jeudi 26 mars 2020

COVID-19 : la faillite des épidémiologistes



Un grand patron de rhumatologie nous suggère de lire un site de l'Inserm qui lutte contre la désinformation, cela s'appelle canal detox.

Je regarde celui dédié à la grippe saisonnière.



Au delà des controverses sur l'efficacité des vaccins et Monsieur Manuel Rosa-Calatrava dit que la vaccination anti grippale chez les plus de 65 ans est efficace à 60 % Il ne lit sans doute pas la revue Cochrane (LA).

Mais mon propos n'est pas polémique sur la vaccination.

Je parle de la faillite des épidémiologistes.

Cela fait cent ans (c'est une expression mais c'est une réalité : grippe dite espagnole) que la grippe saisonnière sévit en France.

Et Monsieur MRC nous dit, je cite, "la grippe saisonnière touche, selon les années, entre 2 et 5 millions de Français". Entre 2 et 5 millions : mazette ! Il continue : "et entraîne entre 5 et 10 000 décès supplémentaires".

Les épidémiologistes, ce sont les mêmes, qui n'avaient rien prédit, savent tout sur COVID-19, la façon d'enrayer l'épidémie, alors que la multiplicité des techniques utilisées dans les différents pays (confinement total, confinement partiel, usage ou non de tests chez tout le monde ou chez les symptomatiques ou chez les symptomatiques soignants, mesures barrières à géométrie variable, hospitalo-centrisme ou non, manipulation des chiffres, fermeture ou non des frontières, le catalogue est impressionnant) rendent perplexes les meilleurs observateurs. Les épidémiologistes qui ne savent rien sur la grippe saisonnière savent tout sur un nouveau virus.

Si la grippe saisonnière est un vrai problème de santé publique, pourquoi n'en connaît-on presque rien ou presque (c'est une répétition voulue) ?

Serait-ce parce qu'il existe un vaccin et que la présence d'un vaccin anesthésie la pensée critique ?

Dans une pandémie sans vaccin le rôle des mesures barrières (c'est à dire en français : hygiène) est fondamental, tout comme l'aspect organisationnel des soins. C'est plutôt ce qu'il faudra retenir.

J'espère pouvoir développer d'autres thèmes post Covid-19 : 
  1. Faut-il confier à l'Etat notre "santé" ?
  2. Faut-il que les libéraux s'en remettent à l'Etat pour gérer leurs cabinets médicaux ?
  3. Le manque de masques et du reste est-il un problème d'argent ou un problème politique (je veux dire : le lobby médico-industriel) ?
  4. Faut-il ré hospitaliser la médecine, c'est à dire négliger encore plus le pré hospitalier ?
  5. Faut-il réorganiser la médecine en fonction d'une future pandémie plutôt qu'en fonction des affaires courantes de la médecine ?
  6. Faut-il se dire enfin les choses en face ?
  7. Ad libitum.

Remercions ici tous les soignants et non soignants qui travaillent pour lutter contre la pandémie. Et au péril de leurs vies.

PS. Un article qui "illustre" mon propos : ICI

11 commentaires:

durand a dit…

Faut il confier a l'Etat notre santé.
La maladie est du domaine de la médecine.
La santé est du domaine de la société.
Voir obésité,sédentarité,addictions diverses (tabac,alcool,médicaments)plus le stress.
Chercher une réponse médicale pour la santé,échec assuré.

Anonyme a dit…

Donc l’inserm, désinforme avec les subsides de l'état (en même temps comme dirait l'autre bouffon)…

Comment l'individu lambda peut-il faire confiance ? Le point central de la société (et plus encore de la médecine) est la confiance, les gens acceptent de suivre les consignes parce qu'ils ont confiance dans celui qui les donne. Ils suivent le traitement parce qu'ils ont confiance dans le médecin qui les donne. Ils croient le médecin parce qu'ils font confiance à la science et que le médecin suit la science (sinon il se fait tomber dessus à bras raccourci par la kommandantur (le conseil de l'ordre) - enfin sauf pour le médiator, sauf pour la dépakine, et probablement sauf pour plein de trucs, du moment que l'on prescrit de la molécule fournie par les labos)

Avant, sans les réseaux sociaux, la parole était maîtrisée par les journalistes qui ne sortaient pas trop de la doxa ambiante (sinon dehors) et donc tous les scandales étaient assez contenus dans l'entre soi (surtout parisien) et la populace pouvait dormir tranquille, rien ne venait troubler le sommeil anesthésié des moutons endormis.

Maintenant avec les réseaux sociaux (qui manipulent un peu - mais il y a maintenant des réseaux décentralisés) la vérité finit par sortir. Bien entendu l'entre soi d'avant continue à protéger les dogmes, à coup de mensonges, fakenews, complotimse, mais les gens ne sont pas dupes. Cymes (oui je sais tirer, ambulance toussa) qui parle de gripette, les grands noms de l'hosto qui tombent sur Raoult car il dit tout haut ce que les chinois font pour juguler l’épidémie). Et je parle même pas de ceux qui affirment haut et fort (bêtise ? cynisme ? fourberie ? avantages en nature par les labos ?) que la chloroquine est dangereuse, que des gens meurent, blablabla, pour un produit vendu sans ordonnance depuis une éternité et consommé par des milliards de gens dans le monde. Ah plus vendu sur ordonnance, en pleine pandémie buzin (oui je sais ambulance aussi) le retire des produits vendus sans ordonnance : pourquoi ? sur quelle étude scientifique se base-t-elle ? dans quel but ? hasard du calendrier ?

Comment peut-on croire le discours qui nous explique que les vaccins (pas de double aveugle non plus hein ! pour ceux qui suivent) c'est bon mangez-en sinon vous allez tous mourir (en plus de tuer les autres) par ces mêmes personnes qui mentent comme des arracheurs de dents pour éviter que l'on soigne cette épidémie avec des boites de médocs à 5 euros (pour 2 personnes !) et qu'il faut attendre le truc mal(ou pas du tout) testé qui passera en fast track (parce que c'est la guerre monsieur) et qui permettra aux labos d’engranger quelques milliards (et si les gens meurent du produit, on pourra toujours accuser le coronavirus).

Il faut les mettre tous en prison. pour une période autant déterminée que cette loi d'urgence sanitaire qui détruit le peu qu'il restait de notre code du travail. Et je dis en prison parce que je suis sympa, je suis persuadé qu'une partie de la populace voudrait bien qu'ils abreuvent nos sillons et ce serait pas une si mauvaise idée... super écolo comme recyclage.

herve_02

genou des alpages a dit…

Bonjour,
Je crois que vous posez enfin les bonnes questions.
Au-delà de la faillite drs politiques dans la gestion de cette épidémie, faut il laisser la santé à l'état ?
Les libéraux doivent ils s'en remettre à l'état pour gérer leurs outils de travail?...
Là sont les vraies questions.
Si l'on se contente de désigner à la vindicte populaire les responsables politiques sans remettre en cause le modèle, on rate le coche, encore une fois.

François-Marie Michaut a dit…

Bien vu. Les modélisations mathématiques sont de redoutables simplificateurs de ce qu'observent de la réalité les médecins. Ceux qui sont au plus près de la vie de chacun : les généralistes. Le passage par la porte des hôpitaux (parfois nécessaire) est déjà un filtre pour y voir clair.

La médecine publique a voulu gérer toute seule le Covid19 avec une croyance - oui comme une religion- qu'en dehors de l'hôpital d'Etat, il ne peut exister aucune médecine de qualité.
La réalité va être sans pitié : ce virologiquement médiocre Coronavirus risque bien de faire éclater cette croyance.
Et, paradoxalement, imposer l'obligation logique de redonner au généraliste méprisé sa place de systémicien indispensable.

PS : ce vieux généraliste d'Hippocrate avait déjà parfaitement décrit ce qu'était un syndrôme grippal. Les raconteurs d'histoire autour des grandes épidémies ont commencé à se faire entendre à partir de Pasteur et de la naissance de l'hygiène. Ce qui ne veut pas dire que les virus n'existaient pas bien, bien avant !

Anonyme a dit…

Special tribute pour l’arrêté paru au JO qui permet d'associer l’Hydroxychloroquine à deux anti-vih le lopinavir et le retronavir (respectivement 185 et 47 euros la boite). Rappelons que l' AZITHROMYCINE coûte 5-6 euros la boite.

Pour toutes les sommités scientifiques qui nous expliquaient qu'il fallait une étude randomisée en double aveugle parce que sinon les effets secondaires de la chloroquine étaient dévastateur, j'aimerais bien qu'on nous montre l'étude et les effets du lopinavir et du retronavir. histoire de pouvoir comparer.

Bien entendu le fait que le professeur Yazdan Yazdanpanah soit en même temps au conseil scientifique du roitelet ET membre du CA de laboratoires qui le produisent n'a strictement aucun lien. bande de complotistes.

Et il faut faire confiance aux recommandation de santé publique ? sérieusement ?

herve_02

CD a dit…

L'idiot utile du système n'est pas celui que vous croyez. On ne pourra pas en dire autant de tous les NoFakeMed et NoFakeScience. Un qui me semble intègre parmi eux est le psychiatre JB Alex. Lire ses tweets.
Ce que subit le Pr. de la part de toutes ces personnes, ce n'est ni plus ni moins que du cyberharcèlement et c'est puni par la loi. Ne tombez pas dans ce piège, vous valez mieux que ça Docteur...

"Par son conformisme, un groupe peut donner une légitimité au harcèlement, qu’il soit traditionnel ou sur Internet, surtout si il est utilisé comme moyen d’améliorer le statut et le pouvoir du groupe. La prémisse de la théorie de l’identité sociale et son élaboration plus récente, la théorie de l’auto-catégorisation, est que l’appartenance à un groupe ou à une catégorie sociale procure à ses membres un sentiment d’identité sociale qui non seulement décrit ses membres mais prescrit également des comportements appropriés."

https://www.harcelement.eu/psychologie-sociale-cyberharcelement/

"Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt"

CD a dit…

Jeudi 13 février 2020

Soirées scientifiques organisées par l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection qui visent à diffuser les actualités diagnostiques et thérapeutiques ainsi que les avancées récentes de la recherche en maladies infectieuses et en microbiologie dans les domaines d’expertises de l’institut.

Modérateur : Pr Giuseppe Ippolito – Agitateur : Pr D. Raoult

Contre la méthode / Didier Raoult, IHU Méditerranée Infection
Pertinence des études randomisées pour EBOLA et autres maladies au pronostic sévère / Giuseppe Ippolito, Institut Lazzaro Spallanzani, Italie
Les essais de non-infériorité sont ils éthiques ?/ Dominique Costagliola, Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé Publique
Contournement de la méthode et VIH / Hugues Fisher, Association Act Up-Paris
La tyrannie de la p-value / Hervé Chaudet, IHU Méditerranée Infection
Contre les essais randomisés / Jean-Christophe Lagier, IHU Méditerranée Infection
La bouillabaisse et la méta-analyse / Matthieu Million, IHU Méditerranée Infection
Pourquoi il ne faut pas respecter les guidelines / Jimmy Bui, IHU Méditerranée Infection

Toutes les vidéos de cette soirée sont en ligne sur la page YouTube de l'IHU Méditerranée.

Anonyme a dit…

un collègue ...Médecin généraliste installé à Limay (Yvelines) et urgentiste à, l’hôpital Jean-Pierre Ribat « Alors si un de mes patients décède du Covid, un avocat chafouin ne viendra-t-il pas me reprocher de n’avoir pas tout fait pour lui procurer l’hydroxychloroquine ? Que me reste-t-il comme alternative pour me prémunir contre ce type de reproche ? Bah je vais adresser à l’hôpital tous mes patients tousseurs, fébriles asthéniques ou diarrhéiques pour que mes confrères décident par eux-mêmes s’il est légitime de les traiter par trois comprimés par jour de Plaquenil… »

Certains commencent à comprendre

https://actu.fr/ile-de-france/limay_78335/yvelines-coup-gueule-dun-medecin-generaliste-demerdez-vous-cette-epidemie_32590523.html

herve_02

CD a dit…

"Les spectateurs de l’ahurissant bras de fer engagé en France entre l’IHU Méditerranée-Infection et le gouvernement risquent de perdre ce qu’il leur reste de latin. Comment concilier l’affirmation des autorités qu’elles n’entendent négliger aucune piste avec les chausse-trappe évidentes qu’elles ne cessent de semer à l’utilisation thérapeutique de l’hydyroxychloroquine ? Et au sujet du Pr Raoult et des équipes, comment comprendre qu’alors même il s’agit d’un des centres en infectiologie qui a le plus publié au monde, ils viennent de manière répétée avec des essais cliniques que leurs pairs s’empressent de trouver « peu convaincants » ou « méthodologiquement faibles » ?

Vouloir comprendre ces paradoxes hors d’une double dimension médicale et politique ne peut que laisser loin du compte. Dans un monde idéal, nous aurions un gouvernement de la République ayant réellement le bien commun à l’esprit. Et une communauté scientifique intègre. (...)"

par Jean-Dominique Michel, MSc en anthropologie médicale, expert en santé publique, Genève.

http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/29/a-quoi-jouent-donc-marseille-et-le-pr-didier-raoult-305422.html

CD a dit…

L'hydroxychloroquine, médicament datant de 1955 pour rappel.

Jusqu'en octobre 2019, l'hydroxychloroquine n'était pas considérée comme torsadogène. Source ANSM 2016

"Sur le site « Crediblemeds », la chloroquine figure, comme il se doit, dans le groupe des authentiques torsadogènes.
Quant à l’hydroxychloroquine, elle est classée dans le groupe 3, celui des substances à risque « conditionnel », après le groupe 1 « TdP documentées » et le groupe 2 « TdP possibles ». Il serait intéressant de connaître les raisons qui ont conduit à inclure l’hydroxychloroquine dans ce groupe. Car, hormis une parenté structurelle avec la chloroquine, il n’a pas été retrouvé de données cliniques ou électrophysiologiques publiées qui évoque un risque torsadogène."

https://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/74f9b6ee1af50a0f8511e27931a9571a.pdf

En octobre 2019, il le devient et passe directement du groupe 3 au groupe 1 avec pour justification sur la page Crediblemeds "Nous avons des preuves".

https://www.crediblemeds.org/blog/hydroxychloroquine-and-nifekalant-known-risk-tdp/

https://crediblemeds.org/blog/crediblemeds-tdp-risk-categories/

CD a dit…

L'azithromycine fait partie du groupe 1 "Known risk".

J'ai demandé à ma pneumologue APHP hier et à une amie pharmacienne si elle avait été réquisitionnée par l'Etat comme annoncé pr BB sur sa page FB et son compte Twitter et retweeté par Le_doc. C'est faux... Les patients ayant la mucoviscidose peuvent tout à fait s'en procurer dans leur pharmacie de ville. Etait-ce un faux témoignage??...

On ne peut plus faire confiance à personne...