dimanche 25 mars 2018

L'homéopathie, la médecine sans les preuves qui cache la forêt de la mauvaise médecine.

Henri II guérissant des écrouelles

La pétition de 124 médecins contre les Fake Médecines suscite énormément de commentaires. Vous lirez la pétition  ICI.

Je n'ai pas signé cette pétition.

Pour de mauvaises raisons, sans doute.

La plus mauvaise raison est celle-ci : je ne pense pas que l'homéopathie soit un problème majeur de santé publique. La réponse que l'on m'a faite : "Il faut bien commencer par quelque chose."

Pas par ça.

La meilleure raison : je ne suis pas certain que mes fesses soient assez propres pour monter au cocotier.

L'homéopathie est le bouc-émissaire facile (pas si facile que cela d'après les réactions) de la mauvaise médecine.

Combattre l'homéopathie est scientifiquement juste mais la tribune n'est pas juste avec la médecine en général.  Elle s'attaque à une pratique infondée et magique comme si la médecine académique n'était pas, elle-aussi, (très) souvent infondée et magique.

La pétition ne rend pas compte de la pratique réelle de la médecine en général et comment elle s'inscrit dans le contexte général du consumérisme sociétal au double sens du terme : sociologique (la société de consommation) et libéral (la consommation comme moteur du capitalisme). Avec comme corollaire :  la satisfaction du client. La médecine moderne, non homéopathique ou pas, suggère aussi qu'il est possible de tout traiter. Cette sur promesse hédoniste (je n'ai pas le temps ici de parler du refus de la mort dans les sociétés modernes) fait le lit de la magie.

L'autre mauvaise raison est que l'on met les doigts dans un engrenage terrible.

Pour la première fois à ma connaissance ce sont les prescripteurs qui sont attaqués. Nommément. Tous les homéopathes sont des charlatans.

Dans l'affaire Mediator on avait attaqué Mediator, on avait attaqué Servier (en préservant d'ailleurs les autres firmes), on avait vaguement attaqué les autorités réglementaires, on avait soigneusement préservé les prescripteurs (ces pauvres prescripteurs qui ne pouvaient pas savoir ce qu'ils faisaient).

Ici, il est demandé que les médecins homéopathes purs (des médecins qui ne pratiquent que l'homéopathie) et impurs (des médecins qui utilisent aussi l'homéopathie dans leur pratique) soient frappés d'interdiction professionnelle.

Pas moins.

La pétition fait aussi appel au serment d'Hippocrate (elle oublie de nous préciser de quelle version il s'agit car lorsque l'on invoque, je cite, "un des plus anciens engagements éthiques connus", s'agit-il de celui qui mentionnait l'interdiction de l'avortement ?) et au Conseil de l'ordre des médecins comme garant de son application.

Est-ce une rigolade ?

Comme il faut que je me justifie, on pourrait m'accuser d'être un suppôt des homéopathes purs et impurs, de Boiron et consorts, voici quelques données simples :
  1. L'homéopathie est une croyance.
  2. Une croyance datée.
  3. L'homéopathie a été initiée en 1796. En opposition à la médecine traditionnelle. Il est vrai qu'il était possible d'être déçu, à cette époque, par les thérapeutiques inexistantes, je ne parle pas que des lavements et des saignées. Rappelons que le fondateur de l'homéopathie, Samuel Hanhemann, est mort en 1843. La lecture des traités de thérapeutique traditionnelle en 1843 ne manquerait pas de faire également rire.
  4. La médecine d'alors était essentiellement magique, issue du chamanisme, du dieu médecin et ne pouvait prétendre à une quelconque scientificité.
  5. Nombre d'homéopathes purs et impurs disent la messe (prescrivent) mais ne croient plus depuis longtemps (j'ai des exemples dans mon coin de transformation des obésologues, mediatoro-prescripteurs, qui sont devenus homéopathes comme ils étaient mésothérapeutes, tisanothérapeutes, naturopathes et autres billevesées). Ils préfèrent prescrire un placebo pur plutôt qu'un placebo impur.
  6. Le dé remboursement de l'homéopathie est donc une option raisonnable.
  7. Son non enseignement dans les Facultés de médecine paraît tout aussi justifié.


Je voulais vous faire partager cette video (watch) qui critique la pétition : je ne sais pas qui se "cache" derrière, je ne sais pas si la jeune femme est médecin, marchande des quatre saisons ou ingénieure, mais elle dit beaucoup de choses justes (et certaines choses fausses).

Revenons à la pétition.

L'homéopathie est une cible que je croyais facile, trop facile. Pratiquée par des médecins, non étayée par des essais modernes (contrôlés), vaguement sectaire, je me demandais qui elle pouvait bien attirer.

Les réactions ont été curieuses. Démesurées. Irrationnelles.

Il n'est pas étonnant que les homéopathes se défendent. Il n'est pas surprenant qu'ils utilisent des arguments peu étayés leur permettant d'éviter le point central : l'homéopathie n'a rien démontré scientifiquement parlant.

Finalement, ce sont les réactions des non homéopathes, des médecins médiatiques, des pharmacologues médiatiques, pro, sympathisants ou tolérants à l'égard de l'homéopathie, qui justifient a posteriori l'intérêt de cette pétition. Elles permettent de souligner que la pensée magique n'est pas seulement homéopathique. En résumé : les Kierzek et compagnie (Chast et consorts) prétendent que cela ne peut pas faire de mal, que les homéopathes prennent plus de temps avec leurs malades, les écoutent mieux, et cetera.

Mais le plus intéressant n'est pas là : les pétitionnaires contre l'homéopathie utilisent des arguments à son égard, des arguments "justes" a priori, qui sont le reflet d'une dissonance cognitive avancée car ces arguments s'appliquent parfaitement à leurs (nos) propres pratiques.

Mais pas que des arguments justes. Il est écrit dans la pétition "Les thérapies dites "alternatives" sont inefficaces au delà de l'effet placebo, et n'en sont pas moins dangereuses". Vraiment ? Cela signifierait-il que l'effet placebo serait non dangereux ?

Ce qu'on peut le plus reprocher à un médecin c'est de prescrire un placebo en sachant que c'est un placebo ! Qu'il soit pur (des granules homéopathiques) ou impur (des antibiotiques pour traiter une rhino-pharyngite). J'écrivais ceci en répondant à un confrère : "La prescription d'un placebo (pur ou impur) est une rupture du pacte de confiance avec le patient puisqu'on lui ment sciemment ; que lui répondrez-vous quand il vous demandera à quelle classe thérapeutique ou pharmacologique il appartient ? Que penserez-vous de lui quand il "répondra" au placebo ? On ne peut plus écrire des ordonnances sans expliquer au patient quel est le but de cette prescription. ... Quand vous avez devant vous un patient venant de chez un autre médecin qui réagit, par exemple, au magnesium vous en penserez quoi ? Vous serez content pour lui, pour vous ou vous le regarderez comme un demeuré ? ... Prescrire un placebo, enfin, c'est tourner le dos au questionnement EBM, c'est considérer le patient comme persona non grata dans la démarche thérapeutique. Tout au plus peut-on dire à un patient à qui on prescrit un placebo, que notre geste est irraisonné, magique, que cela marche parfois et que l'on peut faire le pari que cela marchera dans ce cas précis et contre toute attente. (je rajoute ceci : des études ont montré que dire au patient qu'on lui prescrit un placebo "marche" aussi). Il ne faut pas confondre prescrire un placebo et profiter de l'effet placebo pour renforcer les effets déjà démontrés d'une molécule." Voir ICI pour le billet. Dans le cas des homéopathes purs ou impurs il y a un doute : certains pensent qu'ils ne prescrivent pas un placebo. Quant à la démarche d'aller consulter un médecin homéopathe elle contient l'effet placebo en elle-même... puisqu'il s'agit d'une croyance.

Le schéma suivant, archi connu, est éclairant.



Pas que des arguments justes. Prétendre que l'homéopathie, seule, conduit à "sur médicaliser la population en donnant l'illusion que toute situation peut se régler avec "un traitement"", c'est un peu fort de café ! Comme si la médecine traditionnelle, comme si les médecins traditionnels ne faisaient pas la même chose ! Les médecins sont partout dans les médias à donner des conseils normatifs, comment être un bon père, une bonne mère, comment donner le biberon ou ne pas le donner, comment faire son deuil, comment faire l'amour, comment ne pas prendre de poids, comment ne pas avoir d'enfants ou comment en avoir, maigrir ou grossir, comment dépasser une déception amoureuse, comment ne pas souffrir de la prostate, du dos, du petit doigt...

Il s'agit, comme le disait Ivan Illich, de la médicalisation de la santé. On disait jadis "Tout est politique" on dit désormais "Tout est médical."

Oui, l'homéopathie exclusive est dangereuse car elle peut faire croire que des granules peuvent guérir des non maladies, des états anodins et, surtout, que ces granules magiques pourraient venir à bout des inégalités sociales et comportementales (il y a un lien d'intérêt entre les deux) qui sont la source majoritaire des "vraies" maladies dont on souffre et dont on meurt, il suffit de comparer les courbes d'espérance de vie dans les sous-groupes populationnels professionnels et genrés, il suffit de jeter un oeil sur la mortalité infantile dans le département 93. Mais la médecine non homéopathique agit-elle autrement ?

Oui, l'homéopathie est très dangereuse aussi quand elle prétend (mais ce sont des ultra minoritaires) guérir des cancers, par exemple. Il faut la dénoncer et dénoncer les médecins inscrits à l'Ordre qui se comportent de cette façon.

Pas que des arguments justes.
"Exiger de l’ensemble des soignants qu’ils respectent la déontologie de leur profession, en refusant de donner des traitements inutiles ou inefficaces, en proposant des soins en accord avec les recommandations des sociétés savantes et les données les plus récentes de la science, en faisant preuve de pédagogie et d’honnêteté envers leurs patients et en proposant une écoute bienveillante."

Ce paragraphe est incantatoire. Les pétitionnaires ont certainement rédigé dans la foulée une tribune contre la faim dans le monde, pour la disparition de la misère, contre le plafond de verre, et cetera.

La réalité est la suivante : la médicalisation de la santé, ce n'est pas seulement prescrire des médicaments, c'est aussi prescrire des examens complémentaires inutiles, c'est aussi céder à l'Eglise de Dépistologie (dépistage organisé du cancer du sein, dépistage sauvage du cancer de la prostate, frottis du col utérin tous les ans, mammographies avant 50 ans, et cetera), céder à la tentation de la fabrication des maladies (alias disease mongering) en étendant le champs des critères, des indications, en exagérant la dangerosité de ces dites maladies, suivre les recommandations fallacieuses des sociétés savantes et des agences gouvernementales polluées par l'argent de l'industrie et par la bêtise académique (la lecture de la revue Prescrire critiquant les guides HAS serait la bienvenue, la lecture des actions du Formindep se battant contre la corruption des agences gouvernementales serait elle aussi utile)... Faire preuve de pédagogie c'est aussi introduire la décision partagée, ce qui semble être une démarche surhumaine pour nombre de non homéopathes (quant aux homéopathes ils ne peuvent partager que leurs croyances avec leurs patients), faire preuve d'honnêteté, c'est aussi ne pas mentir aux patients sur ses conditions de survie en cas de maladies mortelles, c'est aussi parler des effets indésirables des traitements non seulement dans les maladies mortelles mais aussi dans les maladies chroniques, c'est aussi ne pas proposer que de la médecine mais des soins de support, du social, et cetera.

Nul doute que les pétitionnaires et les non pétitionnaires sont d'accord avec cela, je n'en doute pas. Mais l'homéopathie et les homéopathes sont bien loin.

Les commentaires de défense, les éléments de langage, des pro pétitionnaires, les plus mis en avant sont ceux-ci : la médecine non homéopathique, contrairement à l'homéopathie, prend acte des données de la science. Mon oeil.

Je vous invite à lire, en anglais, les livres d'Adam Cifu et Vinay Prasad (Ending médical reverse) et de Jeanne Lanzer (The danger within us). Dans le premier livre les deux auteurs voudraient que l'on en termine avec l'instauration trop rapide de standards thérapeutiques non fondés sur des preuves afin que l'on n'ait pas à revenir en arrière, non parce que les données de la science auraient changé mais parce qu'il n'y avait pas de données scientifiques à l'origine pour les instaurer. Dans le second livre l'auteure rapporte combien les dispositifs médicaux aux Etats-Unis (ce n'est pas le cas chez nous, rassurez-vous) font l'objet de peu d'essais d'efficacité et de sécurité avant leur implantation et combien les industriels sont favorisés par la loi contre les poursuites pénales. C'est effarant.

Ce qui est intéressant dans le livre de Cifu et Prasad c'est de compter les jours, les semaines, les mois, les années, qui s'écoulent entre le moment où un traitement, une procédure, un examen sont considérés comme inefficaces et/ou dangereux et le moment où ils sont réellement abandonnés par les praticiens non homéopathes. Les données de la science, disiez-vous ? Faisons des paris à propos de l'étude Orbita (ICI) : 100 ans pour que l'on arrête de stenter des patients qui n'en ont pas besoin ? Quand abandonnera-t-on le dépistage organisé du cancer du sein en France ? Quand les médecins cesseront-ils de prescrire des prétendus médicaments anti Alzheimer et avant même qu'ils ne soient déremboursés ?

J'ai des centaines d'exemples.

J'espère donc que la pétition, va continuer de faire son bonhomme de chemin à la télévision, sur les réseaux et qu'elle va finir par exploser à la figure de la médecine tout entière.

Mais cela n'arrivera pas.

Le tribunal intérieur des bonnes manières va envoyer ses injonctions afin de sauver le bébé, c'est à dire cette terrible médecine néo-libérale objet asservi et bientôt e-connecté au complexe santéo-industriel.

Car n'oubliez pas que l'industrie pharmaceutique, aux Etats-Unis, fournit plus d'argent aux politiciens que la trop fameuse NRA, elle s'appelle la PhRMA. Croyez-vous qu'elle le fasse pour des raisons philanthropiques ? Voir LA. Elle salarie 2 lobbyistes par membre du congrès et elle a dépensé en 2016 152 millions de dollars pour influencer la législation et 32 seulement pour les campagnes électorales.

Je soulignerai enfin que le mot patient n'apparaît pas une seule fois dans cette pétition.

C'est, comment dire, symptomatique.

Alerte enlèvement à 23H17 : Christian Lehmann me signale que le mot patient est présent dans le texte. Dont acte.

L'honneur est sauf.


PS
Pour écouter des signataires de la pétition (Christian Lehmann LA et Matthieu Calafiore ICI)

Le JIM commente : ICI.

PS. Martine Bronner nous livre une réflexion éclairante sur ce sujet. Balancée et juste. Voir LA.



53 commentaires:

widmir a dit…

Tribune tout a fait remarquable de justesse, merci encore Doc

Jean-Pierre Laguens a dit…

Pas mal du tout, ami J-Claude
La meilleure est que, quand il a publié ses travaux, S. Hahneman prétendait (et d'ailleurs dans une certaine mesure, effectivement) procéder de l'expérimentation. De même que, curieusement c'est dans ses pages qu 'on trouve les premières ention d'essai contre placebo.
Sinon le schéma de réponse au traitement est peut-être archi-connu...mais souvent un peu oublié et pointe bien qu 'il n' y a pas "médicament/méthode de soins actif d'un côté et effect placebo de l' autre", mais en pratique quotidienne, effet aditionné de ces composantes, çà plus l'évolution naturelle dans rien faire plus...
autre strate qui me seble avoir été oubliée: l'effet d'arrêt des traitements inappropriés précédents: Quand on arrêtait de "saignare deinde purgage" le patient il allait déjà mieux, quand on arrête de mettre la moindre rhinopharyngite, bronchiolite sous antibios+ corticoides avec répétition tous les mois de l' hiver, c'est déjà moins pire...

ANNETTE LEXA a dit…

Je partage à 95% le billet du Docdu16. Merci à lui. Pour avoir partagé, peu ou prou, cette même position sur Twitter, permettez moi de rapporter ici que j’ai été victime hier d’un tweet idiot, grossier et indigne d’un médecin généraliste (sans doute signataire de la pétition). Il m’a tout de même écrit « il n’est absolument pas légitime que vous grimpez au mat tant que vous aurez autant de granule appendus à votre fondement ». J’ai bien regardé si des granules appendaient à mon fondement (je suis intolérante au lactose), je n’en ai pas trouvé puisque je n’en consomme pas. Pour détendre l’atmosphère, disons que c’était une diffamation publique sans fondement. Dire cela , sans avoir jamais lu ce que j’ai pu écrire publiquement par ailleurs, et alors que j’ai justement perdu tout espoir de carrière universitaire pour avoir effectué des travaux de recherche TOUS NEGATIFS pour BOIRON à la fin des années 80, c’est fort de café et cela me rappele de bien douloureux souvenirs. Voilà le climat qui règne. Le type s’est ben sûr excusé immédiatement et a supprimé ses tweets quand je lui ai fais remarqué poliment que c’était une insulte publique passible de poursuites. Et s’est dédouané en me répondant qu’en tout cas il n’y avait aucun caractère sexiste de sa part ( ? je ne savais pas que le fondement était un organe genré). Je suis consciente du caractère pitoyable de tout ceci, mais je considère tout de même qu’un médecin ne devrait pas s’exprimer ainsi publiquement, d’autant que ce n’est pas sous couvert d’anonymat et outre le fait que cela dessert la cause qu’il défend en se présentant ainsi .. Quand on perd ses moyens comme çà, c’est qu’on perd sur le terrain argumentatif.

Jean-Pierre Laguens a dit…

Autre chose que je vois trop peu souvent écrit: Nous faisons comme si il y avait d'un côté des prises en charge (largo sensu) 100% prouvées efficaces d'un côté et 100% inefficaces de l' autre; Et , avant même la phase "prise en charge" une phase "identification du problème et diagnostic" complètement balisée, assurée etc . Or bien sûr il n' en est rien; POur un diagnostic type "pneumonie bactérienne" d'un côté combien de "sinusites" de l'autre....dont on ne sait jamais trop où s'arrête la limite avec une rhume qui trainasse un peu. Et si dans le premier cas le traitement antibiotique ne fait pas question (même pas dans la plupart des manuels homéopathiques postérieurs aux années 50 (;-)), dans le deuxième on ne peut pas dire que le consensus sur la prise en charge soit solide, fondé sur des hauts inveaux de preuve etc.; Et de toute façon ce que nous nommons "prouvé efficace" çà va être une probabilité comparée, mettons 80-90% de guérisons à J+8 sur 500 patients versus 40% sans rien ou du sucre. Sur le patient qui est assis en face de nous , nous n' avons jamais de vraie certitude. Or il n' y a rien de plus angoissant pour l'être humain (et le médecin est un être humain, si, si.. (;-)), que l' incertitude. Alors on peut la réduire avec de l' Evidence Based...mais une large partie reste hors champ. Et c'est tellement anxiogène l'incertitude que nous pouvons être tentés de nous batir nos petites certitudes à usage interne dont la fonction est de nous rassurer: Par exemple il existe une Médecine Sicentifique et le reste...côté obscur de la force (ici prévoir la "marche impériale" de John Williams) ou , autre "certitude rassurante" comme disait Asimov, il existe des traitements "naturels" forcément mieux que tout le "chimique".

Anonyme a dit…

J'adhère tout à fait à cette tribune. Il y a 2 angles qui j'aimerais mettre en avant.

1 - le premier est le pourquoi de cette explosion de l’homéopathie. Il est super facile d'accuser le patient, consommateur effréné éternel responsable de tout ce qui ne va pas. C'est compatible avec notre société de culpabilisation judeo chrétienne du péché originel et du roi et/ou dieu qui sait ce qu'il faut pour ses enfants (enfin son peuple). Les médecins (via la science) (avant c'était les prêtres via l'église) étant là pour apporter la vérité scientifique (bonne nouvelle). C'est le tout médical des patients qui crée cette engouement pour les charlatans.

Bien entendu cette mode de la médicalisation à l'extrême ne vient pas de la médecine elle même. nan nan c'est la faute au patient. point . d'ailleurs je suis médecin, donc je sais ce que je dis. Le fait que l'on créé des maladies de toutes pièces, rendant malade des gens bien portant pour leur donner des traitements n'a strictement rien à voir. ET quitte à soigner des bien portant, autant ne leur donner aucune molécule. Rien n'étant neutre

Anonyme a dit…

2- Le deuxième et l'axe le plus intéressant : celui de la science. La science c'est de la recherche et des expériences. Je ne parle pas des études publiées frauduleuses, il y en a à la pelle, elles permettent de mettre sur le marché des molécules qui tuent des gens sans vraiment soigner, mais c'est scientifique alors ce n'est pas très grave. Le truc le plus étonnant c'est que l'on trouve une armé pour faire interdire la granule qui ne fait pas baisser la fièvre qui disparaît toute seule et personne pour pointer du doigt que les études publiées sur les médicaments, faudrait pouvoir les reproduire pour de vraie.Elles tuent des gens , pour de vrai aussi (mais on ne peut pas prouver de causalité c'est aussi cela la science l'impossibilité de prouver une causalité, juste d’aligner des statistiques que l'on tord dans le sens qui nous arrange, enlevant des morts de ci de là à cause du hasard, supprimant des groupes qui plombent l'étude, ajustant des ajustements pour enfin arriver à l'innocuité de la dépakine sur les foetus.

Ainsi tout le monde pointe boiron avec ses expériences qui marchent pas. Enfin on trouve un signal dans certaines expériences, mais ce signal est faible, trop faible pour être vrai. D'ailleurs c'est à cela que l'on reconnaît le signal : c'est lorsque le chef dit qu'il le voit. Mais pour faire des expériences, il faut de l'argent, le nerf de la guerre. Ainsi de quelles armes dispose boiron pour faire des expériences ? Son CA est, à la louche de 1/2 milliard d'euros, le CA de l'industrie du médicament est à la louche de 800 milliards. Ainsi lorsque boiron peut financer 1 étude, l'industrie peut en financer 1600. Et lorsque boiron finance 1 étude, il y a une armée de blouses blanches pour venir critiquer le résultat, pointer les biais, regarder au microscope à électron la moindre virgule pour conclure que le signal montré c'est de la merde et que l'étude c'est de la merde. Personne pour faire la même chose avec les 1 600 autres études qui sortent des produits qui tuent des gens. Est-ce cela la science ? Pour moi c'est de la foi.

Pour finir, il n'y a pas moins d’intérêt à prescrire des granules que des anti Alzheimer. D'ailleurs tout le monde le sait, mais on continue à en prescrire et cela tue des vieux bien vite. Mais ce n'est pas grave parce que c'est la science. Tandis que l’homéopathie n'en est pas. facile. Et si la fièvre tombe, c'est parce que c'est placebo. et dans la revue d'étude ou on trouve des signaux statistiques, ça compte pas parce que... ça compte pas, parce que c'est pas de la science.

Et faut pas prendre les gens pour des jambons : dans l’homéopathie y a pas de molécule (enfin dans une dilution D1, il y en a un paquet, mais admettons) donc ca peut pas marcher. C'est comme les vaccins sans virus vivant, ça peut pas marcher puisqu'il n'y a pas de virus à combattre. J'vous dit, faut pas prendre les gens pour des jambons. Vous pouvez pas comprendre, c'est de la science. 20 000 morts de iatrogénie, mais mort grâce à la science, dont c'est bon.

herve_02

Anonyme a dit…

La campagne anti déremboursement, parce que tout ce brouhahas n'est que cela (comme l'hystérie sur la pandémie mortelle de rougeole qui ne sert qu'à faire taire ceux qui sont contre la vaccination obligatoire de tout le monde contre tout) , est un pari de l'industrie allopathique que cela va faire gagner le 1/2 milliard de boiron à peu de frais.

JE fais le pari que cela va tuer la médecine et les médecins qui ont embrayé dans la machine trouvant un adversaire pour faire front commun. C'est d'ailleurs à cela que l'on reconnait un médecin libéral (il suit ce que dit l'état, comme un soldat suit l'armée.)

CMT a dit…

Merci et bravo pour ce post qui remet les pendules à l’heure.
J’espère pouvoir développer plus tard mais, déjà quelques points.

La première mauvaise raison que tu donnes est certainement la meilleure : les « soins alternatifs » (on va les appeler comme ça, depuis le temps que je cherche une expression adaptée) ne sont pas un problème majeur de santé publique à l’heure actuelle. En revanche, la surmédicalisation en relation avec la médecine conventionnelle est en train de devenir un fléau mondial.

Si je peux être d’accord avec beaucoup d’objectifs affichés, comme l’idée de bien délimiter et séparer les domaines, au moins sur le plan institutionnel, pour ne pas ajouter à la confusion ambiante en revanche d’autres points me rebutent.

Je pense que ceux qui ont écrit cette tribune ont une vision erronée de la science et de la démarche scientifique. Pour moi celle-ci relève d’une double contrainte, beaucoup de rigueur et d’exigence dans l’application de la méthode et beaucoup de prudence et d’humilité dans l’interprétation. En particulier s’agissant de sciences de la vie qui relèvent de causalités complexes et intriquées. En ce sens la démarche scientifique est une école d’humilité.

Les médecins doivent être capables d’admettre que les patients n’ont ni le même point de vue, ni les mêmes motivations qu’eux-mêmes dans la démarche de soins. Il faut se détacher d’un point de vue médecin-centré. Les patients ne sont pas des militants des soins alternatifs mais seulement leurs utilisateurs.

Je n’aime pas le ton de cette tribune et j’y vois le même style et la même approche que les tenants de a zézétique, les représentants l’AFIS et de tous ceux qui ont une vision aussi arrogante que fausse de la science et qui, par exemple, ont une vision mystique et acritique des vaccins et des politiques vaccinales.

De plus, ce n’est pas la bonne approche si on veut faire réfléchir les patients, le dialogue et le respect apparaissent bien plus adaptés.

Il y a un manque de culture scientifique et un manque d’autonomie des patients à la base de cet engouement pour les soins alternatifs, mais la réflexion doit s’étendre et englober l’ensemble des pratiques médicales ou apparentées pour avoir un tant soit peu de crédibilité.

BG a dit…

A-t-on vraiment étudié ''scientifiquement'' les effets d'un traitement homéopathique sur des patients ? Je pense que l'on peut répondre NON en toute certitude et ce pour au moins une raison que je vais tenter d'expliquer.
Ce que je vais essayer d'expliquer est une simple hypothèse sur la structure du produit obtenu après non seulement une série de dilutions mais aussi des passages successifs du produit dans un vortex après chaque nouvelle dilution. Autrefois on faisait à la main une suite de percussions du flacon tenu dans un main et percuté fortement sur l'autre. J'ai moi-même pratiqué une fois cette exercice sous la conduite d'un formateur à l'ancienne. Mes parents connaissaient un couple de pharmaciens. Je les ai entendu, alors que j'avais 10 ans, dire que quand ils faisaient les préparations homéopathiques eux-mêmes, ils entendaient un son à une certaine dilution.

Un son ? Ce serait donc du vibratoire ? Il se pourrait que ce soit là la clé de l'énigme : le produit obtenu prend acquiert ainsi, pas les vortex, une dimension vibratoire et la série des dilutions ferait ''monter'' les harmoniques en correspondance avec la dimension vibratoire cachée de la substance initiale. En dépouillant progressivement le produit de sa matière chimique, on ferait ressortir sa dimension vibratoire. C'est une hypothèse mais personne n'a démontré qu'elle était fausse.
Le physicien et chimiste Marc Henry (université de Strasbourg), professeur de physique quantique, a formulé l'hypothèse que dans certaines conditions les molécules de l'eau pourraient se regrouper en une sorte de ronde pouvant ''piéger'' les ondes émises par la substance initiale. Celles-ci se réfléchiraient et s'entretiendraient à l'intérieur de la sphère ainsi constituée par les molécules d'eau organisées de cette façon.

BG a dit…

Ainsi, en prenant des granules homéopathiques, on introduirait dans l'organisme une gamme vibratoire liée à la substance initiale et à la hauteur de la dilution. Le produit aurait ainsi une action vibratoire. Certes, l'intensité est très faible mais ce qui compte c'est la résonance : si cette vibration est en harmonie avec une fonction de l'organisme, cette résonance va générer une réaction qui va s'amplifier, comme toujours avec les phénomènes de résonance. Une troupe marchant au pas cadencé peut faire écrouler un pont.

Par contre, s'il n'y a pas résonance, alors il ne se passera rien. Or, on a voulu tester l'efficacité des traitements homéopathiques en donnant les mêmes remèdes, aux mêmes dilutions à des malades ayant tous, selon la médecine classique, les mêmes symptômes. Mais personne n'a vérifié que les fréquences adaptées étaient les mêmes pour chacun. C'est là le problème. Pour tester scientifiquement la valeur de l'homéopathie il faudrait rechercher par des tests de résonance vibratoire si les produits et les dilutions choisis sont adaptés ou non. Il est possible et pour moi très probable car j'ai une expérience à ce sujet, que ce serait non. Autrement dit, les mêmes symptômes tels que définis par la médecine classique n'impliquent pas pour autant résonance avec les mêmes fréquences pour tous les malades. D'où des échecs pour certains et des réussites pour d'autres. Réussites qui ne sont pas forcément que l'effet placebo.

Ceci écrit je me retire vite fait et ne viendrai par lire les commentaires éventuels. Il y a quelques années ce fut, de la part d'un jeune médecin sans doute, « ma sœur, qui est en seconde, connait assez de physique pour savoir que ce n'est pas possible ! » Pendant ce temps, un prof de physique de l'université de Strasbourg émet des hypothèses sur la chose … Bravo les médecins !

Pendant ce temps, Roger Salamon, qui fut président du HCSP pendant 10 ans, à  reconnu il y a une semaine sur radio o2 Bordeaux que la vaccination hépatite B avait provoqué des cas de sclérose en plaques
 
https://www.youtube.com/watch?v=Ga_EPBp7ubk  vers 40’ ....

“Mais , et c'est là qu'il faut bien comprendre, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des cas. Il n'y a pas de différences de taux sur le plan de la population mais il est tout à fait possible qu'il y ait eu des cas, et je suis sûr qu'il y en a eu, je suis sûr qu'il y en a eu. Que certaines personnes qui avaient des myélines un petit peu abimées ont pu avoir, à cause de cette vaccination, une sclérose en plaques qui se développe et qui apparaisse”

Anonyme a dit…

@ Il n'y a pas de différences de taux sur le plan de la population

Cacher un mensonge dans des vérités.Il suffit de lire les 3 billets chez marc Girard pour s’apercevoir que cette absence de différence de taux est orchestrée et planifiée en amont en évacuant le maximum de cas des déclarations de pharmacovigilance pour noyer le signal.

Avant cette campagne la SEP ,n’existait en pédiatrie. Quel curieux hasard non ? probablement qu'on a élargit la sémiologie et que l'on dépiste mieux maintenant.

herve_02

CMT a dit…

Rien de tel qu’un texte de Georges Bernard Shaw pour faire réfléchir et pour nous montrer que notre société souffre d’une sorte de dysharmonie de développement.

D’un côté nous sommes entourés de toutes sortes d’appareils et gadgets hypersophistiqués, nous sommes ultraconnectés et nous voyageons à une vitesse supersonique. D’un autre côté beaucoup d’entre nous en sont encore à croire aux tables tournantes, aux organes qui se déplacent par l’imposition des mains et à d’autres « énergies vibratoires » et énergies circulantes mystérieuses défiant les lois de la nature et de l’anantomie.

Au fond, rien n’a changé en plus d’un siècle et il se peut même que sur beaucoup de points nous ayons régresse. C’est ce qu’on peut penser en lisant GBS et sans être d’accord avec tout ce qu'il dit on ne peut qu’être frappé par l’étonnante acuité et actualité de certaines de ces réflexions dans sa préface à The Doctor’ dilemma cité par Jean-Claude ici http://docteurdu16.blogspot.fr/2009/02/strategie-de-knock-et-disease-mongering.html

http://www.public-library.uk/ebooks/26/88.pdf

Voici quelques réflexions tirées de ce texte.

“The demands of this poor public are not reasonable, but they are quite simple. It dreads disease and desires to be protected against it. But it is poor and wants to be protected cheaply….What the public wants, therefore, is a cheap magic charm to prevent, and a cheap pill or potion to cure, all disease. It forces all such charms on the doctors.”

“Private medical practice is governed not by science but by supply and demand; and however scientific a treatment may be, it cannot hold its place in the market if there is no demand for it; nor can the grossest quackery be kept off the market if there is a demand for it.”


“As I have elsewhere confessed, I have myself been responsible for ridiculous incantations with burning sulphur, experimentally proved to be quite useless, because poor people are convinced, by the mystical air of the burning and the horrible smell, that it exorcises the demons of smallpox and scarlet fever and makes it safe for them to return to their houses. To assure them that the real secret is sunshine and soap is only to convince them that you do not care whether they live or die, and wish to save money at their expense. So you perform the incantation; and back they go to their houses, satisfied.”

“Science becomes dangerous only when it imagines that it has reached its
goal. »

Anonyme a dit…

Quelle magnifique preuve de la morgue de classe d'un médecin.

Le pauvre est idiot et demande une médecine à pas chère. On peut lui faire du théâtre de 4ème zone, il va partir rassuré chez lui, car il est pauvre et idiot.

C'est pas comme un médecin qui va pouvoir prendre 50 euros à un obèse pour lui proposer de manger moins ou moins gras et faire plus de sport. Un truc qui n'est pas du tout magique. Un médecin qui propose depuis des lustres la vaccination contre tout, un truc pas du tout magique. Ou un anti alzheimer que l'on va donner à un petit vieux qui perd la boule (et qui n'est même pas forcement alzheimer) et qui va le tuer plus rapidement. pas magique comme pratique.

Ce que ce texte montre, ce n'est pas le pauvre qui est idiot et accepte n'importe quoi, c'est que le médecin est incapable de montrer au pauvre que brûler de l'encens ne fait pas grand chose, car il n'a aucune preuve à apporter à propos de sa pratique qui est *magique*, transmise de professeurs en professeurs, sans véritable preuve en double aveugle. il n'a pas de preuve que SA pratique est meilleure que brûler de l'encens. De nombreux textes sur ce blog le montrent.

C'est étonnant comme la lecture d'un médecin de ce texte ne lui fait pas se poser de question sur SA pratique, mais le conforte que le problème vient des gens qui sont trop idiots. Je pense que l'on pourrait y déceler une forme de complexe de supériorité. Comme un enseignant qui dirait les élèves sont trop cons, si on leur dit que les allemands ont perdu juste parce qu'ils étaient les méchants, ils le croiraient. Ce qui est idiot est de leur dire.

Depuis le temps que l'on demande à ces médecins de nous fournir les preuves des traitements qu'ils proposent et qu'ils nous regardent de haut en nous expliquant que l'on ne peut pas comprendre, que l'on n'a qu'a faire 10 ans d'études. Et nous sommes les *poor* qui demandent de la médecine magique.

Le soucis, c'est qu'avec l'augmentation du niveau culturel général de la population, le médecin ne peut plus raconter n'importe quoi. Les scandales éclatent au grand jour relayés par les réseaux sociaux plutôt que d'être étouffés par les médias traditionnels. Et les gens demandent des preuves. Lorsqu'une personne meurt avec un traitement c'est un hasard, mais lorsqu'on entend parler de plusieurs cas autour de soi, dans notre entourage social, le hasard reste ce qui permet de continuer à donner le médicament, mais les gens ont compris. Et ils n'ont plus confiance.

Allez lire les articles de marc Girard sur la pharmacovigilance pour comprendre les trucs des magiciens, pourquoi nous en sommes toujours à au moins 20 000 de iatrogénie par an. Tout simplement parce qu'il n'y a aucune volonté politique que cela change, parce que nous sommes toujours les pauvres à qui on peut faire croire n'importe quoi. Pas parce que nous le demandons, mais parce que cela arrange les institutions de nous mentir. ET même les médecins ne nous défendent pas. Que nous reste-t-il ?

CMT a dit…

A anonyme

je vous fais seulement remarquer qu'il ne s'agit pas d'unproblème de classe mais d'un problème humain et civilisationnel: le besoin de croire que quelque chose de magique va permettre de contrôler la maladie ou les fléaux. Il s'agit de ne pas se sentir démuni face à ce qui nous menace.

Et aussi que les soins alternatifs ont très bonne presse dans les milieux les plus éduqués et les classes sociales élevées.

Et que chercher à payer le moins possible tout bien ou service est un réflèxe de consommateur et n'est pas l'exclusivité des milieux défavorisés.

Il ya , en revanche, un déficit d'information fiable et d'éducation en matière scientifique, c'est certain.

Anonyme a dit…

@cmt

@Il ya , en revanche, un déficit d'information fiable et d'éducation en matière scientifique, c'est certain.

Ok, parlons des anti Alzheimer que l'on donne à des gens (certains qui ne le sont pas). QUI à un déficit d'information fiable et d'éducation en matière scientifique ? Le vieux qui gobe son médicament ou le médecin qui le donne ?

Lorsque la pharmacovigilance occulte des cas parce qu'ils n'ont rien à voir. Est-ce un comportement scientifique de suivi statistique ? Tous vos postes accusent les 'patients' d'être des abrutis qui se laissent berner par les charlatans. Enfin les patients qui ne vous écoutent pas.

Vous n'avez _jamais_ vu un bébé régresser vers des TSA après un vaccin que vous auriez fait (je ne dis pas qu'il y a un rapport) ? Vous n'avez jamais vu un enfant développer une SEP avec un vaccin hepB ?
Cela n'a rien a voir bien entendu. Le premier c'est parce que c'est mieux détecté (loi magique) et le second l'aurait développé de toute façon (loi magique). Cela ne vous interpelle pas que ces 2 affirmations ne reposent sur _aucune_ _base_ _scientifique_ _sérieuse_.

Peut être qu'il y a un déficit d'éducation scientifique, mais il faudrait être idiot d’arrêter de prendre une granule si à chaque fois votre fièvre tombe. Et prendre du doliprane qui ruine le foie et vous donne quelques nano-particules. Nano particules qui sont bien entendu inoffensives ce que vous savez car vous n'avez pas un déficit d'information et d'éducation fiable en matière scientifique. D'ailleurs il y a une étude sérieuse sur leurs innocuité, et vous l'avez lue, et vous allez nous donner le lien.

Qu'est-ce qui est le plus grave ? Que le patient manque de formations scientifique ou que le médecin accepte tout et l'injecte à ses patients ? C'est comme la restauration collective. Lorsque chez vous, vous laissez traîner le jambon dehors, vous risquez juste de vos intoxiquer, si un fast food le fait, il risque d'intoxiquer des centaine de personne.

Ainsi est-ce plus grave pour un patient de prendre une granule qui ne fait rien ou pour un médecin d'injecter du mercure dans une génération entière de bébés. La dose faire le poison ? Un autre truc *magique*. Ah c'est vrai il n'y a pas de preuves scientifiques que les faibles doses sont nocives. Il n'y a pas non plus de preuves scientifiques que les vaccins sauvent des vies et que l'on ne peut pas faire autrement, que c'est le meilleur bénéfice-risque en terme de santé (et pas de finance).

Les gens acceptent le non scientifique car la pratique de la médecine repose en majeure partie sur du non scientifique. Lorsque pendant 30 ans, on vous a prescrit une molécule, et qu'elle devient interdite, cela remet en cause la science. Si cette molécule est mauvaise aujourd'hui, elle l'était pareillement il y a 30 ans. Et science ou pas le résultat est là : la science a permis de tuer des gens pendant 30 ans.

les gens s'éloignent des médecins, pas parce qu'ils manquent de formations (endoctrinement) scientifique, mais parce que les médecins tuent des gens, à la louche 20 000 par an à cause de traitements qui ne sont pas prouvés, à cause de pratiques qui sont néfastes, à cause de la morgue de 'moi j'ai raison'. Pratiquement aucun médecin ne se remet en question (l'anti-science, le savoir magique du chaman appris des dieu), ceux qui le font sont généralement en fin de carrière, mais le mal est déjà fait.

Anonyme a dit…

Un étude sur 200 000 enfants pendant très longtemps montre que vacciner maman contre la grippe pendant le 1er trimestre de grossesse induit un risque corrigé (lol) de 20% pour le bébé de développer un trouble du spectre de l'autisme (sinon c'est 26% et le risque continue d'exister pour les autres trimestre). Et bien ce 20% de sur-risque est scientifiquement un hasard.
Par exemple si vous lancez un dé 2000 fois et qu'il tombe 400 fois sur 6 au lieu de 333, c'est scientifiquement un hasard et si vous ne le croyez pas, c'est que vous avez un déficit d'information fiable et d'éducation en matière scientifique

La 'science' que vous semblez défendre ne l'est plus depuis que la finance à prise en main la recherche. La science c'est la _preuve_ par l'expérience pas la foi que ca marche.

herve_02

CMT a dit…

A anonyme

ce que la mauvaise médecine et les soins alternatifs ont en commun c'est leur refus d'être scientifiquement évalués, d'en passer par l'évaluation EBM. Ce que l'approche EBM permet d'évaluer c'est l'effet spécifique, en moyenne, d'un produit ou d'une procédure au-delà de l'effet placebo qui est un effet contextuel indépendant du produit.

Après, il est possible de discuter d'autres aspects tels que les limites de la médecine conventionnelle considérant l'être humain comme une superposition d'organes et s'intéressant à la maladie plutôt qu'aux moyens de préserver la santé. C'est un autre débat. Ou l'intérêt de l'effet placebo dans les soins. A mettre en balance avec l'acceptation de la dissémination de l'obscurantisme et de la superstition et donc de la vulnérabilité à toutes les formes de manipulation.

Quant à votre appréciation sur l'étude associant troubles du spectre autistique et vaccin contre la grippe vous semblez penser que toutes les statistiques se résument à un lancer de dés et que si le nombre de sujets est grand cela donne nécessairement de l'importance à une étude.

Mais celle-ci est une simple étude rétrospective où, malgré des présupposés contraires, les variables et les groupes étudiés sont mal définis, de même que l'on n'a aucune raison de croire que le recueil des données est exhaustif et aucun moyen de le vérifier. Dès lors les tentatives de "correction" ne sont qu'une gesticulation pour donner un semblant de crédibilité à l'étude. Et, comme je vous l'ai dit, le nombre d'enfants avec un TSA étant très faible dans le groupe supposé avoir eu la grippe (déclaratif), une variation de quelques cas dans ce groupe peut faire basculer le sens de l'association.

D'autres citations de GBS pour la route. A méditer.

"There is no harder scientific fact in the world than the fact that belief can be produced in practically unlimited quantity and intensity, without observation or reasoning, and even in defiance of both, by the simple desire to believe founded on a strong interest in believing."

"Thus everything is on the side of the doctor. When men die of disease they are said to die from natural causes. When they recover (and they mostly do) the doctor gets the credit of curing them."


Anonyme a dit…

Ce qui est surtout marrant, c'est que si l'on pointe un fait que vous pensez faux, vous allez chercher a relativiser les chiffres ainsi quelques cas de différences dans un sens pour l'autisme n'est pas forcément une 'preuve'. Mais si les chiffres vont dans le sens que vous pensez juste, cette petite différence ne permet pas de relativiser cette justesse. Elle 'prouve' que c'est juste.

Il y a toujours une critique à faire sur une étude qui ne va pas dans le sens du courant, et aucune pour les autres. Ainsi choisir les cas pour justifier un traitement que tous le monde donne est jugé acceptable, ainsi écarter des cas de pharmacovigilance est jugé acceptable, mais se baser sur du déclaratif sur 200 000 cas n'est pas acceptable.

Ce que je veux pointer, c'est que votre bonne médecine scientifique à base de 'scientific fact' n'existe pratiquement pas. Le plus grand progrès de la médecine moderne est de se laver les mains. le plus grand progrès de l'obstétrique est d'aseptiser les instruments. le plus grand progrès (le seul?) de la chimie est l'antibiotique. le plus grand progrès de l'humanité est l'assainissement..

On peut fantasmer sur une médecine scientifique des faits, dans la réalité elle n'existe pratiquement pas. Se gausser des médecines alternatives en les pensant plus farfelues que la médecine conventionnelle qui se pare d'études désavouées 10 ou 20 ans plus tard est un poil croquignolet.

Là est mon argumentation.

Je n'affirme pas que l’homéopathie à fait ses 'preuves' scientifiques, j'affirme juste que dire que la médecine allopathique l'a fait est un mensonge. et que les deux sont du point de vue de la science du même coté de la croyance, même si, d'un coté le livre des révélations (les études financées par ceux qui vendent le produit étudié ??? WTF) est plus épais.

De là je considère qu'il n'est pas idiot de _croire_ en quelque chose qui nous soigne même si ce n'est que du sucre du moment que l'on est soigné, car on _sait_ que l'on aura pas d'effets secondaires. On ne sait pas si la molécule allopathique va nous soigner mieux, on ne sait pas si elle a une utilité certaine dans _notre_ cas. On ne sait pas si elle ne va pas nous faire du mal ou nous créer des effets secondaires.

Partant de là, lorsque l'on a quelque chose, la chose le mieux à faire est d'attendre que cela passe. Si cela ne passe pas quelques granules, si cela ne passe toujours pas et que l'inconfort est vraiment inconfortable on peut peut être consulter un médecin pour avoir son avis, mais regarder l'ordonnance avec circonspection. que penser d'un médecin d'un centre anti douleur d'un CHU qui donne pour des lombalgies 1kg5 de paracétamol à l'année ? Ne vaut-il pas mieux aller voir un acupuncteur, même si ce n'est que dans la tête ? L'homéopathie n'a tué personne, on ne peut pas dire autant de la médecine conventionnelle.

"Thus everything is on the side of the doctor". Au moins nous sommes d'accord sur le principal.

a méditer également

Hibou a dit…

Je pense que dans cette chasse contre l'hpméopathie se cahce Big pharma qui voit des pertes de gains pour elle!

Tous ce qui est repoché à l#homéopathie, est aussi valalble à la medecine moderne. Le cancerologue peut-il guerir les cancers? Majoritairement non! Un prolongement parfois, plus rarement une remission mais combien de gens ayant eu un cnacer vivent encore 30 ans plus tard?

quand est-il du diabètes? On le soigne, mais jusque ce jour on n#en guerir pas! Mais c#est une bonne source de revenues pour le domaine médical. D#ailleurs, chez les médecins, il y auasi des diverses opinions comment traiter le diabéte. Faut-il en interdire l'activité à ceux qui ne suivent le modele influencer soouvent pas l'insdutrie pharmacologique? Car quelle étude a vraiment démonter son efficacité à 100% sans un doute du placebo?

hexdoc a dit…

@Hibou
tissu de bêtises. Les progrès des traitements contre certains cancers ont été très importants ces dernières années : je n'ai pas vu de patients mourir de lymphome depuis 20 ans par exemple. Personne n'a jamais prétendu guérir un diabète, mais la combinaison activité physique diététique et traitements améliore nettement la morbi mortalité de cette maladie.
diaboliser l'industrie pharmaceutique (ou big pharma comme il vous plait de l'appeler) ne changera rien au fait que les théories homéopathiques sont construites sur du vent : la mémoire de l'eau ... Elle en a aussi de la mémoire l'eau qui descend de la montagne !

Anonyme a dit…

@hexdoc

Toujours les mêmes incantations sur le vent et l'eau de la montagne. C'est la pensée magique dont parle cmt. Il y a 2 solutions, soit cela ne marche pas, et les gens deviennent de plus en plus idiots de recourir toujours plus à ce qui ne marche pas. Soit la médecine traditionnelle n'arrive pas à montrer qu'elle marche mieux que le vent qui fait descendre l'eau de la montagne avec sa mémoire qui n'existe pas. Ainsi que vaut une 'science' qui n'arrive à montrer qu'elle fonctionne mieux que les incantations ?

Il y a 100 ans, on ne comprenait pas pourquoi en haut des alpes les gens étaient des crétins, et puis il a fallut des chercheurs qui compnennent que l'eau doit descendre de la montagne avant d'être bue.

Les gens vivent également une EBM : si ils étaient soignés moins bien avec l'eau sucré, ils arrêteraient. Or ils ne le font pas. Il y a donc 2 solutions :
- L'eau sucré soigne au moins aussi bien.
- Les gens deviennent idiots

Lorsque l'on voit la société et les résultats des élections, on peut penser que l'idiotie est la solution, maintenant lorsque l'on voit les scandales sanitaires qui se suivent comme des perles sur un collier, dans l'indifférence générale de toutes et tous (sauf les victimes) avec la complicité des médecins qui prescrivent au doigts mouillés, on se dit que l'eau sucré à du bon. 40% des malades sont iatrogènes. On peut faire scientifiquement le pari que tant qu'on n'a pas un bras cassé ou une péritonite, on peut prendre une granule, ca peut nous sauver la vie.

20 000 morts de iatrogénie par an, au moins. pas de quoi fanfaronner.Aux us la iatrogénie est la première cause de mortalité. Ainsi ne pas prendre une molécule peut vous sauver la vie.

herve_02

hd29 a dit…

Il serait intéressant que vous nous relatiez un jour ce qui est à l'origine de la rancœur que vous manifestez pour le corps médical sur beaucoup de blog médicaux.

En ce qui concerne la iatrogénie, elle existe car on soigne des patients avec des médicaments pour lesquels la balance bénéfice risque doit toujours être pensée. Je n'ai pas d'étude à présenter, mais je citerai deux réflexions personnelles concernant deux classes de médicaments:

Les AVK : J'ai vécu la période ou la prise d'AVK chez les personnes âgées n'était pas indiquée dans les fibrillations auriculaires en raison du risque hémorragique. On leur prescrivait alors de l'aspirine. Je voyais alors beaucoup plus d' AVC ischémiques massifs que depuis que l'on en prescris quelque soit l'âge. (J'ai d'ailleurs une patiente qui en a eu jusqu'à son décès a 103 ans sans aucune complication lié à cette prise); J'ai également constaté que nombre de patients que l'on hospitalisait pour une décompensation cardiaque ou infectieuse par exemple, présentait souvent un surdosage en AVK alors que la semaine précédente leur contrôle était normal. Dans ces cas il ne s'agit pas de mésusage, mais tout simplement de l'absence d'apport de vitamineK en lien avec l'anorexie de la pathologie en cause. Même si ce surdosage n'a engendré aucune complication il est noté dans les diagnostics de sortie surdosage en AVK en raison de la T2A qui valorise l'hospitalisation en fonction des diagnostics la justifiant.

Les benzodiazépines : dès qu'une personne âgée se casse le col du fémur et qu'elle a une benzodiazépine la notion de iatrogénie est tout de suite reconnue dans ce qu'on appellera le bénéfice du doute (hypotonie musculaire, sédation ...), même si parfois il s'agit d'un pur accident.

Louis Nicolas-Baret a dit…

@hd29

Combien d'examens sont effectués pour chercher la variante CYP2C9 des patients traités par AVK ?

Et si telle vérification semble inutile, qu'en est-il, sous les mêmes critères, de la prescription initiale ?

hexdoc a dit…

hd29 = hexdoc (erreur de manipulation)

Aucun intérêt cette histoire de cytochrome, ça concerne les doses initiales moyennes de démarrage du traitement. La je parlais de patients équilibrés qui se déséquilibrent rapidement en raison d'une pathologie intercurrente.

Unknown a dit…

Merci, encore une fois pour tout ce travail. Pour la qualité de vos analyses et points de vues !

ANNETTE LEXA a dit…

Je participe au groupe récemment crée par des médecins (Nancy, Strasbourg). Le GETCOP (Groupe d'Evaluation des Therapies COplementaires). Avec les épidémiologistes de l'EHESP de Nancy, nous avons commencé le travail en nous attaquant à la reflexologie. Nous avons eu un colloque avec les thérapeutes qui tentent d'évaluer leurs pratiques. Ce que nous constatons c'est une bonne volonté des thérapeutes d'évaluer leurs pratiques, une bonne volonté de professeurs de médecins , de médecins, de scientifiques de les former, les aider. Mais aussi un manque évident de culture scientifique de la part des thérapeutes (qui n'entendent jamais parler d'EBM dans leur cursus de formation, ni de statistique ni d'exigence de preuve). Cette démarche est bien plus intelligente que celle des pétitionnaires (exclure, interdire). Un lien vers le texte récent de Gregory Ninot (Montpellier) https://theconversation.com/comment-mieux-evaluer-lefficacite-des-medecines-douces-90797. Notre attitude est NEUTRE, METHODOLOGIQUE. Notre but est de permettre de former les thérapeutes , les aider à publier, et à terme fournir des élements de décisions aux médecins, praticiens de santé et patients pour éviter l'errance thérapeutique, la perte d'argent en consultations inutiles, l'achat de compléments alimentaires inutiles, Cependant ne nous leurrons pas, il n'y a pas d'argent pour cela et ce sera difficile mais pratiquer l'excommunication est une méthode d'une autre âge, qui fait frémir, d'autant que nous sommes dans un monde d'économie de marché... Pour ceux qui sont intéressés, curieux, je précise que nous sommes en train de refaire le site internet

CMT a dit…

A Annette Lexa:
Vous dites “Mais aussi un manque évident de culture scientifique de la part des thérapeutes (qui n'entendent jamais parler d'EBM dans leur cursus de formation, ni de statistique ni d'exigence de preuve). » Je comprends mieux pourquoi j’ai l’impression de parler en chinois à un Groënlandais quand j’échange avec des personnes « croyantes », même si je ne prétends pas moi-même maîtriser parfaitement toute l’EBM.

Mais il y a aussi une question de bon sens élémentaire et j’entends, dans mon entourage, des propos tout à faits abracadabrants qui me sont rapportés par des utilisateurs de ces thérapeutes sur la manière dont « fonctionne » telle thérapie, qui contre-disent totalement les connaissances les mieux établies et les lois les plus élémentaires de la physiologie humaine. Et à ce moment là je me dis que ce n’est pas possible que ces « soignants » puissent ne pas être conscients d’être dans la pure manipulation en exprimant des idées pareilles. Mais peut-être que je me trompe et que ce n’est qu’une question de croyance en une sorte de « réalité parallèle », comme l’expriment certains ici.

Je me pose la question de l’utilité de votre recherche alors que toutes les recherches menées jusqu’ici semblent avoir abouti à la conclusion que l’effet de ces « soins non conventionnels » expression utilisée par un chercheur de l’INSERM et que j’adopte définitivement, est purement contextuel. A savoir qu’il s’agit de différentes formes de l’effet placebo et donc aussi d’un produit de la subjectivité du patient, de sa capacité d’auto-suggestion et de la capacité du soignant d’activer son désir de croire et son auto-suggestion.Donc d’un effet contextuel et non spécifique de ces thérpaies.

C’est là qu’entre en jeu ce que dit Georges Benard Shaw sur l’importance de l’intérêt à croire : « "There is no harder scientific fact in the world than the fact that belief can be produced in practically unlimited quantity and intensity, without observation or reasoning, and even in defiance of both, by the simple desire to believe founded on a strong interest in believing."

Le point important est donc l’intérêt à croire du point de vue individuel car les mêmes patients qui admettent sans difficulté que le soignant a pu déplacer les organes par l’imposition des mains ou autres croyances ésotériques du même acabit ne seront pas prêts à se jeter par la fenêtre du quinzième étage parce que le soignant leur aura dit que dans une réalité parallèle la loi de la loi de la gravitation universelle n’existait pas et que tout ça n’était que ‘invention de ceux qui voulaient nous vendre des avions et des hélicoptères...

CMT a dit…

SUITE
Ca c’est au niveau individuel et de la croyance. Mais celle-ci est aussi formatée par un contexte culturel et on ne peut pas perdre de vue que la France est en même temps un des pays parmi lesquels on utilise le plus de médicaments et on surmédicalise le plus et EN MEME TEMPS celui où les soins non conventionnels ont connu et connaissent le développement le plus fulgurant.
Les deux sont à mon sens étroitement liés et le plus petit dénominateur commun est l’ignorance, entretenue, et le manque d’autonomie des patients . Les mêmes carences sont à l’origine de la surmédicalisation en général et de la surconsommation de soins non conventionnels .
Voici quelques données : taux de recours à l’homéopathie 36% des patients en France ont un recours régulier à l’homéopathie et 56% de recours occasionnel. C’est 2% en Grande Bretagne, l’homéopathie est très peu utilisée aux Etats-Unis. 55% du chiffre d’affaires de ‘homéopathie est réalisé en Europe avec 1,035 mds sur 2,1 mds d’euros mondiaux. Ces 2,1 mds mondiaux représentent 0,3% du marché pharmaceutique mondial en 2010.
En Europe les pays qui représentent le plus gros chiffre d’affaires sur les 2,1 milliards de CA mondiaux en 2010 sont la France, l’Allemagne, et, loin derrière, l’Italie et l’Espagne. En CA par habitant la France l’emporte haut la main et est le premier consommateur au monde d’homéopathie en termes de CA par habitant .
55% du chiffre d’affaires de l’homéopathie est réalisé par Boiron .
Il faut aussi parler de l’ explosion récente de l’utilisation de l’ostéopathie et du nombre d’ostéopathes, le nombre de soignants pratiquant l’ostéopathie étant passé de 11608 à 26023 entre janvier 2010 et janvier 2016. Autrement dit il a augmenté de 150% en 6 ans.

On manque aussi d’études concernant les caractéristiques des patients consommateurs d’homéopathie (ou de soins non conventionnels) mais on sait que ce sont les femmes qui plébiscitent majoritairement l’homéopathie. Certains travaux permettent de dire que les consommatrices d’homéopathie sont aussi plus consommatrices de médicaments conventionnels et qu'il n'y a donc pas d'opposition entre les deux ( cf utilisation de l’homéopathie par les femmes enceinte, Colombé, tableau 19 p 27 et commentaires
Cela change un peu la donne et fait effectivement de l’homéopathie et des soins non conventionnels un moyen pour des personnes peu autonomes et qui ont une faible connaissance de la physiologie et du déroulement naturel des maladies courantes de limiter leur consommation de médicaments conventionnels avec des moyens présentés comme « naturels ». suite

CMT a dit…

Pour moi, la lutte contre le développement de ces pratiques doit être fondé sur les mêmes principes et objectifs que celui de la lutte contre la surmédicalisation en général : favoriser la prévention et la connaissance de la physiologie et des processus naturels par les patients et les médecins et améliorer l’enseignement du raisonnement scientifique et des sciences naturelles à l’école. fin

Docteurdu16 a dit…

@ Annette Lexa
Je n'ai pas le courage aujourd'hui de vous répondre en détail.
Voici quelques éléments de ma réflexion.
J'aime beaucoup l'expression "thérapies complémentaires" car elle me semble symptomatique des représentations collectives de la santé. Et, à mon sens, de ses dérives.
L'arrogance médicale a remplacé la magie ancestrale et anthropologique des dieux guérisseurs.
Car, de tout temps, l'être humain a craint la mort et la souffrance. Et, jusqu'à l'époque moderne, seuls les dieux guérissaient ou soulageaient.
Les médecins ont toujours voulu prendre la place des dieux et n'y sont arrivés qu'à partir de l'utilisation de la streptomycine et de la pénicilline.
Nous avons vécu un âge d'or épidémiologique dans les pays à forts revenus : disparition quasi complète de la mortalité infantile et allongement de l'espérance de vie à la naissance pour le plus grand nombre dans des proportions inimaginables.
Mais cet âge d'or a été de courte durée.
L'arrogance de la médecine a fait le reste : en promettant un paradis hédoniste sur terre elle ne pouvait qu'échouer. Les gens finissent par être malades et finissent par mourir et ne comprennent pas que cela puisse arriver.
Ainsi, l'angoisse existentielle ne peut être guérie seulement par la médecine, même si la société a été médicalisée à outrance.
Illich a parlé de médicalisation de la santé.
Les thérapies complémentaires comme vous les appelez sont effectivement une extension de la médecine ou plutôt l'aboutissement de la médicalisation de la vie.
Les conditions de vie, l'anarchie des transports, la pollution, ne peuvent être guéries ni par la médecine conventionnelle par la médecine complémentaire.
C'est une illusion.
Vous rajoutez une pincée de consumérisme au sens de consommer pour être heureux, c'est à dire pour faire marcher l'économie et assouvir des désirs construits et vous comprenez pourquoi les citoyens consomment indifféremment de la médecine académique et de la médecine complémentaire.
A bientôt.



Hibou a dit…

@Hexdoc: avez-vous une preuve scientifique qui prouve à 100% que l'homéopathie ne matche pas? Vous ne donnez pas de réponse sur l'effet placebo que connait et reconnait la medecine scientifique, tout comme l'effet nacebo.

Je ne suis ni pour, ni contre la médecine homéopathique. Je suis pour que les personnes choississent ce qu'elles pensent être le meilleur pour eux. Que cela plaise ou non la médecine scientiqfique.

Prsonnelement, j'ai pu cosnater chez ma chienne que la Bachblütten Therapie marchen bie sur son angoisse. La preuve n#existe pas, mais chez certains cela fonctionne. Ici, ma chienen se sent mieuc, ce que la medecine veterinaire scientifqiue n'a rien pu faire.

Quand a moi, contre les douleurs du genou - seul "Dauerakupunktur" est efficace et se paye de sa propre poche, qu'on soit d'une caisse d'assurance d emaladie obligatoire ou privée. Les médicamnets ne peuvent rien. Je ne crois ou ne crois pas à la medecine chinoise, j'ai essayé et cela marche suberpement.

En Allemagne, le médecin doit presque s#excusez quand il precrit des antibiotiques. Les gens en refusent de se soigner aussi sythématqiuement comme en France il y a 15 ans.

Bonne soirée

Thierry Degois a dit…

L’homeopathie, c’est parfait quand votre patient est en pleine forme. Si il est malade, essayez autre chose.

ANNETTE LEXA a dit…

A CMT et Docdu16. Merci de vos réflexions toujours aussi riches (on se sent chaque fois moins ignare quand on va sur ce blog, on est poussé à l'intelligence, contrairement à Twitter, où on doit desendre d'un cran pour s'adapter aux messages d'insultes faute d'aurgumentation) : Il faut en effet qu'il y ait CROYANCE PARTAGEE dans une pratique de santé quelle quelle soit pour que le placebo fonctionne. Vous , comme moi , ne bénéficierons pas d'une séance d'ostéopathie parce que nous n'y croyons pas et que nous n'avons pas de preuves que çà fonctionne et sur quoi. Q'un thérapeute nous dise que tous nos soucis viennent du fait que notre axis est décalé et qu'on va le remettre en place pour 50 euros, va nous plonger dans une abîme de perplexité. Peut être que c'est notre système de croyance à nous. D'autres nous écouterons , nous liront tels des extraterrestres et vous répondront qu'ils vont chez leur osteo régulièrement et qu'ils en tirent des bénéfices. Lorsque j'en vient à entendre ma propre fille , qui a mal au dos me dire "il faut que j'ailler voir un osteo", et qu'elle me dit que dans son job," ils vont tous chez l'osteo", on doit prendre ce mouvement au sérieux. Je suis plus inquiète du succès de l'osteopathie (pratique non validée, fprmations non contrôlées, origine douteuse, risque de passerà côté d'autres pathologies) que de l'homeopathie faite par un médecin en fait. D'où cela vient-il, pourquoi ce succès brutal ?jamais nous n'avions entendu parler d'osteopathie il y a 10 ans

A docdu16 : merci de cette réponse qui permet de prendre de la hauteur. On est en face de grande angoisses contemporaines face à la mort. D'un côté certains vont vers les promesses du transhumanisme, de l'autre ( et ils sont de plus en plus nombreux) , sans religion, vont vers d'autres pratiques de santé mais surtout , vers un autre mode de relation au Monde. Peut-on le leur reprocher? Non bien sûr, il se peut que ces gens soient vers une recherche d'une autre manière de vivre, de manière maladroite, foutraque (en devenant vegetalien crudivore qui se soigne à l'homeopathie par exemple, mais cela ne dit rien de leurs valeurs philosophiques et de leur vision du Monde) mais, in fine, ils sont en train de sortir du mode de consommation consumériste (mal bouffe, surmédicalisation,...). Lorsque l'on voit le nombre de personnes qui participent aux conférences ou aux salons de "Médecine Quantique",Bio avec toutes sortes de pratiques (IPSN, Joyeux, Kaplan... ) et j'en passe, cela ne sert à rien de se voiler la face, c'est un mouvement de fond qu'il faut mieux connaître pour l'aider à évoluer et des médecins le font à leur manière et je constat qu'il y a moins de charlatans au fil des ans; Ce sont des gens qui manquent de connaissances en physiologie, anatomie, chimie, génétique, écologie.. et çà explique qu'ils acceptent les thèses non orthodoxes . Mais, même ce monde évolue (allez sur le site de Marion Kaplan, avec le succès de Quantique Planet qui était au départ axé que la "médecine quantique" et qui évolue vers la nutrition . Ignorer ce monde et en parler sans le connaitre , c'est comme parler de la guerre en Syrie sans parler l'arabe , sans y connaître de personnes ni être jamais allé là bas.
Donc, in fine, si, je pense que cela sert d'accompagner ces mouvements "alternatifs", et c'est pour cela que les postures d'excommunication sont inutiles, dangereuses et contreproductives. exigeons plutôt que les osteopathes et autres reflexothérapeutes aient un cursus commun identique à tous les futurs professionnels de santé par exemple et qu'ils aient une ouverture vers l'EBM, et que de l'autre les futurs médecins aient au moins entendu parler de certaines pratiques pour pouvoir en parler à leurs patients sont les ostraciser, se moquer d'eux ou les engueuler.

Anonyme a dit…

Témoignage
La médecine martèle que l’homéopathie n’est qu’un placebo, non scientifique… ?
Mon père 95 ans a reçu de l’homéopathie sans autre médicament pour une pneumonie sévère sans le savoir car il n’y croit pas ! Il est toujours avec nous….. Pourquoi la médecine n’est pas capable de guérir à l’identique ? Comment la science explique ce phénomène guérison??
La « science » médicale n’est tout simplement pas suffisamment avancée pour expliquer le phénomène homéopathie !
Aphorisme 1 Samuel Hahnemann 1755-1843
« Nous en avons assez de ces savantes rêveries que l'on appelle médecine théorique et pour lesquelles on a même institué des chaires spéciales et il est grand temps que ceux qui se disent médecins cessent de tromper les pauvres humains par leur galimatias et commencent enfin à agir, c'est-à-dire à secourir et guérir réellement. »

Anonyme a dit…

Tribune, certes, assez confraternelle avec les homéopathes, ce qui est tout à l'honneur de son auteur. Mais qui verse dans l'image d'Épinal archi fausse d'un remède homéopathique synonyme de placebo.
Faut-il instruire l'utilisateur de cette langue de bois que chaque remède homéopathique dynamisé digne de ce nom (séquences de dilutions, secousses, séchages), a été essayé sous cette forme dynamisée sur des cohortes de personnes approximativement en bonne santé et sensibles dont on a relevé le spectre des symptômes somatiques et psychiques exprimés après la prise de la substance? Cette opération est appelée "proving" du remède.
Cette signature symptomatologique est le plus souvent bien spécifique au remède et est étonnamment reproductible quand on compare deux proving faits à plus de 200 ans d'écart avec la même souche homéopathique d'une substance homéopathique, mais sur des testeurs bien sûr différents…
Ces observations maintes fois répétées et à la réalité indiscutable ne sont pas logiquement compatibles avec le concept usuel un peu hors-sol de placebo.

Didier a dit…

l'article et les commentaires j'ai presque besoin d'aspirine.

J'ai souri plusieurs fois, je n'ai pas de compétences scientifiques, l'evidence-based medicine est élevée ici au rang de religion, si le l'EBM le dit, ça doit être vrai. Et tout ce qui ne cadre pas est rejeté comme non pertinent.

En tout cas, je regrette le peu de nuance qui est faite pour aborder un sujet complexe pour des gens qui prétendent avoir une culture et un cerveau, une tête bien faite comme on dit.

Lorsque je consulte un médecin, je consulte d'abord un humain et non pas un distributeur de médicaments. Tous les médecins ne se valent pas, à moins que les bonnes pratiques recommandées par les plus hautes instances réussissent à jour à faire croire aux patients que tout revient au même, consulter Pierre Paul ou Jacques c'est pareil.

Prendre chamomilla ou nux vomica c'est pareil,y a rien dedans. On emploie le mot homéopathie comme s'il s'agissait d'une unité indivisible alors qu'à l'intérieur même de ce cadre, il existe de multiples façons de pratiquer entre les vrais, les faux, les mixtes.

Heureusement pour moi, il me reste un peu de conscience pour savoir que si j'ai une crise cardiaque il vaut mieux que j'aille aux urgences du CHU que d'aller voir un homéopathe.

Ça rejoint ce que j'écrivais un peu plus haut, ils ne sont pas tous pareils, comme c'est bizarre j'ai testé entre guillemets deux médecins généralistes tout à fait normaux et j'ai préféré l'un des deux difficile à mettre en équation...

J'ai eu des résultats minables par homéopathie pendant plusieurs années. C'est normal me direz-vous, il y a rien dedans et c'est un placebo.

C'est une démarche complètement irrationnelle et débile pourtant devant le peu de propositions de la médecine scientifique à part prenez votre Symbicort et ne cherchez pas plus loin.

Oui c'est vrai,j'en avais marre de souffrir, de devoir prendre du Symbicort tous les jours pendant 20 ans pour simplement rester assis à ne rien faire. Les rendez-vous chez le pneumologue étaient catastrophiques, ce réductionnisme qui réduit la BPCO a un problème de tuyauterie comme un plombier finalement, on va mettre un peu de destop et puis on verra bien...

Je suis allé chez l'homéopathe pour qu'il prenne en compte tous les autres symptômes dont les autres se fichent royalement.

Pourtant effectivement scientifiquement il n'y a vraiment aucune raison pour y recourir. Dans d'autres pays, l'Inde par exemple, ce n'est pas considéré comme une ineptie, j'ai eu la surprise de voir qu'il y avait eu un congrès qui s'appelait je sais plus trop comment BPCO et homéopathie.

Mon premier essai n'a pas été fameux, j'aurais pu abandonner, j'ai persévéré pour trouver quelqu'un qui saurait reconnaître par l'analyse de mes symptômes, quel remède me convenait le mieux sans me réduire à mes bronches ou à mes pieds qui gonflent l'été.

J'ai changé d'homéopathe au lieu de remettre en cause l'homéopathie. Quand le généraliste classique échoue à soigner une mycose je ne remets pas en cause la médecine. Je pourrais généraliser en me disant que la médecine c'est ce que je vois quand je regarde Docteur House.

Et je suis tombé coup de chance sur quelqu'un qui a été capable de reconnaître l'indication de ce remède particulier. Beaucoup de gens s'imaginent à ce moment-là que je gobe des granules toute la journée et bien non.

En ce moment je le prends tous les 15 jours environ, l'effet placebo dure longtemps chez moi. J'en suis le premier surpris et pourtant ça fait 1 ans que ça dure comme quoi j'ai moi aussi la croyance que ça devrait pas marcher dans une vraie maladie comme la mienne. A maladie sérieuse, médecine sérieuse pour reprendre l'expression d'un vétérinaire homéopathe.

Didier a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Didier a dit…

J'ai eu tellement de chance, que la correspondance de ce remède s'étend même au plan psychique.

C'est dingue de lire des textes écrits au 19e siècle où il y a la liste des symptômes qui me dérangent.

Mais je continue parce qu'il y a cette correspondance. C'est même la seule chose à retenir.

Pour moi il est faux de dire qu'on pourrait me donner n'importe quoi à la place ça serait pareil.
La quinzaine de remèdes qui ont dû être essayé depuis 15 ans n'ont jamais donné ce résultat. En attendant, j'ai comblé les brèches en acceptant de prendre seroplex et xanax et une psychothérapie pour la route parce qu'il faut bien essayer quelque chose. J'ai eu en retour quelques étiquettes supplémentaires, me mettre dans certaines cases ne m'a pas aidé, "mon cas" comme j'aime le dire restait sans solution même avec les "lunettes du DSM- 4 ou 5" je ne sais plus.

J'ai lu un jour la phrase suivante l'être humain est toujour plus complexe que la théorie qui le décrit.

Je ne sais pas pourquoi, ça me parlait complètement. Un bric-à-brac psychologique, des techniques respiratoires, du blabla sur le système nerveux parasympathique et sympathique.

Ce parcours du combattant m'a permis de comprendre que le regard spécifique de l'homéopathe pouvait embrasser une situation complexe.
Sinon je pouvais enchaîner la tournée des spécialistes de toutes sortes.
J'ai l'impression d'avoir gagner du temps et autre idée reçue, plus c'est long plus c'est bon... la première consultation a été la bonne et au bout d'un quart d'heure, il m'a dit, je crois que j'ai une idée et 5 minutes après ça y est, je crois que j'ai trouvé.

Ce que je vis n'est pas généralisable, je pourrais tout aussi bien pour parler des heures de mes échecs retentissants.

Dans les vieux grimoire des homéopathes on trouve suffisamment d'éléments pour reconstituer le puzzle. Un gars extrêmement nerveux, sujet à des crises de colère dont les bronches se bouchent exetera.
On trouve bronchite à répétition surtout si le profil psychologique correspond tiens donc, sécrétions augmentées, Mucus collant dans les voies respiratoires, Catarrhe bronchique.

On peut dire que je rêve. Au début quand j'ai commencé à le prendre 2h après j'avais le droit à une superbe expectoration quand je pense que les pneumologues en sont toujours rechercher un expectorant efficace.
C'est également impossible à comprendre. Ça ne fait pas avancer la science, la seule différence que ça fait pour moi c'est que j'ai trouvé une aide dans la globalité avec un seul remède à la fois ce qui n'est pas et de loin la pratique la plus courante.

On ne peut pas parler d'homéopathie ou de médecine dans la globalité tout est affaire de cas particulier.

Je peux rester assis à ne rien faire sans traitement classique impossible avant.Je suis un cas particulier et je me suis même aperçu que le Symbicort n'était peut-être étranger ou en tout cas un facteur aggravant sur le plan psychique.
J'en ai parlé à mon médecin qui évidemment me dit que ce n'est pas ça. Curieusement en français, je n'ai pas trouvé d'informations sur ce plan.Ca doit être comme le nuage de Tchernobyl qui s'arrête à la frontière.

En anglais par contre, j'ai trouvé quelques témoignages de crise de colère ou en tout cas de comportements C'est un médicament de routine mais on est tellement persuadés qu'il n'agit que sur les bronches.

J'ai des doutes maintenant que je ne suis plus constamment sous Symbicort, je peux mieux percevoir la différence.

Supprimer l'homéopathie ou prétendre que ceux qui la pratiquent sont des charlatans ne change rien à la souffrance des gens.

On peut maintenant étudier les processus physiologique au niveau de la cellule Samuel Hahnemann prétendait que la maladie résultait d'un dérèglement énergétique. Ce sont deux mondes bien différents.

Anonyme a dit…

Soignons nous par les plantes. Ça fera travailler les jardiniers.

Anonyme a dit…

Agnès Buzyn, qui a certainement beaucoup utilisé l’homeopathie lorsqu’elle soignait les enfants leucémiques à l’hopital des Enfants malades, vient de déclarer qu’il n’y avait pas de raison qu’une part non négligeable de nos cotisations d’assurance maladie (obligatoires, ne l’oublions pas) soit dépensée en soins homéopathiques pour la raison qu’ils ne peuvent pas faire de mal.

Didier a dit…

Toujours cette idée de l'innocuité de l'homéopathie que je trouve absurde. Bien sûr que ça peut faire du mal au moins du point de vue du patient qui peut se retrouver dans l'illusion de recevoir un traitement. D'autant plus, il y a aussi l'idée fort répandu que l'homéopathie agit lentement donc il faut attendre quand rien ne se passe.
Par conséquent oui c'est une perte de temps,d'argent car pendant ce temps-là la maladie ne se gêne pas pour évoluer.

Didier a dit…

Je ne parle même pas de l'automédication couramment encouragée dans n'importe quel magazine de santé grand public. Pour quelle maladie prenez ceci prenez cela. Alors que ce n'est même pas comme ça que cela fonctionne. Comment peut-on être crédible après...

pirouette a dit…

Et bien moi j'aimerais que mon chien et mon fils me répondent de l effet placebo. D ailleurs ils vont que très rarement voir un spécialiste en granules.
Quand à moi je continuerai d appeler mon médecin docteur magique. Et continuerai à l'entendre me dire à l année prochaine..... franchement l être humain n évolue guère et pas dans le bon sens.
Alors que justement les uns et les autres devraient travailler ensemble certains en sont presque à s entre tuer.
Ce que je vois de certain c est que certains medocs vous tue à petit feu tandis que certaines granules si mal choisie ne change rien à la maladie.
Si certains médicaments vous détruisent l homeopathie peut-être dans certains cas une solution très efficace si bien menée

pirouette a dit…

Quand à l effet dans le temps et bien oui et non.
Il y va des posologies qui agissent très rapidement d ailleurs si dans les 48h il n Y a pas d amélioration il faut consulter
Panaris confirmé:disparition de la douleur avec battement pulsatil dans les 4 h après la prise du traitement guérison complète après 4 jours. Sans antibio
Absces dentaire dans les 3h suivant disparition de la douleur en 3 jours plus de gonflement et plus aucune sensation de gêne (effet identique chez d autres personnes)
Lumbago avec petite hernie discale après avoir été transformé en zombie toute une nuit et des douleurs très importante avec impossibilité de me pouvoir des le lendemain de prises de granules (toute les heures) je me levais ,5 jours après je faisais un poste de 12h debout.
Arthrose des doigts ...6 mois de traitement et jamais revenu depuis alors que ça me vallait un arrêt de travail toute les années depuis 10 ans.
Je rappel que je ne vais pas à lourdes
Traitement tendinite : pas d effet .seul les huiles essentielles soulagent
Traitement migraines : pas d effet positif
Traitement hyperactivité: pas d effet à par la suppression des terreurs nocturnes je ne sais pas.
Allergies effet très rapide sur l urticaire et eternuements ainsi que les yeux.
J en cite encore ? Je vais une à 2 fois chez le médecin et les enfants certaines année zero fois.

Anonyme a dit…

Je veux pa mourir jeune, j’prend plus de médicaments, trop de chimie !
J’me soigne préventivement avec une décoction d’orties, en lavement, j’rajoute du jus de citron dedans.
C’est assez penible sur le moment mais j’suis toujours vivant.

pirouette a dit…

Le citron oxcide certaines substances de l ortie. Évitez de les melanger

hexdoc a dit…

A la lecture des 2 commentaires précédents, je me demande qui est le plus ironique ?

No Title a dit…

Bonjour, cet article, ce billet, ce mot est excellent. Mais malgré tout, il faut se battre contre l'homéopathie. Parce que j'en ai ras le bol de voir tous ces patients qui me disent avoir guéris leur asthme, leurs allergies avec de l'homéopathie, car dans 99 % des cas ils ne sont ni asthmatiques ni allergiques.
J'en ai marre de voir tous ces allergologues diagnostiquer des allergies qui n'existent pas, traiter des asthmes qui n'existent pas, faire des bilans allergos a des papys de 95 ans qui ont une embolie pulmonaire, des bilans allergos a des patients qui ont 39 ° de fièvre et une pneumopathie, marre de recevoir des hémoptysies pour bilan allergo à la climatisation, marre de toute cette médecine qui devient folle. Les exemples précédents sont vécus, et ne sont qu'une infime partie de ce que je vis et vois.
Marre de cette désensibilisation sublinguale aussi efficace que l'homéopathie et le placebo utilisée par 99 % des allergologues, friands de tous ces fakes traitements.
Vous avez raison, l'homéopathie est un arbre dans une forêt. Mais je viens de finir un livre (un pavé....) sur la guerre du pacifique : les Américains ont gagnés après avoir reconquis ile après ile, une par une, progressivement. Commencons par l'homéopathie puis l'acupuncture, puis l'allergologie telle qu'elle existe, puis .... puis....
Cela va etre dur, parce que l'Etre Humain a besoin de croyances, d'irrationnel depuis tous temps. Lisez le bouquin "le hasard et la nécessité".
La croyance serait inscrite dans nos gênes à dit quelqu'un. Je veux le croire.
Effectivement quand on lit ici certains commentaires "soignez vous par les plantes" qui est une autre forme de fake medecine on se dit que l'Etre Humain est incorrigible.
Je suis pessimiste sur les capacités de mes semblables à sortir de croyances de tous polis, mais optimiste quand même quand je découvre de tels blogs.

Anonyme a dit…

Bon. C'est quand qu'on commence a appliquer l'esprit critique et scientifiques aux ravages (parce qu'il n'y a pas que des bienfaits) de la psychiatrie et de la psychanalyse. Quand est-ce qu'on cloura le bec a des delirants notoires comme le sire Dhuicq?

Nettoyer devant votre porte avant d'accuser les patients d'irrationalite et/ou de scientologie.

Enough is enough.

Anonyme a dit…


Moi je viens de terminer une formation en yoga du rire. Ça va beaucoup mieux.

alexiane a dit…

Jamais les confrères attaqués dans l'histoire de la médecine dites-vous ? Mais de tous temps les médecins se sont mis sur la figure. Sur les théories passées certains remettaient en question les pratiques des autres (les humeurs, la circulation et j'en passe), à partir du 19ème au vu de l'amélioration des connaissances physiologiques, on a commencé à assister à ceux qui contestaient les modèles passés.
Ce qui m'interpelle : cette propension à l'autoflagellation. Comment pouvez-vous généraliser (votre et) le comportement de vos confrères non homéopathes ? Pourquoi (vous et) les croire systématiquement ultra prescripteurs et ultra dépisteurs? J'ai eu 4 médecins traitants à des endroits différents ou la vie m'a emmenée, j'ai toujours eu affaire à des personnes à l'écoute, attentives, qui misaient sur l'éducation et n'hésitaient pas à ne me faire repartir qu'avec des conseils si mon état ne "méritait" que cela.
Je suis une patiente, je n'ai pas besoin d'assister à des apitoiements sur une situation que peut être un manque de rigueur professionnel de la part des facultés enseignantes ont laisser s'enkyster depuis des lustres, et sans que ça ne gêne vos autorités apparemment.
Je n'ai pas besoin qu'on me considère comme quelqu'un de méchant envers les homéopathes parce que je leur reproche de m'avoir par le passé bernée, parce que rien n'a jamais changé pour moi, qu'on ne m'a jamais parlé de l'effet placebo, de la dérogation de Boiron pour l'obtention de l'AMM, comme ils ont berné mon papa qui à 80 printemps encore, et depuis 40 ans qu'il en prend, a l'impression qu'il lui faut ses tubes de granules pour vivre, s'empêchant de vivre la sienne au passage.
Je n'ai pas besoin que sous une fausse modestie on soit en fait présompteux en arguant qu'il faut soi-même rester modeste et en portant un jugement sur la démarche de cette tribune. Cette démarche je la ressens comme courageuse, l'éthique de ces médecins me fait du bien parce que je me dis qu'elle est dans mon intérêt, et que ces 124 se sont brûlé les ailes pour moi.
Quand autour de moi je parle de la question, je me rends compte que seuls les ultras pro-homéopathie n'ont à la bouche que les mots " à la solde des labos, empoisonneurs, vaccinolâtre" à propos de leur médecin traitant, qu'ils n'ont même pas le courage de traiter comme tel en face, quand ceux qui n'ont pas ou peu d'avis essaient d'abord d'écouter les arguments des uns et des autres.
Mon médecin, comme tous ceux que j'ai cotoyés avant, est une personne simple, intègre, en qui j'ai toujours eu confiance, qui se forme régulièrement, se remet en question, n'hésite pas à mentionner la balance bénéfice/risque ...et je suis sure que des comme lui, il y en plein aussi autour de vous.
Maintenant ce serait bien qu'on avance.

Anonyme a dit…

Bonjour,
je n'ai pas lu tout le blog sur le sujet mais je vous donne quand même mon avis sur l'homéopathie après avoir vu l'émission sur LCP. Je suis médecin généraliste à la Réunion et je prescris de l'homéopathie occcasionnellement sans aucune approche individuelle du patient. (stress= gelsemium, toux seche= drosera....) comme une recette de cuisine. Quand on dit que l'homéopathie, c'est du placebo, c'est exact. maisi sait on exactement ce qu'est le placebo? Les effets non spécifiques de la substance administré certes( action ne résultant pas d'une interaction molécule récepteur), la substance étant du sucre.
Tout s'éclaire quand on dit ce qu'est réellement l'effet placebo. C'est de la magie. Mais qu'est ce que la magie? La magie est une science, c'est à dire un corpus de savoir et de pratiques qui s'intéresse aux phénomènes qui ne relève pas d'une approche basée sur des faits matériels. Pour simplifier, elle s'intéresse aux effets de l'esprit sur l'esprit donc quelque chose de non mesurable.Mais l'esprit et la matière étant deux expressions d'une réalité unique, les effets sont donc aussi matériels. On comprend donc pourquoi elle échappe aux investigations scientifiques, tout simplement parce qu'elle ne relève pas de sa compétence. Mais les préjugés et l'ignorance sur la magie empêchent cette vérité sur l'homéopathie d'être entendue dans nos sociétés. Il faut donc changer de paradigme pour appréhender la pratique homéopathique. Pour informations, la similitude est un des principes essentiels de la magie. La croyance en son effet par le médecin et le patient est un ingrédient essentiel comme la foi pour les miracles.Dire aujourd'hui ce que sont réellement les choses ne va pas de soi, c'est marrant vous ne trouvez pas? Tchao

Anonyme a dit…

Bonjour,

L'effet placebo ne relève pas de la magie mais, comme tous les médecins le savent, il possède une réalité biochimique. Dans les sociétés industriellement avancées, le stress de la vie quotidienne,les carences affectives, une alimentation déséquilibrée etc. induisent souvent une sécrétion continuelle et trop forte de certains neurotransmetteurs qui deviennent alors préjudiciables à la santé (cortisol).

Les neurotransmetteurs favorisant l'équilibre, le calme, la sérénité sont souvent mis à rude épreuve (pourquoi utilise-t-on des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine?) et leur taux n'est pas toujours ce qu'il devrait être (sérotonine, dopamine).

Selon Ilenia Papa "Like neurons, specialised T cells transfer dopamine to B cells that provides additional 'motivation' for B cells to produce the best antibodies they can to help to clear up an infection,". Si cette découverte est corroborée par d'autres, cela tendrait à prouver, comme on le sait déjà depuis longtemps, qu'une simple parole réconfortante, une simple granule de sucre peut avoir un effet extrêmement puissant en matière d'immunologie (voir toutes les études faisant un lien entre toucher et système immunitaire et surtout absence de toucher et fragilité du système immunitaire).

Faut-il rappeler que pour que le taux de dopamine d'un individu soit normal, il aura fallu que ce même individu ait eu la chance de bénéficier depuis sa conception d'un environnement affectif, nutritionnel de très bonne qualité, celui que l'on retrouve chez certaines sociétés qui font référence en la matière et que les anthropologues et les nutritionnistes connaissent bien. Dans nos sociétés arrogantes, ce type d'individu n'est pas aussi répandu qu'on le croit parce que nous avons rompu avec certaines grandes lois de la nature dont les fonctions nous sont devenues invisibles.
Comme les psychologues le savent, le cortex préfrontal peut nous jouer de mauvais tours en nous faisant souvent oublier que nous possédons un tronc cérébral et un système limbique qui l'ont précédé de plusieurs milliers d'années.Voir à ce sujet, la relation entre le niveau de souffrance psychologique d'un individu et l'efficacité de son système immunitaire et son taux de dopamine entre autre. Des pistes à explorer. Lire peut-être The continuum concept de Jean Liedloff, Magical child de Joseph Chilton Pearce et bien d'autres.

Discovery of brain-like activity in immune system promises better disease treatments

"Lead researcher Ilenia Papa from ANU said the research confirmed for the first time that human immune cells contain particles that have neurotransmitters including dopamine, which plays a crucial role in immune responses."