samedi 8 février 2014

Plan Krouchtchev, plan cancer, big pharma, science Lyssenkiste et une Delépine dans le pied de tout le monde.


Cette semaine j'ai écouté d'une oreille attentive et désespérée la rediffusion sur France Culture de l'émission "A voix nue" (ICI) consacrée à cette crapule stalinienne de Pierre Juquin. Avec sa voix doucereuse de Saint-Jean Bouche d'or qui a tout compris à la vie idéologique du vingtième siècle et qui a toujours eu raison quand il avait tort, et vice versa, mais, vous comprenez, les circonstances, j'ai appris, nous ne savions pas, les camps, les millions de morts, il fallait être dans le bon camp, il fallait trahir, il fallait mentir, c'était le sens de l'histoire, je crois toujours au communisme, à vomir (mais un jour je consacrerai un chapitre à la vie privée de Pierre Juquin quand il faisait l'exorciste dans des familles staliniennes moscovites françaises), et je n'ai presque aucun regret, vous comprenez, la lutte contre le fascisme, l'impérialisme américain, la guerre froide. Ouaip...

Pourquoi je vous dis cela ? 


Le plan cancer vient de paraître (voir LA). Contrairement au Hollande-bashing ambiant, je ne vais pas m'en prendre à ce brave garçon car il n'est que la marionnette des experts qui lui soufflent les suggestions dans son oreillette. On ne demande pas au Président de la République de lire les livres de Peter Götzsche (ICI) ou de s'informer ailleurs que dans le BEH, La Vérité de l'InVS. En revanche, les experts autoproclamés de l'INCa, les experts mongerisés, les experts big pharmés, les experts adoubés par l'Eglise de Dépistologie, pourquoi ne s'informent-ils pas ? Pourquoi sont-ils soumis à leurs croyances  aveugles ? Pourquoi sont-ils malhonnêtes ?
Le plan cancer vient de paraître et il y en a tellement à en dire ou à n'en pas dire que je me réserve le temps d'en faire le commentaire plus tard : voir ICI (il n'y a pas encore de lien).

Quel est le rapport avec Pierre Juquin ? Le voici.

Pierre Juquin, Joseph Prudhomme de la pensée marxiste orthodoxe, qui sait tout sur le passé et encore moins sur l'avenir, parle sur France-Culture du rapport Krouchtchev (1956). Ce fameux rapport Kroutchchev que les dirigeants du PCUS (Parti communiste de l'union Soviétique) avaient communiqué aux dirigeants communistes de l'Ouest en leur disant de la fermer, ce fameux rapport qui avait été publié dans la presse "bourgeoise" et que l'on appela chez les staliniens français le rapport attribué à Krouchtchev, vous saisissez la nuance dialectique, eh bien, les staliniens français se sont tus, on ne parlait pas encore de lanceurs d'alertes, ils ont tout gardé pour eux, ce fameux rapport montrait à quel point le communisme avait été une formidable machine de mort, les communistes ont tué plus de millions de personnes que les nazis et autres, et au coeur de l'Europe, comme les nazis, et les communistes français, les grands humanistes, les Maurice Thorez, le grand résistant, les René Piquet, les Pierre Juquin, les Pierre Laurent, les Maxime Gremetz, les René Andrieu, ils n'ont pas eu un mot pour les victimes, pas eu un mot pour les camps, pendant vingt ans ils ont fermé leurs goules, pour des raisons liées à l'internationalisme prolétarien, pour des raisons x, y ou z, parce que, écoutez bien, au moment du printemps de Prague, douze ans après, ils avaient peur de l'intervention des troupes russes (sic).


A l'INCa, où probablement, il y a autant d'anticommunistes primaires qu'ailleurs et autant de fils de et de grands bourgeois que dans les autres institutions médicales de la République, il y a aussi le rapport Cochrane ou le rapport attribué à Cochrane sur le cancer du sein (ICI pour le résumé et LA pour la publication in extenso) et il y a aussi des données non confidentielles que l'on met sous le coude, que l'on n'examine même pas car elles ne vont pas dans le sens de la grande guerre contre le cancer, de la lutte à mort contre les cellules cancéreuses, et elles pourraient mettre en péril l'idéologie dépistologique qui règne dans les consciences bien pensantes de la médecine officielle française. Il y a des membres de l'INCa qui, contre toute logique, ne savent pas ce qu'est un sur diagnostic, il y a des crapules sénologues qui minimisent les sur traitements et qui cachent leurs liens avec big pharma. Mais la Société Française de Sénologie n'est pas en reste, c'est une sous secte de la Grande Eglise de Dépistologie, car en consacrant un numéro de revue au sur diagnostic en novembre 2011 sa présidente Brigitte Seradour avait avoué 5 à 10 % de sur diagnostics (LA) contre 50 à 30 % pour respectivement Bernard Junod et Peter Götzsche, mécréants de cette Eglise.

La France n'est pas une république bananière, c'est une monarchie héréditaire au service des intérêts privés.
Dominique Dupagne a, en un autre domaine, dénoncé récemment le problème du contrat passé entre l'Education Nationale, grand machin qui prépare les fils des classes populaires à s'inscrire en toute conscience à Pôle Emploi une fois sortis du systéme, et l'industrie sucrière, organisme philanthropique ayant des liens d'intérêts indirects avec les dentistes, pour former les élèves à l'usage du sucre (ICI). On me dit que cela a commencé en 1990... C'est comme si le cartel de Pablo Escobar assurait à l'école les cours sur le bon usage de la cocaïne. Ou comme si American Tobacco assurait les cours sur le tabagisme. Mais tout cela ne choque personne car il faut bien prendre l'argent quelque part pour enseigner aux enfants de l'école républicaine comment boire du coca ou acheter des barres chocolatées avant de se retrouver au chômage, prendre de l'argent où il est, de l'argent désintéressé, comme dans la recherche médicale : qui assumerait la formation des médecins si big pharma n'apportait pas ses trente deniers ?

La cancérologie est une science exacte au service des oncologues où, accessoirement, des malades font leur apparition, des malades décharnés et haves, qui en sont à leur douzième cure de chimiothérapie, et pourtant à qui on promet encore la vie, et qui sont les objets consentants et informés d'essais cliniques pour des médicaments incertains qui auront aisément leur AMM pour avoir amélioré, en double aveugle, l'espérance de vie d'un jour et quart, des essais cliniques ambulatoires, les patients faisant des allers retours fatigants entre Villejuif - Auschwitz, les couloirs de la mort, et leur domicile...

Personne ne prétendra que la cancérologie en général n'a pas fait de progrès, que l'on ne traite pas mieux les cancers, que l'espérance de vie des patients n'augmente pas dans certains cancers, que des patients sont sauvés, et cetera, et cetera,  que l'accueil des patients n'a pas été amélioré (on partait de loin), que l'information sur les effets indésirables ne se fait pas, que les rendez-vous ne sont plus assurés avec des retards incroyables, mais je dirais, en paraphrasant Jonathan Nossiter (1) quand il parlait des restaurateurs : "Vous êtes de bons cancérologues mais vous êtes de piètres médecins."

Le point de vue du médecin généraliste est un point de vue comme un autre mais il a l'avantage d'être à la fois dehors et dedans, c'est à dire que "son" patient est à la fois dehors et dedans. Il entend le discours des cancérologues, il lit les écrits des cancérologues, il ne participe pas aux réunions de concertation, il entend les propos des malades (qui ne comprennent jamais rien, c'est évident), ils entendent comment les malades ont été considérés ici ou là, comment les familles ont été informées ou non, comment les traitements ont été proposés mais plutôt imposés, comment les réglettes d'EVA ont été brandies, comment les transports sont organisés entre les différents lieux de soins, comment est programmée la débauche d'examens complémentaires, comment les rendez-vous sont annulés ou reportés, comment... la consultation d'annonce est annoncée au médecin traitant après qu'il a revu le patient ou la patiente, ce qui permet à ce brave médecin généraliste de rester dans le flou et de commencer l'exercice périlleux du mensonge aux patients cancéreux...





Il existe aussi des cancérologues, on dit désormais oncologues, ceux-là du secteur privé, qui écrivent des tribunes libres dans Le Point (voir LA) pour défendre l'indéfendable, en citant des publications biaisées et des économistes néo-libéraux, en mentant comme des arracheurs de dents comme ils le font avec leurs patients, et en se déclarant indépendants alors qu'ils "touchent", ils "touchent" et ils "touchent"... Heureusement que Pernelle a réagi, a fait l'enquête (les journalistes ont déjà du mal à tendre leurs micros, écrire des articles critiques leur donnerait des douleurs critiques, ils se taisent donc ou refusent d'examiner les faits), a écrit un billet complet "Indignation en soldes" qui fait le boulot et montre (LA) la vacuité existentielle et le trop plein du compte en banque de ces médecins dévoués corps et âmes aux statistiques fausses des plans cancer. Il y a la liste des 68 médicaments à éviter selon Prescrire (voir LA) et il y a maintenant la liste des 78 oncomédicochirurgiens à encenser.

Nous pourrions parler aussi d'Agnès Buzyn, la directrice de l'INCa, dont un tweet rappelle avec intérêt le parcours professionnel et... privé (LA). Connaît-elle le rapport attribué à Cochrane ?
Nous ne parlerons pas non plus de l'ancien directeur de l'INCa, le professeur K, grand habitué des plateaux de télévision qui lui permettent d'augmenter ses honoraires de consultations privées, et qui en fut chassé pour malversations familiales.

Mais là, si vous le permettez, nous allons entrer dans le sublime, il y a aussi des dissidents de l'INCa. Des dissidents qui pensent qu'on n'en fait pas assez, que l'INCa est mou du genou, qu'il ne va pas jusqu'au bout, qu'il faut mettre le paquet. Ce sont les membres de l'AFU (Association française d'urologie) qui, contre toute logique, contre toute évidence, ont décidé que le PSA était l'alpha et l'omega du dépistage du cancer de la prostate. Les arguments de ces parangons de la vérité scientifique, de l'absence totale de liens d'intérêts et dont les représentants les plus brillants sont, par exemple, le grrrrrrrrrand professseur Guy Vallancien qui tient salon dans le journal Le Monde et qui a ses entrées un peu partout, comme on dit, et de plus petits professeurs comme Michaël Peyromaure, je le cite mais ne voudrais pas faire de jaloux, dont nous avons jadis analysé les brillants écrits (ICI) mais aussi le professeur Morgan Rouprêt qui s'est distingué récemment par la publication d'une tribune enflammée dans le journal L'Humanité.

Ces urologues font partie du club très ouvert des pro PSA et ils ont pignon sur rue. Ils disent le contraire des recommandations mondiales mais ils continuent de parader sur tous les tréteaux. Ce club rassemble ceux qui pensent, en gros, que seuls les urologues ont raison puisque ce sont eux qui font l'urologie, que l'épidémiologie est une science du passé, nous ne faisons pas de l'épidémiologie mais de la médecine (et ici de la chirurgie), que le sur diagnostic est une notion a posteriori qui donc, dans une pratique raisonnée et raisonnable de la chirurgie, est une donnée non prospective et que, au doigt mouillé, il est clair qu'on ne voit plus de cancers de la prostate métastasés, ce qui signifie, CQFD, qu'on a raison de couper les prostates, de les irradier, et d'hormoniser les patients pour les rendre immortels. Malheureusement le story telling urologique de l'AFU (qui, avec les années, a réussi à faire avaler la distinction entre dépistage personnalisé et dépistage universel) est a scientifique et démenti par les faits et les essais. Mais il ne faut pas parler d'essais cliniques à ces irréductibles Gaulois (2) ou seulement des essais qui vont dans le sens de l'urologie française triomphante, car, vous ne le saviez pas, je l'ai appris par tweeter du fameux professeur d'urologie de l'Institut Mutualiste Montsouris, que les essais cliniques nord-américains, notamment dans le NEJM, ceux qui affirment que le dépistage systématique du cancer de la prostate chez les hommes entre 50 et 69 ans, ne sert à rien en termes de mortalité spécifique sont des essais biaisés et qu'ils sont le fruit de l'impérialisme américain. 

Morgan Couprêt publie donc "Un déni de démocratie sanitaire" dans le journal des travailleurs et des travailleuses (ICI) en jouant sur la corde sociale sensible. Cet article est un tissu de contre-vérités flagrantes, un appel au peuple, une argumentation (?) pleine de sensiblerie et un plaidoyer pour la spécialité chirurgicale la mieux dotée et où les honoraires sont parmi les plus élevés du corps médical. Que L'Humanité ne se trompe pas de combat. Morgan Couprêt développe des arguments idéologiques dignes d'une science néo lyssenkiste, celle qui veut tordre le cou non seulement aux données de l'épidémiologie (une science bourgeoise ?) mais aussi à l'impérialisme américain : les petits pois de Mandel sont remplacés par les noisettes de l'AFU. Les journalistes du quotidien communiste auraient pu se renseigner sur le bonhomme  (3, 4).




Mais il existe heureusement dans le domaine de la cancérologie des outlaws, des rebelles, des ennemis de l'intérieur, comme Nicole Delépine (voir LA) qui osent écrire : "Et si, au lieu du cancer, c'était au traitement que vous aviez "survécu". Elle a publié des livres iconoclastes (comme "La Face cachée des Médicaments" --ICI-- ou "Le cancer, un fléau qui rapporte" -- LA--, on doit la traiter de je ne sais quoi dans le milieu oncologique (comme on avait traité Iréne Frachon de je sais quoi dans le milieu machiste pneumologique). Elle commente un article de Virginia Postrel (ICI) et elle ne croit pas au plan cancer. Elle ne croit pas que les destructeurs du système de santé puissent être les "amis" des malades. Elle connaît la situation de l'intérieur, elle sait combien on ne traite pas des patients mais des cancers, bien plus, elle sait que l'on ne traite pas des cancers mais des cellules cancéreuses et que les deux cancers dont on parle le plus, celui du sein et celui de la prostate, sont de grandes arnaques scientifiques. Elle lit la littérature internationale et pas seulement celle écrite par les sénologues et par les urologues (ici gaulois), elle sait que l'on ne peut parler d'efficacité du dépistage que si la mortalité spécifique baisse alors que le nombre de cancers dépistés a augmenté, sinon, comme elle le dit, on traite des non cancers, on sur diagnostique et on sur traite...


Elle ne dit pas mais je le dis pour elle que les chimiothérapies de troisième, quatrième, voire cinquième ligne sont des aberrations, sont des renoncements de la part des oncologues qui ne peuvent faire autrement que continuer le traitement pour ne pas désespérer Billancourt, pour ne pas avoir à dire dire aux malades et à leur famille "Nous avons échoué" comme n'importe quel médecin traitant le dirait à son malade de trente ans. Elle sait mais ne dit pas que nombre d'essais cliniques sont menés  sur des cadavres ambulants en dépit de toute éthique, en faisant des promesses fallacieuses, en promettant la guérison à des patients qui sont déjà morts... Elle ne dit pas non plus que la finalité de ces essais est d'obtenir une AMM, une facile AMM, un prix considérable, facilement considérable, car, que voulez-vous, si on sauve un patient, il n'y a pas de prix, en cachant les effets secondaires ou en les minimisant et qu'ils permettent aux expérimentateurs de faire les malins dans les congrès en lisant des textes qu'ils n'ont souvent pas écrits en s'aidant d'écrans power point composés pour eux et aux frais de leurs maîtres big pharmiens.

Nous reviendrons dans une deuxième partie sur le plan cancer lui-même.

Je voudrais souligner, en guise de conclusion provisoire, que ce tableau apocalyptique est un constat systémique, il y a bien entendu des hommes et des femmes bons dans ce milieu, moraux, respectables mais on attend qu'ils quittent leurs fonctions pour qu'ils puissent parler et faire enfin les révélations que nous avons déjà faites.

PS (je rajoute ce qui va suivre le 4 août 2014 où, dans la même journée, j'apprends

  1. Qu'un article américain rapporte que les 71 dernières molécules anti cancéreuses (Tumeurs solides réfracraires et/ou métastatiques et/ou avancées apportaient en moyenne une survie augmentée de 2,1 mois) : LA
  2. Qu'un article américain rapporte une augmentation du nombre des K du sein chez les femmes entre 20 et 49 prenant une contraception O/P ICI : augmentation du risque relatif de 50 % ((OR, 1.5; 95% CI, 1.3–1.9))avec des variations selon les pilules. Les quelques cliniciens qui parlent de cela depuis des siècles vont-ils enfin être écoutés ?

Notes
(1) Le goût et le pouvoir, Paris, Grasset, 2007. Jonathan Nossiter dit à un chef étoilé célèbre après un repas :  "Vous êtes un excellent cuisinier mais un piètre restaurateur." parce qu'on mangeait bien mais que les clients étaient mal reçus.
(2) Les mêmes Gaulois qui continuaient à prescrire du distylbène (DES) alors que tout le monde savait (les non Gaulois) que c'était inefficace et dangereux ; les mêmes Gaulois qui prétendaient que le traitement hormonal de la ménopause était efficace, non dangereux, voire féministe -- nous n'avons pas le temps ici de développer.
(3) Pour les journalistes de L'Humanité, quelques données concernant le professeur fort de 378 articles recensés par PubMed (ICI), la bible de la production éditorial mondiale, certes été accusé de plagiarisme (ICI), ce dont il se défend, auteur de livres d'enseignement de l'urologie (LA), un médecin, dont la biographie est exemplaire (4), et qui, non content de collaborer largement avec l'industrie pharmaceutique (LA en inscrivant son nom puis en recherchant on retrouve 7 écrans) ce qui, selon la doctrine Lina (ICI) signifie compétence et indépendance.
(4) Morgan Rouprêt est chef de clinique assistant en urologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il est titulaire d'un Master Recherche et d'une thèse de doctorat en sciences (travaux de recherche fondamentale sur les mécanismes de cancérogenèse en onco-urologie).
Il a été récompensé par plusieurs prix dont la médaille d'or de chirurgie de l'internat des hôpitaux de Paris (2005), le prix Le Dentu-Renon de l'Académie nationale de chirurgie (2006) et le prix du Best Scolarship Award(2007) de l'Association européenne d'urologie. Il est aussi conférencier d'internat depuis bientôt 5 ans à Paris et en Proince

17 commentaires:

BG a dit…

Entendu hier soir vers 18h30 à C dans l'air avec Yves Calvi, une émission sur le plan cancer où le cancer contre le col de l'utérus a évidemment été évoqué avec l'affirmation du Président de la République sur les vaccins contre le HPV.

Une participante affirmera que ce vaccin sauve des vies mais que si on écoute les médias, il aurait des effets secondaires graves et qu'il ne fallait pas se laisser entrainer dans cette voie (ce ne sont pas les termes exacts) puisqu'il sauve des vies.

C'est un refrain connu : le vaccin est inoffensif puisqu'il sauve des vies !!! Variole ... cancer du col ... même combat, rien n'a changé ... De plus, pour la variole ... bon, j'en ai souvent parlé et c'est maintenant pratiquement établi par des expérimentations sur des singes, la vaccination des vrais contacts est aggravante. Malgré les faits accablants, les experts de 1870 comme de 1970 avaient toujours refusé de le reconnaitre.

Je pense qu'on pourrait estimer, sans forcer, entre 100000 et 150000 le nombre de cas de variole provoqués en Inde au cours des 2 années 1973-1974 par cette vaccination inappropriée.

m bronner a dit…

Merci dr du 16. Il y a indéniablement un côté "soviet" suprême là dedans. mais cela ne se limite pas au cancer même si dans le cancer du fait de ce "plan" cela apparaisse de façon plus que criante. L'institution ou les institutions créent une sorte de non-pensée unique dont la logorrhée particulière est l'une des manifestations les plus criantes.
Ce qui agace particulièrement, c'est la façon de se présenter: une "haute" "autorité"assemblée d'"experts"de "scientifiques" qui ne cessent de jeter leurs spécialités, titres etc à la figure du pauvre khôn qui ne sait pas penser. Au moins, vous, vous êtes médecin et on vous concède, quoique vous n'êtes pas spécialiste en la matière!,le droit d'en dire quelque chose. Rachel Campergue vient justement de poster sur son blog à ce sujet là...Merci, ça fait du bien!

Dr MG a dit…

Merci en effet pour cet article, cela fait du bien de le lire.

Et que dire des journalistes qui invitent les "experts" et leur donnent la parole pour continuer à désinformer.
Et que dire des journalistes médecins en particulier télévisuels qui participent activement pour continuer à jouir du pouvoir que leur donne leur position !!!

Et que dire de la formation médicale dont tout est fait pour qu'elle reste aux mains de Big Pharma :http://www.mediapart.fr/article/offert/cef4f2e90cb20317b7498aeb615ec0d7

Et que dire de la transparence où les liens d'intérêts ne sont jamais déclarés ( cf article de pernelle) en violation totale de la loi ; mais qui se charge de faire appliquer la loi?

Que dire de cette transparence qu'une loi récente devait garantir mais qui au contraire a rendu encore plus opaque la possibilité de transparence ( un comble )

Je m'arrête là car tout cela est déprimant

CMT a dit…

Merci pour ce super article.

Ton texte, pose, entre autres, la question de l’existence d’une morale à géométrie variable, selon les époques, les rapports de force économiques, sociaux, politiques ou la capacité de coercition entre différents groupes. Suffirait-il qu’un comportement se banalise, qu’il entre dans les mœurs pour qu’on le considère désormais comme moral ?

Et les relations avec le droit ? Les règles du droit sont elles forcément morales ?
Sous Staline il était légal d’assassiner et déporter les opposants politiques. La masse de la population acceptait comme normale cette situation. Pour autant, est-ce que la population avait le sentiment que c’était moral d’agir ainsi ?

Je pense que chacun d’entre nous est ambivalent mais que presque tous, nous avons intériorisé des valeurs morales, un sens du bien et du mal, qui n’est pas forcément en accord avec ce que la société tolère et avec la manière dont nous sommes amenés à agir dans le cadre de notre vie personnelle ou professionnelle.

Nous savons tous, par exemple, que nuire à autrui pour en tirer un avantage, est moralement répréhensible.

Alors, une des questions qui se pose dans une médecine dont l’avis d’experts est le pivot est celle des conflits d’intérêts des leaders d’opinion.


Avant que l’histoire ne soit enfouie sous plusieurs couches d’informations aussi sensationnelles que traumatisantes, dans cette époque de fast information où tous les médias sont en perpétuelle concurrence pour essayer d’attirer notre attention, je m’empresse de parler de l’histoire et du livre du Dr Dalbergue, qui a fait l’objet d’un article dans le journal « Libération ».
Le Dr Dalbergue a écrit, avec une journaliste, Laure Barret, un livre intitulé « Omerta dans les labos pharmaceutiques » où il raconte son expérience au sein de plusieurs laboratoires et notamment lorsqu’il avait en charge les leaders d’opinion.

Il y a eu déjà d’autres repentis (mais il paraît qu’il ne veut pas être considéré comme tel) de l’autre côté de l’Atlantique, mais en France, que ce soit pour une question de langue ou d’autisme, ces histoires ont eu peu d’écho.

Nous avons maintenant notre repenti français. Et, concrètement, cela signifie quelque chose. Cela signifie que désormais ce n’est plus parole contre parole entre les leaders d’opinion et les mauvais coucheurs dont je fais partie, ceux qui voient le mal partout, et auxquels répond la vertu outragée des MEC (mis en cause) disant que puisqu’ils ont des conflits d’intérêts avec tout le monde c’est bien qu’ils n’ont de conflits d’intérêts avec personne, tout cela s’équilibrant parfaitement et aboutissant miraculeusement à la production d’ un jugement parfaitement objectif.

Dalbergue ne mâche pas ses mots. Et lorsqu’il dit avoir eu à « inventer les moyens les plus tordus pour les [leaders d’opinion] acheter en toute discrétion » il ne nous parle pas d’amitié désintéressée, il nous parle de corruption. D’une corruption qui a un but précis en l’occurrence : faire en sorte de présenter, par la bouche des leaders d’opinion, les médicaments du laboratoire sous leur meilleur jour au public et aux médecins. Les présenter sous leur meilleur jour voulant dire exagérer leurs bénéfices et occulter leurs effets secondaires.
Pour cela les laboratoires se montrent très généreux avec les leaders d’opinion. Et la supposée transparence des liens financiers est une vaste rigolade dès lors que les laboratoires doivent déclarer les stylos billes distribués aux généralistes mais ne sont pas obligés de déclarer les contrats passés avec des leaders d’opinion, embauchés en tant que « consultants » pour plusieurs dizaines de milliers d’euros.
La déclaration de conflits d’intérêts aux agences est aussi une grosse arnaque car elle est laissée à l’appréciation du déclarant et n’est pas contrôlée.
Tout cela est parfaitement légal, insiste beaucoup le Dr Dalbergue. Eh oui. En France la corruption est parfaitement légale.

CMT a dit…

SUITE
Ces pontes, se soumettent à la loi du « publish or perish ». Dans le même journal Jean-françois Bergmann, ancien vice-président de la commission de mise sur le marché à l’AFSSAPS et médecin hospitalier lève le voile sur le mystère de l’allégeance des pontes hospitaliers aux laboratoires pharmaceutiques en déclarant : « indirectement, ce sont donc les labos qui font et défont nos carrières. Pour avoir de l’avancement et des budgets de recherche un praticien hospitalier doit signer des publications scientifiques ». Ce qui explique cette scène aussi cocasse que désolante, d’une « délégation de mandarins venus bouder ostensiblement face au patron de son labo, pour protester contre la baisse de leurs financements ». Quant on parle de publier il s’agit, bien sûr, d’essais cliniques. Qu’est-ce que les laboratoires voudraient financer d’autre ? Certainement pas des trucs sans aucun intérêt pour leur chiffre d’affaires.

Concernant l’Avastin et les vigoureuses protestations des 78 «indignés » cancérologues, dénoncé s par Pernnelle, il faut savoir que le niveau de l’ amélioration du service médical rendu de l’Avastin a été ramenée à V en 2011 par la Haute autorité de santé (c'est-à-dire absence d’ amélioration). C’est la même année que la FDA lui retirait l’indication dans le cancer du sein métastasé en raison de ses effets indésirables graves.
L’Avastin est aussi depuis de nombreux années l’anticancéreux qui coûte le plus cher à la sécurité sociale car en 2011 il a coûté 349 millions d’euros représentant à lui tout seul 16%du montant global de la liste en sus hospitalière (de plus de 2 Mds). La liste en sus étant la liste de tous ces médicaments, généralement très chers (1000 euros de coût unitaire pour l’Avastin) que la sécurité sociale doit rembourser aux hôpitaux au nom de leur intérêt majeur pour la santé.
A part ça ces médecins grâce à leur « expertise » et leur jugement totalement impartial peuvent anticiper, au doigt mouillé, quels sont les patients qui vont le plus bénéficier de ce traitement. Et cela sans l’aide d’aucun essai clinque pertinent.

Il faut savoir aussi que le temps passant les anticancéreux mis sur le marché présentent de moins en moins d’intérêt, même si leur prix, totalement déconnecté de leur intérêt thérapeutique, ne cesse d’augmenter.
On peut raisonner en termes d’ASMR, ASMR : amélioration du service médical rendu. L’ASMR est un critère relatif qui mesure le progrès thérapeutique ou la valeur ajoutée du médicament. Il s’agit d’évaluer l’intérêt du médicament par rapport à la thérapeutique déjà sur le marché.
Les niveaux d’ASMR sont les suivants :
I : Progrès thérapeutique majeur
II : Amélioration importante en termes d’efficacité thérapeutique et/ou de
réduction des effets indésirables
III : Amélioration modérée en termes d’efficacité thérapeutique et/ou de
réduction des effets indésirables
IV : Amélioration mineure en termes d'efficacité thérapeutique et/ou de
réduction des effets indésirables
V : absence d’amélioration mais admission au remboursement.
L’INCA (institut national du cancer) nous apprend que entre 2007 et 2009, 14 médicaments anticancéreux sur 42 évalués ont reçu un ASMR allant de I à III soit un sur trois. Entre 2010 et 2012 ils n’étaient plus que 6 sur 24 soit un sur quatre.
On doit sans doute ce « progrès » au meilleur rodage des stratégies de corruption tous azimuth mis en place par Big Pharma.

Anonyme a dit…

Concernant le sucre, puisque vous évoquiez le billet de Dupagne, je voudrais signaler l'existence actuellement de l'initiative " Clear Sugar Campaign" dénonçant l'accaparement de terres au cambodge profitant aux industries de la canne à sucre du pays ( qui bénéficient en outre d'une exception douanière de l'Europe)...et de chez nous ( quoique peut être plus dans la sphère anglosaxonne, mais j'en doute ) . http://www.boycottbloodsugar.net/the-companies/the-peddlers/

L'accaparement des terres, observé ailleurs dans le monde, fut facilitée au Cambodge par la destruction des titres de propriété sous les Khmers rouges.

Docdu16 : la lecture de Pierre Daix, Tout mon temps, Révisions de ma mémoire, Librairie Arthème Fayard, 2001 est un must pour saisir les difficultés de l'entrée en dissidence pour les intellectuels communistes. Je vous le recommande vraiment !

Anonyme a dit…

Plus récemment ( 2013) : Pierre Daix, Les combattants de l'impossible : La tragédie occultée des premiers résistants communistes, Robert Laffont est très bien aussi.

Anonyme a dit…

Maurice Stroun a publié chez l'Harmattan en novembre 2012 un livre intitulé "Mon cher collègue je ne serai pas recteur". C'est une épopée. Pour vous dire : son parcours le mène de l'examen de certains faits mis en avant par Lyssenko/Mitchourine...pour arriver à mettre en évidence, contre vents et marrées, l'existence de l'ADN circulant ...ce qui sert à des applications....dans le domaine du dépistage.

Il est suisse, n'en parlons pas ?

BG a dit…

Par anonyme :
"L'accaparement des terres, observé ailleurs dans le monde, fut facilitée au Cambodge par la destruction des titres de propriété sous les Khmers rouges"

J'ajoute, en passant, et pour sourire un peu, qu'au 19ième siècle, et sans doute aussi une partie du 20ième, la Constitution américaine écrite par des européens émigrés stipulait que les Indiens n'étant pas des êtres humains n'avaient pas le droit de propriété.
On trouve facilement des photos d'Indiens d'époque qui illustrent parfaitement qu'effectivement, comparés à nous, ils n'étaient certainement pas des êtres humains ...Par exemple en tapant photos Indiens Curtis (ce dernier avait pris près de 50000 photos de ces non humains).

Anonyme a dit…

La marée s'est marrée : gros temps !

CMT a dit…

dans notre rubrique : « la corruption, c’est encore les corrompus qui en parlent le mieux »
J’ai trouvé un article de Guy Vallancien paru dans le blog du « monde ». Article qui est en réalité une lettre où Guy Vallancien adresse à Bernard Dalbergue, le médecin qui dénonce les pratiques de corruption des gros laboratoires. Guy Vallancien est professeur de médecine, chirurgien-urologue, chargé de mission auprès de différents gouvernements, titulaire de la légion d’honneur et de l’ordre du mérite et j’en passe.
Son argumentaire laisse pantois par sa vacuité. Comme si ses arguments devaient valoir par le seul fait que c’est lui qui les énonce. Un extrait : » Avez-vous un seul instant pensé aux cent mille français qui bossent honnêtement dans l’industrie pharmaceutique ? »… » Oui, il existe des compromissions, des passes droits, des influences, voire de la corruption dans toute activité humaine, »… » Toute innovation expose ceux qui y sont soumis aux aléas d’effets secondaires imprévus que nul principe de précaution ne pourra jamais atténuer ou faire disparaitre. Ces risques sont généralement d’autant plus sévères que le produit est efficace. Toute entreprise investit pour améliorer les biens qu’elle vend. Il est donc logique qu’elle engrange des bénéfices, même s’il s’agit de médicaments, afin de réinvestir en recherche et développement. » http://sante2020.blog.lemonde.fr/2014/02/08/lettre-au-docteur-dalbergue-auteur-de-lomerta-dans-les-labos/

Blablablabla… On ne parle pas de compromissions à la marge ici, mais de corruption organisée qui va impacter directement la manière dont sont soignées des millions de personnes au risque croissant de provoquer des dizaines de milliers de morts. Risques non virtuels et déjà vérifiés par le passé.
A mon étonnement, Guy Vallancien fournit la liste de ses « liens d’intérêt » sur son blog http://www.vallancien.fr/site/liens_d_interet.html

A ceci près qu’il oublie de préciser que le CHAM, Convention on Health Analysis and management, dont il se déclare président et dont il admet toucher 15 000 euros de rémunération (mensuels ?) est une sorte de think tank réunissant industriels, scientifiques et médecins, petit frère, modeste petit frère, de la Commission trilatérale ou du CFR où siègent les puissants de ce monde qui décident à quelle sauce nous allons être mangés. Le CHAM a de nombreux partenaires, dont Sanofi, Roche Novartis etc http://www.canalcham.fr/fr/cham2013/partenaires et où l’on retrouve, dans le conseil scientifique http://www.canalcham.fr/fr/qui-sommes-nous/conseil-scientifique des philantropes comme l’économiste Claude Le Pen, économiste que le LEEM, syndicat des entreprises du médicament, appelle à la rescousse chaque fois qu’il faut expliquer aux foules que, « non, les médicaments ne coûtent pas trop cher », ou François Sarkozy, frère de Nicolas, « qui a délaissé la pédiatrie au nom de son amour pour l’industrie pharmaceutique et pour la gériatrie. Cet amour l’a même poussé à fonder une chaîne de télévision sur internet appelée LongeviTV. Dont l’un des financeurs / sponsors est Sanofi Aventis. » http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/05/alzheimer-nouvelle-fondation-de-cooperation-scientifique-mai.html .

Bref, cela va un peu plus loin que des petites compromissions, et on comprend mieux l’indignation sincère qui saisit le professeur Vallancien à l’idée que quelqu’un vienne perturber ses petites affaires.

Thanh-Liem HUYNH a dit…

Beau billet, comme d'habitude. Les billet de Docdu16 devraient être estampillés d'utilité publique, pour inciter davantage de monde à les lire et essayer de les comprendre en profondeur. Car l'écueil c'est tout de même qu'ils sont d'une telle érudition que ceux à qui ils bénéficieraient le plus (ceux pour qui estimer la compétence du médecin qu'ils consultent représente une tâche herculéenne) décrochent probablement au bout de quelques lignes ;-)
On se retrouve donc au final avec un "grand public" continuant à vivre sous influence des grands média et nourri d'idées fausses comme "Les médecins ces nantis", "Le tiers-payant améliore l'accès aux soins", "Les complémentaires santé sont les bienfaiteurs de l'humanité" ou encore comme démontré ici "le dépistage ça ne peut que faire du bien"...
A quand une figure médiatique suffisamment populaire qui s'emploierait à rendre intelligibles les mécanismes de ces mensonges méthodiques ?

CMT a dit…

A Thanh-Liem HUYNH
Il y a Philippe Even, la place est déjà prise...

Popper31 a dit…

Et oui, c’est bien là le problème. Quand on voit que le seul ouvrage qui a fait un Buzz médiatique accessible au fameux grand public : « les 4000 médicaments inutiles… » est l’œuvre d’un Chef du service d'urologie membre des sociétés française, européenne et internationale d'urologie. (On va demander son taux de PSA à Docteur du 16 ;-)) et d’un professeur émérite ancien doyen de la faculté de médecine Necker et président de l'institut Necker. On se dit qu’on n’est pas sorti de l’auberge, et que le fameux grand public attendra.
Mais si finalement le grand public, il aimait ca avant tout, les belles histoires, celles qu’on lui raconte depuis des millénaires : de l’Iliade à la Bible, des mille et une nuits au matins qui chantent ou aux grands soirs après une belle tuerie, du story-telling au disease mongering .
Notre cerveau n’est pas cartésien, (merci Antonio.R. Damasio et les autres), il ne carbure pas à la logique , Bayesienne ou floue, il veut qu’on lui raconte des histoires qui l’endorment, comme quand on était petit le soir ; que ce soit par Hollywood ou par la Pravda, ne change rien à l’affaire, il lui faut des scénarios simples et rassurants.
Les lanceurs d’alerte ce n’endort pas !! … ca réveille, alors est ce que c’est bien raisonnable d’emmerder le grand public avec ca.
Et les journalistes ils vendent du papier et du temps de cerveau disponible à la télé, donc de belles histoires… une alerte par-ci par là à titre de teasing puis vite, bien vite la belle histoire qui finit bien. A quand le PSAthon ou le mammothon pour faire pleurer dans les chaumières et ouvrir le portefeuille, avec des People choisis ??
Allez !! dormez bien on veille sur vous

CMT a dit…

A Popper 31
Philippe Even est à l'opposé de Nicole Délépine, dont je trouve le parcours admirable.

Mais je ne suis pas aussi pessimiste que toi.

La culture, je parle de la culture qui détermine nos comportements, diffuse de manière descendante. Et les classes sociales regardent vers le haut de l'échelle quand elles veulent progresser.

Les classes moyennes ambitionnent de ressembler à Bill Gates ou à François Pinot. Quant aux personnes de milieux très modestes, celles que je vois quotidiennement, quand elles arrivent à sortir la tête de l'eau et commencent à rêver d'une vie meilleure vers qui regardent elles? Humm?? Vers les classes moyennes. C'est la culture des classes moyennes qui leur sert de modèle.

Docteurdu16 a dit…

@CMT Tu es très optimiste. Les goupes d'appartenances et les groupes de référence sont de très vieilles notions. Ce qui marche, ce sont les théories sexy et glamour, pas Joyce et La nuit transfigurée. Bonne soirée.

Anonyme a dit…

L'internationale pharmaceutique communiste a encore frappé : "KEI has obtained an email sent out on January 10th, 2014, by Michael Azrak, Merck's Managing Director for Southern and East Africa, that illustrates the deep involvement of two dozen companies in the campaign to undermine patent reform in South Africa. The Merck email, not public before today, sheds new light on industry lobbying to undermine South Africa patent reforms"

http://keionline.org/node/1908