez les adultes : ICI qui justifie encore et encore plus de réaliser des études contrôlées sur le port du masque en situation réelle avec comme critères : transmission (symptômes et séroconversion), hospitalisation, décès. Je n'ose même pas imaginer ce genre d'étude sociologique chez les enfants et les adolescents...




dimanche 16 janvier 2022

Bonne année 2022



Le premier billet de blog a été publié ici le 7 août 2007.


Je souhaite une bonne et heureuse année 2022 à tous les lecteurs de ce blog, médecins, professionnels de santé et profanes qui le lisent depuis tant d'années. 

Je souhaite une bonne et heureuse année 2022 à tous les professionnels de santé, à tous les acteurs et actrices du médico-social, à toutes les personnes qui ont eu affaire au Covid pour des raisons professionnelles, familiales, de voisinage, amicales, et, bien entendu à toutes les citoyennes et citoyens qui vivent ici et ailleurs.

Je remercie tous ceux qui m'ont lu et qui ont compris combien la médecine générale était une spécialité à part entière, une spécialité protéiforme, une spécialité difficile à cerner, empiétant sur tout et sur rien, une spécialité qui a toujours quelque chose à dire sur tout et sur rien et qui, surtout, a toujours quelque chose à apprendre sur tout et sur rien, de la part des autres, les citoyens, les patients, les spécialistes de toutes les spécialités médicales, scientifiques et autres.


Ce n'est pas un constat d'échec mais, attention, deuxième degré, je vais souhaiter une bonne et heureuse année aux médecins, aux professionnels de santé qui m'ont lu et qui n'ont pas changé d'avis. Quand on regarde les chiffres, ce sont les plus nombreux.


Attention, deuxième degré.





Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que : La médecine est une science.


Le professeur Didier Raoult lors d'une conférence de presse le 27 août 2020 à Marseille.

afp.com/Christophe SIMON


Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que : La maladie est le salaire du péché.


AFP PHOTO/Roberto Schmidt


Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que : Le corps humain se répare et s'entretient comme une machine créée par l'homme



Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que : Les malades sont a priori des khons

Khon ou orgue à bouche.


Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que : Big Vaccine n'existe pas et que l'expression n'est employée que par les complotistes.




Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui : ironisaient (et se réjouissaient en loucedé) sur la mort d'Alain Decaille, un chauffeur de taxi syndicaliste martiniquais qui prônait la non vaccination, un homme mort du Covid.




Bonne et heureuse année 2022 à celleux, médecins et professionnels de santé : qui affirmaient qu'il ne fallait pas accepter les non vaccinés à l'hôpital ou les envoyer dans des hôpitaux spéciaux sans antibiotiques et sans services de réanimation jusqu'à ce que le Président Macron parle d'emmerder les non vaccinés et qu'ils comprennent en public (en privé : "Il a raison pour une fois") combien c'est choquant...




Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que faire de la morale en médecine est une bonne façon de faire de la médecine.




Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que le ZéroCovid est possible à l'échelle mondiale sans un changement profond des structures sociales et des règles du commerce international.

 



Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que la Dépistologie est une discipline sans risque de sur diagnostic.



Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que Les meilleurs médecins sont ceux qui sont élus par l'industrie pharmaceutique.



Voir ICI.

Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que Les meilleurs kinésithérapeutes sont ceux qui massent.

Serre.

Bonne et heureuse année 2022 à celleux qui pensent que La déclaration des liens d'intérêts lors de la prise de parole en public d'un professionnel de santé est superflue.


Ad libitum.

Sans deuxième degré : Remercions encore tous ceux qui ont pris de leur temps pour informer sur le Covid en tentant de garder raison. Merci à tous.


vendredi 31 décembre 2021

La nouvelle médecine d'urgence et la nouvelle médecine tout court : pour 19,61 euros t'as tout.



Pour 19,61 euros cash tu désengorges les urgences et tu facilites l'accès aux soins des plus pauvres. 

Magie ?

Non : Thomas Meunier et Pierre Carli.

*

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La personne qui se rend aux urgences à partir du premier janvier 2022 devra payer immédiatement (?) un forfait de 19,61 euros si elle n'est pas hospitalisée (c'est plus compliqué, mais, bref, c'est ce qu'on retient). Et si vous voulez des détails, consultez le document de France Assos Santé : ICI.

Cool.

***

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Les non pauvres : Qu'est-ce que 19,61 euros ? Est-ce que cela empêche les SDF d'acheter un écran plat ?

Les moralisateurs : Les khons ne viendront plus aux urgences pour un mal de gorge.

Les hospitalo-centreurs : La médecine de ville ne fait pas son boulot.

Les finances de l'hôpital : C'est pour lutter contre les impayés.

Les patients : Comment fait-on pour savoir si c'est grave ou non ?

Les économistes : Attendre 6 heures aux urgences pour 19,61 euros, c'est pas cher le tarif horaire.

*

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Nul doute qu'un parlementaire médecin va étendre l'affaire à la médecine de ville (libérale).

Une personne qui consulte son médecin traitant pour un mal de gorge, si son TROD est négatif, elle devra payer  un forfait de 19,61 euros pour dérangement inutile. Blablabla...

Une personne qui consulte son médecin traitant pour une suspicion de covid, si elle est négative... 

Et ad libitum.

Cool.

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Quand une mesure de santé publique est prise, il faut toujours se demander à qui profite le crime.

Aux patients ou aux patients ?

Indépendamment de l'effet dissuasif d'une telle mesure, elle ne s'inscrit pas dans ce que certains médecins libéraux, dont moi, avons toujours demandé pour la médecine générale de ville : le tiers-payant intégral avec payeur unique.

Si le service public lui-même n'est pas gratuit...


Donc, n'oubliez pas votre carte vitale en allant aux urgences, sinon c'est cash.


PS : On me dit que nombre d'urgentistes ne sont pas d'accord avec cette mesure.

PS : Je ne remercie pas France Assos Santé pour la présentation qu'elle fait de cette mesure, après tout, outre un médecin, je suis aussi un usager du système de soins, en ne prenant pas assez, selon moi, le point de vue exclusif du patient.