samedi 30 août 2025

Lutte contre la désinformation en santé. Une mission missionnée par un gouvernement en soins palliatifs.

 


Rappelons ici avant toute polémique que Yannick Neuder, cardiologue de son état, se fait prendre en video auprès d'un maire pratiquant un massage cardiaque (?) sur un mannequin sur l'air de "Ne me quitte pas..." et non sur celui de "Staying alive..."



ICI en video


Rappelons ce jour, jeudi 28 août 2025, une communication FakeMed de Yannick Neuder. Cela vaut son pesant de cacahuètes.




Comment, quelques jours avant la chute du gouvernement Bayrou, se faire embaucher par le gouvernement pour un rapport sur la désinformation en santé ?

Mais, soyez rassurés, le conseil de l'ordre est OK pour lutter contre la désinformation en santé (sauf pour l'homéopathie, l'acupuncture ou l'ostéopathie).


On est bien partis.

Je voudrais rajouter ceci : 

  • J'ai un préjugé très favorable à l'égard d'Hervé Maisonneuve dont le blog (ICI) n'a cessé au cours des années de se radicaliser et de dénoncer avec force la triche dans les essais cliniques qu'ils soient académiques ou industriels, l'emprise de l'industrie des publications, le poids des revues prestigieuses, les liens et les conflits d'intérêts dans le complexe santéo-industriel.
  • Il est difficile de critiquer Dominique Costagliola, icône des covidistes canal historique, tout au plus peut-on remarquer qu'elle est épidémiologiste et que dans ses déclarations sur les réseaux sociaux elle considère que les études épidémiologiques peuvent remplacer scientifiquement les essais contrôlés non effectués (et non exigés par elle) et qu'il est possible de prescrire des molécules à des populations qui n'ont pas été testées dans des essais.
  • Mathieu Molimard me paraît être le représentant le plus symbolique de l'establishment académique (voir LA), il fait partie de ceux qui savaient et n'ont rien dit à propos de Raoult et consorts, et qui sont devenus ensuite les chantres de l'intégrité scientifique et de la dénonciation des tricheries de l'IHU de Marseille. Ses participations constantes aux évaluations de l'HAS n'augurent rien de bon sur la critique des agences gouvernementales.
Gageons que la mission contre la désinformation en santé tirera d'abord sur les ambulances transportant les malades universitaires en fin de vie de l'IHU de Marseille et laissera de côté toutes les prises en charge non fondées sur les preuves qui saturent en France (et partout ailleurs) la médecine hospitalière et les soins primaires.


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