lundi 14 septembre 2015

Le gardasil a gagné. Circulez y a rien à voir.


Un article de Libération (ICI) au titre provocateur "la vaccination contre le papillomavirus est indispensable", une étude (entre parenthèses) que l'on n'a pas encore lue, des commentaires appropriés du Directeur général de la Santé, Benoît Vallet, un billet de blog de Jean-Yves Nau (LA), un commentaire d'Agnès Buzyn, la directrice de l'INCa, celle qui ne sait pas ce qu'est un sur diagnostic lors du dépistage du cancer du sein par mammographie, des arguments de tolérance alakhon, des non réponses à des questions qui se posent et des réponses à des questions que l'on ne se pose pas, et passez muscade. 
Sans compter la stigmatisation des dubitatifs, la culpabilisation des familles et pas un mot, pas un mot sur le frottis.
Nous vivons une époque formidable.
Quant à l'étude qui permet cette première mondiale, c'est la base de données de la CPAM qui servit récemment à demander le retrait du domperidone sur des arguments pour le moins fallacieux (ICI) ou, avec une méthodologie à faire frémir un élève de CM1, à écarter l'actos, que je ne défendrai pas non plus (voir LA)... 

Le seul test de dépistage qui marche vraiment en cancérologie, le frottis vaginal effectué tous les trois ans chez les femmes entre 20 et 65 ans (sauf modalités particulières), est enterré.

Alors que les campagnes de dépistage par mammographie pour le cancer du sein sont encouragées malgré ses dégâts collatéraux, que le dépistage du cancer du colon par détection de sang dans les selles est prôné malgré son "efficacité" pratique (atteindre 75 % de détection de la population cible) inexistante et que l'on continue à laisser faire le dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA...

Je comprends que les jeunes médecins ne veuillent pas "faire" médecine générale pour se retrouver, en bouts de chaîne, en tant que pivots ou proximologues, comme exécutants de politiques de santé infondées et désastreuses.

Qu'ils fassent spécialistes d'organes, profession éminente parmi laquelle peu de gens (il y a des exceptions) se mettent en travers des autorités pour s'opposer à des politiques liées à l'argent du lobby santéo-industriel, d'abord c'est plus classe, ensuite c'est plus confortable sur le plan de l'éthique.

Vous pouvez,mais il est trop tard, consulter des articles consacrés à la vaccination contre le papillomavirus sur ce blog et en particulier celui-ci : LA ainsi qu'un billet de Marc Girard comme celui-ci : ICI.

Addendum (ce jour et un peu plus tard) : Dans l'émission La tête au Carré sur France Inter (LA dans les dix premières minutes) discussion surréaliste sur le gardasil entre Dominique Dupagne et le directeur de l'ANSM où la notion de Frottis vaginal n'a jamais été énoncée ! Cela fait partie de la stratégie globale de big vaccin pour semer le doute. 

12 commentaires:

Marc Girard a dit…

Comme tu dis, il est trop tard.
Malgré l'implacable héroïsme d'Irène Frachon.
Et le désintéressement de tous les fidèles c(ompagn)ons qu'elle a entraînés dans son puissant sillage.
C'est à désespérer de tout, nom d'un Gérard...

Geneviève a dit…

Bon d'accord, c'est peut-être trop tard, et la machine tourne, tourne, le glissement à "indispensable" est plus qu'inquiétant et il va s'imprimer sournoisement dans l'esprit publique, sans aucun fondement , évidemment. C'est et cela restera de la vente de produit. C'est le BAba ne n'importe quel commercial de rendre indispensable un produit dont on a aucun besoin. C'est la base de "je vends, tu achètes", que cela s'applique à des produits de santé, dont on ne sait pas encore grand chose mais qui ne sont pour sûr pas anodins, avec la complicité des autorités sanitaires, complicité est un terme bien gentillet d'ailleurs, est ignoble, en faisant beaucoup d'efforts pour rester très correcte. J'espère seulement que les années de doutes et de mises en garde qui ont précédé sauront réveiller nos misérables consciences d'inexorables consommateurs.

Lea De Strooper a dit…

Et ce n'est pas encore assez!
Article qui parait dans le Midi Libre d'aujourd'hui:



Montpellier : cancers ORL, l’alerte au papillomavirus

ENTRETIEN  il y a 2 heures  0 SOPHIE GUIRAUD
Didier Cupissol, Pierre Boisselier, Anne Stoebner, Renaud Garrel : les médecins s’inquiètent.S.G.TWITTER 

On connaît le rôle du HPV dans le cancer du col de l'utérus, moins dans ceux de la bouche et de l'oropharynx.

Le nombre de cas de cancers ORL (nez, bouche, gorge, oreilles) est stable, 5 000 nouveaux cas par an. L'essentiel du message des médecins n'est pas là, à quelques jours de la campagne européenne de prévention et de sensibilisation Make sense, du 21 au 25 septembre : réunis le 15 septembre à Epidaure, le centre de prévention de l'Institut régional du cancer-Val d'Aurelle, Didier Cupissol, oncologue à l'ICM, Pierre Boisselier, oncologue et radiothérapeute à l'ICM, Anne Stoebner, addictologue à l'ICM et Renaud Garrel, professeur de médecine au CHU de Montpellier, pointent l'étonnante progression des cas liés au virus HPV, plus connu comme facteur de risque du cancer du col de l'utérus. Apparu insidieusement il y a dix ans, le phénomène bouleverse l'épidémiologie de cancers associée plutôt à un patient de 59 ans, fumeur (tabac, cannabis), consommateur d'alcool, et socialement isolé."Le cancer, personne n'y croit""On voit des jeunes de 25 - 35 ans sans facteur de risque, avec un mal de gorge récalcitrant qu'ils ont pris pour une angine, et que les médecins ont pris pour une angine. Le cancer, personne n'y croit", rappelle Pierre Boisselier à l'ICM. L'analyse de la tumeur des cancers de l'oropharynx montre, dans 40 % à 60 %, une relation avec le virus HPV, surtout la souche 16, très agressive.

Inquiétude des médecins

Pourquoi ce virus, qui colonise les muqueuses de l'espèce humaine, s'échange avec le début de la vie sexuelle, mais est inégalement éliminé par les individus, provoque-t-il aujourd'hui une flambée des tumeurs cancéreuses ? "Les malades nous posent la question. On leur répond que ce qui s'est passé chez eux est une conjonction de facteurs que l'on ne connaît pas", indique Renaud Garrel. "Il n'y a pas de changement qui justifie cette situation, on ne peut pas dire que c'est lié à tel ou tel comportement sexuel", insiste-t-il. Le délai moyen de diagnostic est de trois mois.

Ce virus colonise les muqueuses de l'espèce humaine

Bien avant, "il faut tirer la sonnette d'alarme quand on a des symptômes qui persistent au-delà de trois à quatre semaines, des douleurs à l'oreille, des saignements, des difficultés à avaler, des ganglions", conseille Renaud Garrel qui précise que "le cancer n'est pas contagieux".Heureusement, "on guérit mieux un cancer ORL lié au HPV, 80 % contre 50 % pour l'alcool et le tabac", avec de la chimiothérapie, de la radiothérapie, si nécessaire de la chirurgie.

Vaccination conseillée pour les jeunes filles

Pour prévenir le risque, les médecins conseillent la vaccination, pourtant recommandée aujourd'hui uniquement aux jeunes filles : "Il faudrait faire la même démarche auprès des garçons avant qu'ils ne démarrent une vie sexuelle. Après, c'est trop tard, les souches de HPV sont intégrées au génome." Le vaccin n'est pas remboursé.
ENTRETIEN SANTÉ CHU DE MONTPELLIER  

CMT a dit…

Concernant ce que dit Lea de Strooper.
En effet, l’argent ne manque pour faire une promotion effrénée de ces vaccins, compte tenu des ventes mondiales qui ont probablement dépassé les 200 millions de doses à l’heure actuelle (175 millions de doses fin 2013, d’après l’OMS). L’argent ne manque pas ni, non plus, les journalistes prêts à faire des « ménages » pour l’industrie pharmaceutique, moyennant finances. Pour rappel, regarder la deuxième petite video de l’article de Dominique Dupagne http://www.atoute.org/n/Conflits-d-interets-n-oublions-pas.html .
Jean-Claude évoque, en fin de post, l’émission du 15 septembre de la tête au carré (mns 4 à 12) où DD échange avec le directeur de l’ANSM, Dominique Martin, au sujet de la récente étude la CNAMTS. On a en effet connu DD plus inspiré que lorsque il croit bon de réduire la problématique autour des vaccins contre le HPV à un problème de « confiance », alors que tout le monde admet, désormais, y compris le directeur de l’ANSM, Dominique Martin, dans cette émission, qu’il a été introduit dans l’espoir d’obtenir un bénéfice sur le cancer du col initialement, et non parce qu’il avait démontré la capacité à réduire l’incidence des cancers du col. Je dois dire que je suis déçue par cette attitude.
Concernant les cancers ORL, je renvoie vers l’intervention de Florence Baltazart, MG, dont le mari est ORL, comme elle l’explique au début de son intervention au colloque organisé par Med Ocean, à partir de la mn 37 de la partie 3 http://www.medocean.re/new/component/k2/item/102-le-gardasil-et-l-europe-entre-ripoux-et-cocus . Il faut regarder la vidéo avec le PPT (lien au dessus, un peu lent à télécharger) à partir de la diapo 140.
L’intervention dure quelques mn seulement, mais elle y explique que en ce qui concerne les cancers ORL, plusieurs procédés sont employés pour créer la confusion et induire un sentiment d’urgence (procédés qui relèvent du marketing, faut-il le préciser ? et non de la science) :
- Confusion entre cancers ORL et ensemble des cancers des voies aéro digestives supérieures bien plus nombreux
- Occulter le fait que le HPV est présent seulement dans une minorité de cancers ORL
- Occulter le fait que dans certaines régions du monde, comme en Afrique, où les cancers ORL sont fréquents chez des personnes relativement jeunes, on ne retrouve pas de HPV
- Et compte rendus et résumés (abstracts) inexacts ou incomplets des études menés par des médecins avec conflits d’intérêts, gonflant la part des cancers ORL où l’HPV est présent ou d’autres études occultant le biais de sélection de groupes, présentés comme représentatifs de la pop générale, et qui sont en réalité recrutés dans des centres spécialisés dans le suivi de toxicomanes
Au total la meilleur caractérisation du rôle de l’HPV dans les cancers ORL semble être de le définir comme un marqueur biologique et non comme un facteur causal.
Encore une fois , il faut mettre l’accent sur deux aspects qui me paraissent essentiels, et j’y reviendrai :
- Le sens et l’impact de la meilleure étude du monde peut être bouleversé par la manière dont elle est présentée
- La fiabilité des études, en particulier dans un champ qui est au centre d’enjeux financiers majeurs, est largement tributaire des conflits d’intérêts des auteurs


kapadi a dit…

@CMT
Merci pour ta réflexion qui m'aide à voir les choses plus clairement ou du moins à les écrire:

à propos de la prévalence, justement toute l'ambiguité des articles médicaux traitant des cancers oropharyngés est basée sur cette donnée épidémiologique et volontairement pour embrouiller les lecteurs. je l'avais découvert l'année dernière et t'en avais déjà parlé car j'avais trouvé aussi des incohérences entre les résumés et les corps des articles avec des pourcentages de prévalence différents qui ne correspondaient pas à la même chose.

Il ne faut pas confondre
La PREVALENCE relevée dans les abstract qui correspond au pourcentage de tumeurs oropharyngés HPV+, selon les séries et parce les mesures de l'ADN viral sont différentes du fait de l'époque où cela est pratiqué et les techniques utilisées, nous avons et cela est repris dans toutes les introductions traitant du sujet entre 20 et 80%, certains articles parlent entre 0 et 100% de variabilité dans les chiffres de prévalence.

Avec la PREVALENCE du CANCER OROPHARYNGE ou OSCCs qui n'est que de 1,5% en France.
Comme je le rappelle dans le commentaire que j'avais fait à partir d'un article récent du BMJ traitant des cancers oropharynges hoc+ sont compris dans les cancers oropharyngés les cancers de l'amygdale( en plus des piliers et de la base de langue et du pharynx), hors c'est dans l'amygdale que l'association HPV+ / cancer est la plus importante soit 90%, hors le cancer de l'amygdale ne représente que 0,15% des cancers de la tête et du cou HNSCC (15%)
Donc toutes les études présentées sont centrées sur les 0,15% de cancers de l'amygdale. HPV + retrouvé à 90%
Les cancers ORL 1/8 des cancers soit 12,5% comprennent aussi le tiers supérieur de l'oesophage + les HNSCC (hypopharynx,rhinopharynx,langue) soit 15% qui comprennent les OSCCs soit 1,5% qui comprennent les cancers de l'amygdale (0,15%) ces derniers cancers les plus associés à l'HPV jusqu'à 90%.

Donc la question essentielle avant de parler de vaccination est:
peut on utiliser le terme de prévalence pour déterminer le taux de tumeurs/HPV+ alors que le lien de causalité n'a pas été démontré? et ne peut on pas écrire plutôt association? ( comme on le fait pour le cannabis) que lien étiologique qui présuppose un lien de causalité, la présence n'étant pas suffisante pour expliquer une action prooncogénique.

BT a dit…

commentaire suite à l'article dans le BMJhttp://www.bmj.com/content/350/bmj.h2016A propos du bénéfice direct de la vaccination des garçons associée à celle des filles contre le papillomavirus dans le cadre des cancers oropharyngés HPV+ ( OPSCCs/HPV+) , à ce jour, bien que présenté comme tel dans les résumés d’articles médicaux traitants du sujet depuis plusieurs années, il n’a pas été démontré que les cancers oropharyngés HPV+ étaient viroinduits, que la persistance d’une infection par le HPV/HR ( haut risque) est prédictive d’une progression vers une dysplasie de haut grade et de cancer.

C’est pour cela qu’il faut être prudent dans la présentation des articles lus par la majorité des médecins non spécialistes de la question à travers les résumés et les introductions.

Car lire que le HPV est lié étiologiquement aux cancers oropharyngés est une contre vérité, sa présence dans les tissus tumoraux n’implique pas, de fait, son pouvoir oncogénique.

Lorsqu’on s’intéresse à la prévalence de la présence du virus associé aux cancers on ne peut que s’interroger fortement quand on lit (1) à travers les différentes publications sur le sujet, qu’il est fait état d’une variation de prévalence de 0 à 100%. !

Alors que rien n’est démontré, il est introduit une mesure supplémentaire celle de la qualité de vie ajustée à l’âge en fonction du nombre de personnes vaccinées contre le papillomavirus (QUALYs) en incluant dans le programme de vaccination les garçons à partir de 12 ans.

Enfin, il est important de pouvoir resituer, sur un plan épidémiologique, le cancer étudié avant de mettre en avant les bénéfices d’une vaccination généralisée à toute une population et de ne pas oublier d’étudier conjointement les autres facteurs de risque dont le pouvoir oncogène a été démontré comme le tabac et l’alcool et dont le pouvoir oncogène est en cours d’étude comme le cannabis dont la consommation répandue est en augmentation constante depuis une trentaine d’années.

D’un point de vue épidémiologique on constate que la prévalence des cancers oropharyngés HPV+ dans le monde (2) est de 5,6%.

Ces cancers OPSCCs :oropharyngeal squamous cell carcinomas constituent une partie anatomique des cancers des voies aérodigestives HNSCCs : head and neck squamous cell cancers.


BT a dit…

Les cancers HNSCCs comprenant en plus de l’oropharynx OPSCCs, la cavité buccale, le rhinopharynx, l’hypopharynx, le larynx et le cancer du tiers supérieur de l’œsophage, ne sont la cible du HPV que dans l’oropharynx et représentent, en France une prévalence de 15%, alors que les cancers OPSCCs ont une prévalence de 1,5% soit 10 fois moins que les HNSCCs.

Selon l’étude internationale ICO HPV, le type viral retrouvé majoritairement dans les cancers OPSCCs est le 16. La localisation anatomique la plus importante associée à l’HPV 16+ est l’amygdale (53,9%) devant la base de langue (33,3%). La prévalence en France des cancers de l’amygdale est de 0,15% soit 100 fois moins que les cancers HNSCCs. Les cancers de la région tonsillaire (amygdalienne) sont ceux dont l’association HPV/HR est la plus étroite (3-4).

Le potentiel oncogénique des HPV-HR et particulièrement de l’HPV 16 est le résultat d’oncoprotéines virales particulières, les oncoprotéines E6 et E7 qui sont connues pour être à l’origine des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus mais ceci n’est pas été établi pour les cancers oropharyngés.

L’impact des variants HPV-HR sur le potentiel oncogénique des HPV 16-E6 n’est pas clairement démontré par manque d’études longitudinales en terme de survie (5).

D’un point de vue des facteurs d’exposition on constate que les cancers oropharyngés HPV+ (OPSCCs HPV+) sont retrouvés chez des sujets plus jeunes dont la consommation alcoolo-tabagique est moins importante, et répondent mieux au traitement radio et chimiothérapique. Des auteurs proposent une classification (6) clinique et biologique pour identifier des tumeurs HPV-HR induites selon la localisation anatomique précise, la présence d’ADN HPV-HR, l’âge, le statut alcoolo-tabagique, le statut histologique peu différencié, une charge virale élevée (HPV 16) l’intégrité du gène E2, une expression des transcrits E6 et E7 avec absence de mutation dans TP53 et une surexpression de p16. Tous ces paramètres sont associés à un meilleur pronostic incluant une meilleure survie et une apparition de moindres récurrences locales, mais des études longitudinales sont nécessaires.

BT a dit…

Il est constaté une augmentation significative de la prévalence de HPV+ pour les cancers OPSCCs depuis 20 ans. (7) Dans cette étude où l’on met encore en évidence le statut non-fumeur ou n’ayant pas beaucoup fumé des patients associé préférentiellement à ces tumeurs, il est regrettable que le statut consommateur de cannabis n’ait pas été soulevé. D’autant plus que des recherches sur le THC montrent qu’il existe des interactions entre THC et protéine 53 (8) codée par le gène TP53 gène suppresseur de tumeur, cible fréquente d’inactivation dans les cancers HNSCCs.

Une étude (9) récente méta analyse à partir de 9 études cas contrôles réalisées aux E-U et en Amérique latine s’intéresse au type de consommation toxique dont le cannabis des patients porteurs d’un cancer oropharyngé OPSCCs et de ceux porteurs d’un cancer de la langue. Elle met en évidence pour les consommateurs de cannabis un risque significatif d’augmentation de cancers oropharyngés par rapport aux non-fumeurs de cannabis et par contre une réduction du risque de cancer de la langue. Les résultats de cette étude contrastent néanmoins avec les résultats de 4 études antérieures (10-11-12-13) qui ne mettent pas en évidence d’association. Ceci pouvant être expliquée par le recueil des données concernant la consommation de cannabis (consommateurs réguliers, occasionnels, durée) et la distinction entre consommateurs de cannabis non buveurs ni fumeurs et poly consommateurs. Cette étude met également en évidence un lien entre les consommateurs de cannabis et la présence de cancers OPSCCs( plus particulièrement amygdales et base de langue)/HPV+, non-fumeurs ni buveurs.

Alors que les études, se préoccupant de la prévalence HPV dans les tumeurs, foisonnent, au risque de ne pas pouvoir faire la part des choses entre les différents facteurs d’exposition (viraux et toxique) , avant de parler de bénéfice direct sur la qualité de vie des garçons si la vaccination HPV était mise en place dès 12 ans, il serait plus logique de raisonner en prenant en compte tous les facteurs d’exposition, la vaccination seule ne pouvant pas annihiler les effets des toxiques.

BT a dit…

1 Smeets SJ, Hesselink AT, Speel EJ, et al. A novel algorithm for reliable detection of human papillomavirus in paraffin embedded head and neck cancer specimen. Int J Cancer2007;121:2465-72.
2 Parkin,D.M. The global burden of infection-associated cancers in the year 2002. Int J cancer2006,118..
3 Gillison ML.Human papillomavirus-associated head and neck cancer is a distinct epidemiologic,clinical and molecular entity;Semin Oncol 2004;31:744-54
4 Fakhry C,Gillison ML. Clinical implications of human papillomavirus in haed and neck cancers. JClin Oncol 2006;24:2606-11
5 Jean lacau St Guily, Christine Clavel, gérard Agius. Papillomavirus et tumeurs des voies aérodigestives supérieures ( hors papillomatose juvenile). Mt pédiatrie 2010, vol 13,1 :62-69
6.Weinberger PM,YU Z, Haffty BG, et al. Molecular classification identifies a subset of human papillomavirus-associated oropharyngeal cancers with favorable prognosis.J Clin Oncl 2006 ;24 :736-47.
7.Michelle M. Rietbergen, C. René Leemans et al. Increasing prevalence rates of HPV attributable oropharyngeal squamous celle carcinomas in the Netherlands as assessed by a validated test algorithm.Int.J.cancer 2013;132,1565-1571.
8.Ha Ryong Kim, Bo Hee SON, Soon Yeun Lee et al. The Role of p53 in Marijuana Smoke Condensates-induced Genotoxicity and Apoptosis. Environmental health and Toxicology 2012;27:1-8.
9. Morgan A. Marks, Anil K. Chaturvedi, Karl Kelsey et al. Association of Marijuana Smoking with Oropharyngeal and Oral Tongue cancers: Pooled analysis from the INHANCE Consortium. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev2014;23:160-171

Anonyme a dit…

Autant la discussion sur le bénéfice/risque de ce vaccin est un réel débat, autant évacuer la question de la qualité de l'étude de la CNAM par un simple "méthodologie nulle" mériterait un peu plus d'arguments de votre part. Ce n'est pas le renvoi vers votre critique de l'étude sur Actos (problème d'observance, consommation de tabac non quantifiable) qui nous éclaire plus, puisque ces deux facteurs ne s'appliquent pas respectivement aux vaccins ni aux maladies auto-immunes il me semble. On est typiquement dans une situation où la base CNAM a une réelle utilité et une puissance intéressante et que cette étude répond en partie à de réelles interrogations de sécurité. Quant au devoir de soumettre une étude des autorités publiques à une revue à comité de lecture de reviewers issues de big pharma avant sa diffusion, on aura tout vu...

Docteurdu16 a dit…

@ dernier anonyme.
Bonjour (en général quand on dit bonjour à un anonyme, il finit par se présenter).
La base de la CNAM est une merde sans nom. On ne sait même pas ce que prennent les gens, et cetera.
Qu'en savez-vous que la puissance est intéressante, ce n'est pas parce qu'on accumile des données fausses qu'elles deviennent vraies ou pertinentes ?
Vous prenez deux exemples sur l'étude actos qui concernent actos mais, pour le gardasil, nous publierons les données de cette base de données qui n'est ni faite ni à faire.
L'expertise française à la va vite...
Votre dernière phrase est passionnante parce qu'elle résume, je suis désolé je l'ai écrit cent fois, la débilité de l'expertise "publique". Des gens qui ont publié des babioles sont engagés par une agence et deviennent comme par miracle des experts internationaux dont on ne peut discuter ni les méthodes, ni le recueil des données, ni leur validité et surtout pas la façon de les traiter, c'est à dire dans le sens politique et dans celui des intérêts supérieurs de la nation. C'est ce qu'on voit depuis des années avec le BEH, j'ai aussi publié là-dessus, qui publie des âneries sur la grippe, le dépistage du cancer du sein par mammographie et autres amusettes.
Ainsi, la directrice de l'InVS, a-t-elle pour tout diplôme de recherche un certain Sesam, et tout est à l'avenant.
C'est promis, les données arrivent.
Et vous pourrez commenter.
Bonne journée.

Anonyme a dit…

Le rapport est en ligne et il est bien plus détaillé (donc critiquable mais encore faut-il l'avoir lu...) qu'une publication. On peut être d'accord avec vous sur la non-pertinence de faire des études épidémiologiques sur certaines pathologies et certains FDR notamment dans les cancers mais là, on parle de jeunes filles qui se font vacciner (ayant donc fait l'objet d'un remboursement), suivre pendant au mieux 5 ans et on regarde l'apparition de maladies auto-immunes.
"Les données sont fausses", j'ose espérer quand même que les médecins qui s'occupent du PMSI ne s'amusent pas à coder "lupus" ou "syndrome de Gillain-Barré" pour le plaisir.
Je ne suis pas en train de défendre le vaccin, loin de là, mais sous prétexte que c'est une étude des autorités, alors c'est une "merde" complétement "fausse", le raccourci est un peu rapide et on attend une critique un peu plus constructive de votre part que je lirais avec intérêt.