
Pour des raisons que nous ignorons et qui doivent tenir à notre ignorance du fonctionnement, forcément complexe, des cerveaux composant l'aréopage de la sous commission de l'EMA (Agence Européenne du Médicament), intitulée Committee for Medicinal Products for Human Use (CMPHU), lorsqu'ils sont confrontés à une situation inattendue et pour le moins évidente pour le vulgum pecus ou le médecin généraliste de base, le Pandemrix, vaccin anti grippal adjuvé, n'est plus recommandé chez les moins de 20 ans sauf si le vaccin trivalent n'est pas disponible et lorsque la vaccination contre H1N1 est nécessaire (c'est à dire chez les personnes qui risquent les complications ou l'infection). Les cerveaux sus-cités ont dû se creuser la cervelle pour pondre une phrase aussi alambiquée. Il eût été si simple de dire : "Il ne faut plus vacciner les personnes de moins de 20 ans avec le vaccin Pandemrix." Il eût été encore plus simple de dire solennellement : "Le vaccin Pandemrix est retiré."
Mais les cerveaux évolués de l'EMA ne sont pas faits comme ceux des autres, ce sont des experts et pas seulement des experts en vaccinologie (interdit de rire), ils ont aussi convoqué des neuropédiatres, des immunologistes, des spécialistes des troubles du sommeil, des épidémiologistes, des experts (sans plus de précision) de Health Canada, de l'OMS et de l'ECDC (European Center for Disease Prevention Center)...
Ils n'oublient pas d'affirmer que le rapport bénéfices / risques du Pandemrix était globalement favorable (cela ne vous rappelle pas quelque chose ?).
Ils n'hésitent pas non plus, les impudents qui savent que jamais personne ne viendra leur chercher des poux dans la tête, à affirmer que le risque d'attraper une narcolepsie post vaccinale avec ou sans catalepsie est de 6 à 13 fois plus importante que si la population suédoise et finlandaise des 4 - 19 ans n'avait pas été vaccinée, ce qui correspond à une augmentation de trois à sept cas de plus pour 100 000 vaccinés.
Et cela ne les gêne pas.
Je voudrais dire ceci : dans une population comme celle de la Finlande avec environ 5,3 millions d'habitants, il y a eu 56 décès dus à la grippe en 2009 et 60 enfants et adolescents qui ont souffert d'une narcolepsie post vaccinale. Est-ce cela le rapport bénéfices / risques globalement favorable ? Aurions-nous accepté qu'en France il y eût 660 enfants et adolescents du même âge atteints ? Pour 344 décès de la grippe en France pendant la même période... Alors que l'immense majorité de ces enfants aurait eu une grippe bénigne (la grippette de notre ami Bernard Debré qui préconisait pourtant la vaccination des nourrissons)...
L'affaire du Mediator (et ses 500 morts pendant de nombreuses années) est une rigolade par rapport à ces 60 cas de narcolepsie en une seule campagne de vaccination...
J'avais demandé en février 2011 au professeur Daniel Floret et au Comité Technique des Vaccinations de dégager (voir ICI). Ils n'ont pas dégagé. Ils sont toujours là. Et ils se moquent des narcolepsies finno-suédoises (sans compter les Islandaises) : il doit bien y avoir des facteurs ethniques et génétiques qui permettront d'innocenter les squalènes dont Monsieur Perronne clamait l'innocuité puisqu'ils étaient naturels lors de la fameuse conférence de presse tenue au Ministère de la Santé par Madame Bachelot (voir ICI).
Quant à la pharmacovigilance française, où a-t-elle mis les cas de narcolepsie qui lui ont été déclarés ? A la poubelle ou dans la catégorie non imputable (ce qui est la même chose) ?
J'éprouve un profond dégoût.
Jusqu'où la passion de Glaxo ira-t-elle ?
Le retrait du Pandemrix eût été la position la plus juste.

27 commentaires:
pas grave les généralistes Joss Randall toucheront leur prime, comme pour les mammographies avec la cacophonie actuelle ACOG , ACR, USPSTF
C'est parce que depuis Pasteur , un vaccin n'est pas un médicament comme les autres et il est inimaginable de penser qu'il puisse ne pas être efficace et/ou être nocif voire létal (ou alors on se fait taxer d'antivaccinaliste primaire)
ça me fait penser au communiqué de l'AFSSAPS sur le Prévenar
"Deux décès de nourrissons ont été signalés après vaccination avec Prevenar 13®. Toutefois, après évaluation des données disponibles, l’association entre la vaccination et les deux décès observés a été écartée"
lire la relation des cas
http://www.sylviesimonrevelations.com/article-deux-bebes-decedent-apres-une-vaccination-en-france-68789300.html
on se demande ce qu'il faudrait pour que l'imputabilité possible d'un vaccin dans un décès soit reconnue
Je rappelle qu'en octobre 2009, en pleine peur d'épidémie de grippe H1N1, les autorités Suisse avaient déjà restreint l'usage du pandemrix de Glaxo aux plus de 18 ans moins de 60 ans et femmes non enceintes. A l'époque c'était pour favoriser le vaccin Suisse Focetria produit par le laboratoire suisse Novartis. Comme quoi des considérations économiques peuvent à terme recouvrir des réalités de santé publiques.
Voir l'article ci-joint:
http://www.physorg.com/news176099207.html
Impossible qu'un vaccin puisse avoir des effets indésirables ou même qu'un individu mal réagir mal en fonction de son terrain !
Oser ne serait ce que soulever l'hypothése, quelle hérésie !
@ psentis: en ce qui concerne les généralistes à la carabine courte, vous pouvez voir mon post écrit hier soir sur le P4P à la française (:-)
http://philippehavinh.wordpress.com/2011/07/26/p4p-for-french-primary-care-physicians-for-the-first-time-of-their-history/
Bien cordialement.
@ Ha-Vinh.
Je crois vraiment que le capi était une pâle copie du NICE et que ses auteurs n'avaient pas pris conscicence que le P4P était, globalment, un échec en GB. Voir ici mon post sur ce blog : http://docteurdu16.blogspot.com/search/label/SPENCE%20DES
Bonne journée.
Quelques rappels sont utiles car en ces temps de fast information où un évènements tragique en chasse un autre scandaleux ou tragi-comique, où les petites phrases des hommes politiques peuvent monopoliser l’attention des médias pendant des semaines, nous sommes dans un état de sidération permanent et, surtout, nous avons la mémoire très courte.
En avril 2009, les premiers cas d’une grippe impliquant une souche identifiée comme nouvelle sont mis en évidence au Mexique. On évoque alors une progression foudroyante de cette grippe et des décès par dizaines. Peu de temps après on s’apercevra qu’en fait, les décès présentés comme étant provoqués par la nouvelle souche grippale H1N1 sont dus à d’autres causes. La nouvelle souche se répand rapidement dans d’autres pays, grâce aux transports aériens. Toutefois, dans les pays de l’hémisphère nord, où on est au printemps, les quelques cas pris en charge très énergiquement s’avèrent plutôt bénins.
Dès le mois de JUIN 2009, un congrès d’infectiologie se réunit à Paris, qui rassemble des médecins de terrain, comme le professeur Bricaire ainsi que des membres de l’INSERM et de l’INVS. Le constat commun est le décalage entre la BENIGNITE EVIDENTE de la grippe observée et les mesures, très lourdes, imposées par le plan de gestion de crise.
http://www.infectiologie.com/site/_actualite_detail.php?id_actualite=101
Néanmoins, l’avis de ces personnages pourtant qualifiés n’est nullement pris en compte par les autorités. Et, du début à la fin de la pseudo-pandémie, seuls les experts ayant des conflits d’intérêts majeurs auront l’oreille attentive des membres du gouvernement et des services ayant en charge d’organiser la gestion de la crise.
Certains contrats ont été signés en amont avec des laboratoires pharmaceutiques. Le gouvernement a signé un pré- contrat avec Sanofi Pasteur en 2005. En juillet 2009, des contrats pour 94 millions de doses de vaccins, et pour un montant de 674 millions d’euros sont signés, notamment avec GSK (GlaxoSmithKline), la France ayant fait la plus grosse commande de tous les pays de la planète représentant environ 10% des vaccins commandés. L’Allemagne aussi avait signé des pré-contrats. Il avait été établi que les contrats dormants ne seraientnt activés qu’en cas de déclaration d’une pandémie par l’OMS.
Il apparaît une polémique au sujet de la définition de la pandémie par l’OMS. Elle est lancée par Tom Jefferson, interviewé par Der Spiegel en juillet 2009. En fait,il n’y aurait pas eu, d’après l’enquête menée par le sénat, de modification de la définition de la pandémie en 2009, mais en 2005. Néanmoins il est clair que cette définition est inadaptée, comme je l’avais remarqué dans l’article publié sur Pharmacritique en septembre 2009. Inadaptée parce que cela ne correspond pas à ce qu’on nous annonçait depuis des années. A ce que des professeurs d’infectiologie nous annonçaient, dans des formations spécialement conçues pour nous préparer à cette catastrophe attendue sinon espérée : des morts par dizaines de milliers. Inadaptée et trompeuse car cela ne correspondait pas non plus à ce que l’on a décrit à longueur de journée dans les médias à l’ensemble du public pendant la durée de la pseudo-pandémie afin de l’inciter à se faire vacciner. Cela ne correspondait nullement non plus aux moyens mobilisés.
C’est dans ce contexte ambigu que le gouvernement signe en juillet 2009 un contrat avec GSK pour 50 millions de doses d’un vaccin qui s’appellera le Pandemrix, contenant comme adjuvant du squalène. Contrat pour une valeur de 350 millions d’euros.
à suivre...
Un autre vaccin contenant du squalène était commercialisé par Chiron puis Novartis depuis 1997. Il s’appelle Fluad, ou Gripguard en France, et est destiné aux personnes âgées de plus de 65 ans . En 2009, lorsque des inquiétudes apparaissent concernant le nouveau vaccin Pandemrix et son adjuvant, l’OMS soutient les laboratoires pharmaceutiques (GSK et Novartis) en affirmant que le vaccin n’avait pas posé de problème de tolérance aux 22 millions de sujets âgés qui l’avaient reçu, et qu’il n’y avait donc aucune raison de s’inquiéter. L’adjuvant du vaccin de Chiron, le Fluad, avait été proposé initialement pour stimuler une réaction immunitaire naturellement plus faible chez les personnes âgées.
Néanmoins la raison officielle de l’introduction d’un vaccin avec cet adjuvant destiné aux enfants et adultes jeunes en 2009, lors de la pseudo-pandémie, est de permettre d’obtenir la même stimulation de l’immunité chez des personnes jeunes, avec une moindre quantité d’antigène. Les antigènes étant plus longs à produire (et plus coûteux aussi) cela doit permettre de fournir très rapidement une grande quantité de vaccins, pour protéger la population contre la menace grippale.
La FDA refuse cet « arrangement », en raison de certains précédents. En 1976 un vaccin expérimental contenant divers adjuvants avait été essayé sur plusieurs millions d’américains par peur d’une pandémie qui ne s’est jamais produite (décidément, ces américains sont toujours en avance sur leur temps). Une « épidémie » de syndromes de Guillain Barré (sclérose en plaques) s’était déclarée qui avait été attribuée au vaccin. Ce que certaines études ont confirmé http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6731430. Les Etats Unis ont donc refusé le vaccin avec adjuvant de GSK. Et ils ont néanmoins reçu les millions de doses de vaccin commandés à Sanofi Pasteur, Novartis et Astra Zeneca, avant les français. Vaccins qui étaient produits, comme les vaccins saisonniers sans adjuvants. Les américains ont commencé la campagne de vaccination début octobre, alros qu’en France la campagne a débuté le 20 octobre. L’argument d’une livraison plus rapide des vaccins avec adjuvant est tombé de lui-même, à l’épreuve des faits. Il reste l’argument du coût de revient et surtout de la MARGE BENEFICIAIRE.
Un kilo de squalène revient quelques 20 dollars. Sachant qu’il y en a 10mg par vaccin, le prix de revient de cette matière première est infinitésimal (de l’ordre de 2 centièmes de centime) pour GSK. Or, la quantité d’antigène qui est la matière première la plus coûteuse à produire, , a pu être divisée par 4 dans le Pandemrix, grâce à l’adjonction d’un adjuvant par rapport au vaccin sans adjuvant et est de 3,75 mg contre 15 mg dans le vaccins sans adjuvant. Facteur supplémentaire d’économies sur le coût de revient pour GSK, le vaccin est vendu au gouvernement français sous forme de flacons multidoses, ce qui en rend la logistique très complexe, car, une fois ouvert, le vaccin est rapidement périmé et doit être jeté faute d’être utilisé. Autre inconvénient, qui est aussi pour les vaccinés, et non pour GSK, l’utilisation de flacons multidoses nécessite l’adjonction de conservateurs. Et revoilà le Thiomersal, conservateur à base de mercure, dont l’AFSSAPS avait déconseillé l’utilisation dans les vaccins en 2000 à cause de sa toxicité potentielle http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Communiques-Points-presse/THIOMERSAL/%28language%29/fre-FR . Le vaccin a été facturé par GSK au prix par dose de 7 euros, c'est-à-dire le même prix que les vaccins contre la grippe saisonnière en dose individuelle sans adjuvants, en dépit d’un coût de revient très inférieur. Malgré toutes ces facilités, GSK a voulu pousser son avantage et essayé d’obtenir, à la signature des contrats une clause ILLEGALE d’irresponsabilité. Finalement l’ensemble des laboratoires ont obtenu des clauses dégageant leur responsabilité en cas de réclamation. » l'État s’engage à garantir le titulaire contre les conséquences de
toute réclamation ou action judiciaire qui pourraient être élevées à l’encontre de ce
dernier dans le cadre des opérations de vaccination sauf en cas de faute du titulaire ou
sauf en cas de livraison d’un produit non conforme aux spécifications décrites dans
l’autorisation de mise sur le marché ou, à défaut d’autorisation de mise sur le marché,
aux caractéristiques du produit telles qu’elles figurent dans le dossier d’autorisation de
mise sur le marché dans l’état où il se trouvait au moment de chaque livraison ».
L’autorisation de mise sur le marché a été facilement octroyée par l’EMEA (agence européenne du médicament) malgré un dossier plutôt mince de GSK, en particulier concernant les enfants. Les études qui ont permis à GSK d’obtenir l’AMM pour tous les âges ne concernaient que quelques 100 enfants de 3 à 9 ans, alors que des millions d’enfants allaient être vaccinés par Pandemrix. En France, l’indication du vaccin concernait les nourrissons porteurs de facteurs de risque à partir de 6 mois, et l’ensemble des nourrissons et enfants à partir de 2 ans et jusqu’à 9 ans à mi-dose (0,25ml) et avec une dose complète de 0,5 ml comme pour les adolescents et adultes à partir de 10 ans.
D’après le bulletins de pharmacovigilance numéro 17 de l’AFSSAPS concernant le Pandemrix, environ 800 000 adolescents de 10 à 17 ans ont été vaccinés, ce qui représenterait au bas mot une TRENTAINE DE CAS DE NARCOLEPSIE dus au vaccin (entre 30 et 60).
En outre, le Pandemrix était, tant dans le Résumé des Caractéristiques du produit que dans l’expérience des médecins et des patients, le vaccin présentant le plus fréquemment des effets indésirables gênants (douleurs, céphalées, vertiges, syndromes grippaux…). Je suivais, pour ma part, fin 2009, les bulletins de pharmacovigilance de l’EMEA, et j’étais étonnée de voir disparaître, à chaque nouveau bulletin hebdomadaire, les décès. Si on en tenait compte, néanmoins, ces décès représentaient pour le Pandemrix, un pour 100 000 personnes vaccinées. Ce qui était présenté par les tenants de la vaccination comme la fourchette haute des effets secondaires graves en général (il ne pouvait y avoir plus de un effet secondaire grave pour 100 000 personnes vaccinées). Et je ne résiste pas au plaisir de mettre en lien cette interview sur France-Inter du 18 novembre 2009 de Jean-François Delfraissy directeur de l’institut de recherche contre le SIDA et Jean-Claude Ameisen membre du COMITE CONSULTATIF D’ETHIQUE se gondolant comme des baleines, ignorant, apparemment, qu’ils étaient filmés, tout en annonçant la gravité de la grippe et la nécessité impérative de se faire vacciner http://www.dailymotion.com/video/xb75ca_la-grippe-a-avec-jf-delfraissy-et-j_news ; http://www.dailymotion.com/video/xb75np_la-grippe-a-etat-du-virus-et-vaccin_news . ces deux là sont un peu l’image de l’IRRESPONSABILITE régnante dans nos élites.
Par la suite j’ai appris qu’un effet secondaire notifié pouvait être éliminé de la liste des effets secondaires officiels à N’IMPORTE QUEL MOMENT de la procédure de pharmacovigilance, de manière totalement arbitraire et opaque dès lors qu’un agent estimait qu’il n’y avait pas d’IMPUTABILITE, c'est-à-dire qu’on ne pouvait pas démontrer la relation de cause à effet, ce qui est presque toujours le cas, mais qui n’exclue aucunement l’existence d’une telle relation. Cela sera d’autant plus vrai maintenant que les PGR (Plans de gestion des Risques) ont confié aux laboratoires la pharmacovigilance.
Comme du point de vue des experts en vaccinologie tels ceux d’Infovac et, en particulier, notre illustre président du Comité technique de vaccination, Daniel Floret, les effets secondaires observés du fait d’un vaccin NE PEUVENT ETRE QUE FORTUITS, il faut bien comprendre que publier les effets secondaires pour ses personnes relève d’une sorte d’attitude suicidaire, car risquant de décourager le public de manière illégitime de se faire vacciner.
Dès lors on comprend bien que ces personnes envisageraient tout à fait, afin de « gagner la bataille de l’opinion » (ce qui était l’objet du colloque du 4 mai 2011 auquel participait Jean-Pierre Door, rapporteur de l’enquête parlementaire sur la campagne de vaccination, aux côtés de Daniel Floret, d’une représentante de Pfizer, et de Chritian Saoult du CISS entre autres), d’occulter tous les effets secondaires déclarés. Car « gagner la bataille de l’opinion » pour étendre le marché des vaccins semble s’avérer bien plus important pour ces personnages, que de dire la vérité aux citoyens et protéger leur santé.
Le Pandemrix N’EST PLUS COMMERCIALISE EN France par Pfizer. Pfizer, première multinationale pharmaceutique au monde, américaine, le commercialise actuellement pour le compte de GSK. Ce qui montre qu’il peut y avoir une très bonne entente entre les géants de la pharmacie qui sont pourtant censés se livrer une guerre sans merci. GSK-PFIZER qui ont constitué une entité qui va commercialiser des molécules pour lutter contre le SIDA (voila sans doute la raison du ton de profonde conviction de Jean-François Delfraissy, directeur de l’institut de recherche sur le SIDA, exhortant à la vaccination pendant la pandémie). GSK qui est en train de gagner du terrain auprès des parlementaires (pour le compte de Pfizer ?) en finançant un club de réflexion sur la santé, le CLUB HIPPOCRATE, qui rassemble des parlementaires de tous bords soucieux de profiter de la manne des subventions des laboratoires pharmaceutiques. http://www.lepost.fr/article/2011/04/13/2465198_affaire-mediator-glaxosmithkline-est-partout.html
Compte tenu des marges confortables que dégagent les ventes de Pandemrix du fait de ses faibles coûts de fabrication, on comprend que l’EMA ne souhaite pas priver Pfizer-GSK de tels revenus, ma foi, fort utiles pour corrompre nos parlementaires.
C'était un peu long mais ça en valait la peine.
CMT merci pour le rappel de l'historique de ce scandale sanitaire. En effet ça valait le détour. Cela dit je dois dire qu'en tant que maman traumatisée par une trés mauvaise expérience avec des vaccins pédiatriques cela alimente mes craintes. Je lutte malgré tout pour ne pas tomber dans l'excès inverse et m'apprête à faire vacciner mon deuxiéme enfant à minima. Mais sans confiance dans le produit et surtout dans le système qui est censé garantir son inocuïté c'est trés dur de ne pas avoir peur...
A anonyme.
Je suis entièrement d'accord avec votre position (et je pense que JCG pourrait l'être aussi). Ce qui me pose problème ce ne sont pas les vaccins en eux-mêmes mais les tendances actuelles, les dérives de plus en plus claires et graves dans leurs conséquences. Et le fait que je n'aperçois rien qui pourrait limiter ces dérives.Ni, donc, les conséquences délétères qui en découlent.
CMT
J'ai souvent du mal à faire comprendre que je ne suis pas contre le principe même de la vaccination mais que le coktail "médecine de masse" qui ne peut pas,économiquement, se permettre d'individualiser le geste vaccinal et pharamacovigilance moribonde me conduisent à ne pas adhérer à "l'obligation" de commencer à faire injecter TOUT le calendrier vaccinal à mon bébé de deux mois et demi. Six ans aprés mon fils aîné paie encore le prix de notre inconscience de jeunes parents alors beaucoup trop confiants sur ce point.
Il ne faut pas vous culpabiliser. Il est impossible pour des parents qui subissent la pression du dogme vaccinologique et qui ne disposent pas d'informations fiables de prendre des decisions sensées.
D'un point de vue de santé publique comme d'un poont de vue économique il serait plus efficace de cibler la vaccination en fonction des facteurs de risque. On éviterait ainsi la plupart des effets secondaires. Mais ca n'arrangerait pas les laboratoires pharma.
CMT
merci CMT pour ce commentaire qui aurait mérité d’être un post!
et bonnes vacances à doc du 16!
En pratique, je constate que depuis 2009 et la pression vaccinale à laquelle nous avons fini par céder ( cause enfant en bas âge), nous sommes constamment malades...Va pour le petit qui vient de faire sa rentrée, mais l'ado? Il fait ses défenses immunitaires? Jamais malade avant 2009, Zéro absences au collège, et soudain...Il s'y rends le Lundi et est malade du mardi soir au week-end (angines, rhino, grippes, gastro) Il choppe tout! Et nous aussi...deux jours plus tard! Le système immunitaire se refera t-il? Parce que qui dit malade, dit aussi enrichissement de l'indus pharmaceutique! Double avantage...Hum...Bizarre...Mes voisins et amis vaccinés constatent le même phénomène... Depuis la même date...Trois rhinos en septembre...Avec la belle arrière saison qu'on a eue...Je ne vit pas dans X-Files mais quand même!Personne n'en parle sur le net? Dans votre entourage? Chez vos médecins? Alors voyons si ce post sera censuré...
Le centre de Pharmacovigilance de Midi-Pyrénées cite une étude chinoise qui doute du lien entre les cas de narcolepsie et le vaccin :
"Parmi ces patients atteints de narcolepsie, seulement 6% ont déclaré avoir été vaccinés contre le virus (H1N1)v-2009. A partir de ces données, les auteurs concluent qu’un lien entre l’incidence augmentée de narcolepsie et la vaccination antigrippale (H1N1)v-2009 semble peu probable. Des résultats qui rappellent l'épidémie d’encéphalite léthargique (ou maladie de Von Economo-Cruchet) (Vaccine 2011, 29, Mar3) qui a sévi après la grande pandémie de grippe espagnole de 1917-1918 !"
cf : http://www.bip31.fr/bip/BIP31.fr%202011,%2018,%20%284%29,%2041-53.pdf
????
@ dernier anonyme.
Je répondrai ce soir car j'ai réagi lorsque l'article du BIP31 est paru.
Et je n'ai pas eu de réponse acceptable de la part du granananananad professeur.
A anonyme (le dernier),
Je réponds « par délégation » du propriétaire de céans.
Je vais essayer d’expliquer à peu près clairement ce qui n’est pas très simple à comprendre.
Il faut d’abord se rapporter à l’article ci-dessus et se rappeler que, début 2011, les agences de santé publique suédoise et finlandaise, après avoir pris tout le temps nécessaire pour vérifier les cas et pour préciser les chiffres, avaient conclu que suite à la campagne de vaccination menée dans le cadre de la grippe pandémique avec le Pandemrix, un nombre anormalement élevé de cas de narcolepsie avaient été relevés chez des enfants et adolescents dans leurs pays respectifs.
Grâce aux registres de vaccination tenus avec rigueur dans ces pays une corrélation avait pu être établie avec le vaccin Pandemrix. Des études complémentaires, avaient permis de préciser que le risque pour un enfant ou adolescent vacciné par Pandemrix d’être diagnostiqué comme nouvellement narcoleptique, indépendamment du fait qu’il ait présenté une grippe, était multiplié par 6 à 13 dans les mois suivant la vaccination relativement au risque moyen relevé en temps normal.
Là-dessus en décembre 2011, est paru le BIP 31 que vous signalez et que vous mettez en lien.
JCG m’a fait part, à ce moment là, en décembre, de l’article paru dans ce numéro intitulé « narcolepsie et virus de la grippe H1N1 » sous la signature de Geneviève Durrieu.
La thèse défendue par l’article princeps (voici le lien pour cet article http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ana.22587/full ) et présentée telle que dans le compte-rendu du bip 31 est qu’en réalité, sur la base de cette étude chinoise , la narcolepsie serait une maladie saisonnière qu’on peut relier aux épidémies grippales. Et donc, en fait, il est sous-entendu que les agences sanitaires suédoises et finlandaises auraient fait une confusion en attribuant au vaccin des narcolepsies qui, en réalité, auraient été dues au virus de la grippe.
Le sens du compte-rendu du bip 31 ne laisse guère de place à l’ambigüité ou au doute car il est dit : » Parmi ces patients atteints de narcolepsie, seulement 6% ont déclaré avoir été vaccinés contre le virus (H1N1)v-2009. A partir de ces données, les auteurs concluent qu’un lien entre l’incidence augmentée de narcolepsie et la vaccination antigrippale (H1N1)v-2009 semble peu probable. »
Nous sommes tombés d’accord avec JCG pour dire que l’étude chinoise ne valait pas tripette comparée au travail très rigoureux accompli par les agences suédoise et finlandaise.
suite
Pourquoi sommes nous arrivés à cette conclusion ?
Si on ne se laisse pas impressionner par la sophistication des analyses statistiques mises en avant dans l’étude chinoise intitulée « la survenue des cas de narcolepsie est saisonnière et l’incidence de la narcolepsie était augmentée suite à la pandémie H1N1 de 2009 en Chine » on découvre rapidement que TOUTE L’ETUDE REPOSE SUR LE SOUVENIR QUE LES SUJETS DE L’ETUDE PEUVENT AVOIR D’AVOIR ETE MALADES DE LA GRIPPE A TEL MOMENT SUR LES DIX ANNEES PRECEDENTES OU D’AVOIR ETE VACCINES EN 2009.
« Methods: …Self-reported month and year of onset were collected from 629 patients (86% children)”
Les episodes de grippe sont auto-rapportés par les patients, qui sont majoritairement des enfants.
“Results: …The increase is unlikely to be explained by increased vaccination, as only 8 of 142 (5.6%) patients recalled receiving an H1N1 vaccination.”
L’évaluation du pourcentage des sujets vaccinés se fait sur la base du souvenir que ces personnes ont d’avoir été vaccinés.
Autrement dit toute cette étude n’est que du vent.
D’autant plus du vent que l’auteur français de l’article, Emmanuel Mignot, présente des multiples conflits d’intérêts avec des laboratoires fabricant des vaccins.
JCG a écrit au BP 31 pour leur faire part de ces critiques, légitimes me semble-t-il.
Il a reçu une réponse de la signataire du compte-rendu arguant que l’objet de ce compte-rendu n’était pas de remettre en cause le lien de causalité entre le vaccin contre la grippe et la narcolepsie mais de débattre du lien de causalité entre le virus de la grippe et l’encéphalite léthargique de Von Economo Cruchet. Lien discuté depuis la pandémie de 1918.
Admettons.
La signataire a promis, dans son courrier, qu’un article décrivant le contexte de cette association serait publié dans le prochain BIP pour écarter toute ambigüité sur l’interprétation.
Nous attendons donc ces clarifications .
CMT ,
Merci de ces deux commentaires ."TOUTE L’ETUDE REPOSE SUR LE SOUVENIR QUE LES SUJETS DE L’ETUDE PEUVENT AVOIR D’AVOIR ETE MALADES DE LA GRIPPE A TEL MOMENT SUR LES DIX ANNEES PRECEDENTES OU D’AVOIR ETE VACCINES EN 2009.": effectivement on a connu preuve plus solide !
Dans l'attente de lire vos commentaires au prochain Bulletin .
@ Dernier anonyme. Je complète les propos de CMT. Ce qui m'avait choqué dans le texte de BIP31, et j'en ai fait part à l'auteure, c'est que l'articulet ne mentionnait pas 1) les conflits d'intérêt majeurs d'un des auteurs E Mignot de l'article chinois qui fut engagé ensuite par Glaxo pour démontrer justement qu'il n'y avait pas de lien entre pandemrix et narcolepsie ; et 2) la pauvreté méthodologique de l'étude. Ces deux faits me paraissaient indignes de BIP 31. Enfin, deux choses : 1) La Chine est très impliquée dans la fabrication de génériques et, accessoirement, de futurs vaccins génériques et M Chan, directrice de l'OMS, a été en pointe dans la pandémie grippale ; 2) le professeur Montastruc et, accessoirement la Revue Prescrire, ont un peu de mal à considérer que les vaccins sont des médicaments comme les autres et qu'ils peuvent entraîner des effets indésirables. Le guide 2012 des interactions médicamenteuses publié par Prescrire, 464 pages grand format, ne dit pas un mot des vaccins !
Bonne soirée à tous.
Nous avons donc franchi une étape, les souvenirs des petits patients deviennent des certitudes.
Mais on apprend aussi autre chose dans cet article de la Recherche : » Et en Chine, la formulation du vaccin utilisé différait de celle du vaccin Pandemrix incriminé en Europe du Nord. Elle ne contenait notamment pas l’adjuvant AS03, le composant suspecté dans l’apparition de ces cas de narcolepsie en Suède et en Finlande. »
De quoi parle-t-on à la fin ? On est en train de comparer des choses non comparables puisque le vaccin chinois ne contenait pas d’adjuvant sur la base de souvenirs d’enfants.
L’étude suédoise notamment, incriminait précisément le vaccina Pandemrix avec adjuvant. Si elle avait incriminé les vaccins contre la grippe en général on aurait dû simplement arrêter la vaccination contre la grippe étant donné ses bénéfices douteux dans le cadre d’une vaccination généralisée démontrés par l’absence de bénéfices observés parmi les populations très vaccinées comparativement à celles peu ou pas vaccinées en termes de complications et d’incidence de la grippe.L’EMA , agence européenne du médicament, s’est contenté de prendre une décision minimaliste en ce qui concerne le Pandemrix.
Il faut rappeler le contexte très différent de l’étude suédoise. Les neurologues suédois ont d’abord relevé un signal, un signal qui n’était ni recherché ni attendu, mais relevé en raison d’un recueil assez systématisé des cas de narcolepsie dans des registres.
L’agence publique suédoise, qui n’ a pas de conflits d’intérêts, a ensuite entrepris de rechercher l’ensemble des cas de narcolepsie déclarés chez l’enfant et l’adolescent en Suède de début 2009 à fin 2010. Sur 132 cas enregistrés 87 ont été confirmés après examen par des experts des symptômes et examens ayant mené au diagnostic. Sur ces cas, dont une majorité avait une symptomatologie particulière (début brutal, présence de cataplexie), les plus nombreux se trouvaient après la vaccination (69 sur 87 cas). Parmi les 69 cas suivant la vaccination, 53 se situaient dans les 3 mois après vaccination, augmentant l’incidence de la narcolepsie pendant ces trois mois à 14,1 cas pour 100 000 contre 1,28 ensuite, c'est-à-dire jusqu’à fin 2010. Donc une augmentation du risque par un facteur 11 pendant les trois mois suivant la vaccination. Le risque total relatif et absolu était augmenté dans la cohorte des enfants vaccinés par rapport à celle non vaccinée (4,2 pour 100 000 contre 0,64 pour 100 000 chez les non vaccinés soit X6,6).
Je pense qu’il était urgent de réagir et de couper les ailes de ce futur ambitieux KOL de GSK qu’est Emmanuel Mignot.
Parce qu’on peut être sûr que dans peu de temps nous aurions eu des articles et des conférences du grand professeur de Standford (puisqu’Emmanuel Mignot travaille à Standford) nous expliquant que le vaccin contre la grippe adjuvanté au squalène protège de la narcolepsie.
Il serait vraiment dommage que, à cause du déchaînement des passions qui obscurcissent le jugement lorsqu’il s’agit de débattre des vaccins, la promotion de ce KOL et de ses théories bancales passe par le BIP 31.
A cause des caprices de l'informatique et de mon manque de maîtrise ceci est (pourrait être) la première partie du commentaire qui précède.
A anonyme,
Je crois que ni JCG ni moi n’ avons envie de devenir les commentateurs attitrés du BIP 31, qui comporte sûrement beaucoup d’informations pertinentes par ailleurs.
Je souhaite compléter les informations concernant cette controverse. Le directeur de l’étude chinoise est Emmanuel Mignot, futur KOL (leader d’opinion) de GSK dont on peut trouver une courte biographie sur internet l se décrit lui-même comme naïf, ce que je ne crois pas une seconde, quand on voit à quel point il a consacré toute sa vie à rechercher la gloire et à essayer d’obtenir des crédits pour ses propres travaux en faisant cavalier seul.
Faire mine de faire amande honorable en reconnaissant les faiblesses méthodologiques de sont étude, comme il le fait dans la conclusion, ne l’empêche pas d’aller très très loin dans les supposistion non étayées, puisqu’il affirme que les constatations faites dans son étude suggèrent que limiter la vaccination par peur de la vaccination pourrait ACCROITRE LE RISQUE TOTAL DE NARCOLEPSIE. AUTREMENT DIT IL FAUDRAIT VACCINER PLUS CONTRE LA GRIPPE POUR EVITER LA NARCOLEPSIE. Voilà qui ressemble à un appel du pied très appuyé vers GSK qui a bien capté le sens du message et a proposé à Emmanuel Mignot de travailler pour eux
. Je rappelle que pour les laboratoires pharmaceutiques et pour GSK en particulier ce sont des centaines de millions d’euros qui sont en jeu puisque l’adjuvant, qui ne coûte rien, permet de diviser par quatre la quantité d’antigène dans le vaccin, sans réduire son prix, ce qui permet d’augmenter d’autant les marges bénéficiaires. Comme les recommandations concernant le vaccin contre la grippe ne cessent de s’élargir (femmes enceinte, asthmatiques, personnes obèses) en l’absence de toute preuve d’efficacité, les sommes en jeu sont de plus en plus élevées.
Cette information, trouvée par hasard par JCG dans le bulletin du BIP 31 est aussi reprise dans un article de « la Recherche » de septembre 2011 avec une interview d’Yves Dauvilliers, neurologue au CHU de Montpellier. Celui-ci connaît Emmanuel Mignot puisqu’il avait écrit un article dans le Lancet au sujet de la narcolepsie en 2007. Dans cette interview il y a un glissement très net, les suppositions hasardeuses de Emmanuel Mignot deviennent des certitudes, puisque celui-ci commente : « Sur les 142 malades chinois ayant contracté une narcolepsie après octobre 2009, moins de 6 % s’étaient fait vacciner contre le H1N1 : la vaccination ne peut donc pas expliquer ce triplement des cas. »
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