Lutter contre la désinformation en santé ne peut pas être une mauvaise idée.
Le problème vient de ce que les représentants désignés de la désinformation, la liste est longue, Raoult, escroc notoire, mégalomane infatué, Perronne, universitaire dévoyé, menteur patenté, et je ne citerai pas les sous-fifres qui accompagnent ces personnages qui furent des vedettes de la médecine académique, ces chercheurs de gloire, je ne voudrais pas leur faire de la publicité, revendiquent également cette lutte.
Le Comité Mathieu Molimard, Dominique Costagiola et Hervé Maisonneuve a été missionné par Yannick Neuder alors qu'il était ministre de la Santé des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées de France (sic) sous le gouvernement François Bayrou. Après la fin de son ministère, le cardiologue et homme politique français s'est distingué par des entreprises de désinformation comme le remboursement du dosage du cadmium (inutile) ou un plan de dépistage obligatoire des maladies cardiovasculaires (non fondé scientifiquement).
Ainsi, l'information en santé n'est pas une notion hors-sol, un concept anidéologique et apolitique qui serait secrétée naturellement par La Science (n'oubliez pas les trémolos dans la voix) qui dirait à chaque instant la Vérité au moment t à partir de données issues des sciences fondamentales (la physique, la chimie, les mathématiques, par exemple).
Il est tout à fait symptomatique que les 3 missionnaires ne soient pas des cliniciens.
C'est l'hospitalo-centrisme sans malades.
Il serait également utile que nos croisés luttant contre les mécréants marseillais et autres, aient pris la peine de définir 1) la santé (si c'est possible) ou dans quelle acception ils l'entendent et 2) la médecine au sein de la santé et comment ils la définissent, notamment par rapport à la science.
Revenons aux fondamentaux :
La santé (telle que définie par l'OMS en 1948) :
« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »
La médecine telle que définie par Skrabanek et McCormick en 1989 :
"La médecine n'est ni art ni science. C'est au contraire une discipline empirique fondée sur des talents diagnostiques et thérapeutiques et aidée par la technologie, c'est à dire l'application efficace de la science."
Je reviendrai bientôt sur le rapport lui-même.
